vendredi 8 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2001810 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | SCP BORIE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 14 octobre 2020, 29 juillet 2022 et 5 septembre 2022, M. B A, représenté par la SCP Borie et associés, avocats, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Clermont-Ferrand à réparer les préjudices qu'il estime avoir subis ;
2°) d'enjoindre à la commune de Clermont-Ferrand de procéder à la régularisation de ses cotisations " auprès de l'ensemble des organismes concernés " ;
3°) de mettre la somme de 2 000 euros à la charge de la commune de Clermont-Ferrand en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été engagé pour exercer des fonctions correspondant à un besoin permanent de la commune de Clermont-Ferrand ;
- la méconnaissance de sa qualité d'agent contractuel est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune de Clermont-Ferrand ;
- il a subi un préjudice consistant en la perte d'indemnité compensatrice de congés payés d'un montant total de 20 374,10 euros ;
- il a subi un préjudice moral et un trouble dans les conditions d'existence qui, confondus, sont évalués à 7 500 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 avril 2022 et 17 août 2022, la commune de Clermont-Ferrand, représentée par la SELARL DMMJB, avocats, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que les indemnisations sollicitées par le requérant soient ramenées à de plus justes proportions et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle a été introduite tardivement ;
- les créances sollicitées au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés sont prescrites en application des dispositions de la loi du 31 décembre 1968 ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Une ordonnance en date du 30 août 2022, a fixé la clôture d'instruction au 14 septembre 2022.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 décembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jurie ;
- les conclusions de M. Panighel, rapporteur public ;
- et les observations de Me Kiganga, représentant M. A, et de Me Bonnicel-Bonnefoi, représentant la commune de Clermont-Ferrand.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte de l'instruction et notamment d'une attestation établie par les services de la commune de Clermont-Ferrand le 3 août 2020 que M. A a été employé par cette collectivité du mois de septembre au mois de juillet depuis 1996 en tant que vacataire. Dans ce cadre, par un dernier " acte d'engagement à durée déterminée " en date du 2 décembre 2019, le maire de la commune de Clermont-Ferrand a recruté M. A pour la période du 1er janvier 2020 au 31 juillet 2020 en vue d'assurer des missions d'" intervenant échelon 2 ". M. A, qui n'a pas souhaité renouveler son engagement au-delà de cette dernière date, demande l'indemnisation des préjudices qu'il estime résulter de son engagement en qualité de vacataire en lieu et place d'agent contractuel et à ce qu'il soit enjoint à la commune de Clermont-Ferrand de procéder à la régularisation de ses cotisations " auprès de l'ensemble des organismes concernés ".
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune de Clermont-Ferrand :
2. La commune de Clermont-Ferrand soutient que la requête a été enregistrée tardivement dans la mesure où elle a été introduite postérieurement à l'expiration du délai fixé par les dispositions de l'article 2 de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020.
3. Aux termes de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet () ". Aux termes de l'article 7 de l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 susvisée : " Sous réserve des obligations qui découlent d'un engagement international ou du droit de l'Union européenne, les délais à l'issue desquels une décision, un accord ou un avis de l'un des organismes ou personnes mentionnés à l'article 6 peut ou doit intervenir ou est acquis implicitement et qui n'ont pas expiré avant le 12 mars 2020 sont, à cette date, suspendus jusqu'à la fin de la période mentionnée au I de l'article 1er () ". Aux termes de l'article 1 de la même ordonnance : " I. ' Les dispositions du présent titre sont applicables aux délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus () ".
4. Il est constant que la demande indemnitaire préalable de M. A, datée du 8 mars 2020, a été reçue par la commune de Clermont-Ferrand le 10 mars 2020. Il est également constant que l'autorité municipale a gardé le silence sur cette demande. Dans ces conditions, une décision implicite de rejet de la réclamation indemnitaire de M. A aurait dû, en principe, intervenir le 10 mai 2020. Toutefois, en application des dispositions précitées des articles 1 et 7 de l'ordonnance du 25 mars 2020, le délai de deux mois à l'issue duquel était susceptible de naître une décision implicite de rejet a été suspendu entre le 12 mars et le 23 juin 2020 inclus. En conséquence, la décision implicite de rejet de la demande de M. A était acquise le 21 août 2020, date à compter de laquelle a ainsi couru le délai de recours contentieux de deux mois, qui est un délai franc. Dans ces conditions, le requérant avait jusqu'au 22 octobre 2020 pour saisir le tribunal. Ainsi, dès lors que la requête de M. A a été déposée le 14 octobre 2020 au greffe du tribunal, elle ne peut être regardée comme ayant été enregistrée postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'introduction tardive de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions indemnitaires :
S'agissant de la responsabilité :
En ce qui concerne la qualification de l'engagement de M. A :
5. Aux termes de l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984 : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et sous réserve de l'article 34 de la présente loi, des emplois permanents peuvent être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants : / 1° Lorsqu'il n'existe pas de cadre d'emplois de fonctionnaires susceptibles d'assurer les fonctions correspondantes ; / () / Les agents ainsi recrutés sont engagés par contrat à durée déterminée d'une durée maximale de trois ans. Ces contrats sont renouvelables par reconduction expresse, dans la limite d'une durée maximale de six ans () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 15 février 1988 : " () / Les dispositions du présent décret ne sont toutefois pas applicables aux agents engagés pour une tâche précise, ponctuelle et limitée à l'exécution d'actes déterminés ".
6. Un agent de droit public employé par une collectivité ou un établissement mentionné au premier alinéa de l'article 2 de la loi du 26 janvier 1984 doit être regardé comme ayant été engagé pour exécuter un acte déterminé lorsqu'il a été recruté pour répondre ponctuellement à un besoin de l'administration. La circonstance que cet agent a été recruté plusieurs fois pour exécuter des actes déterminés n'a pas pour effet, à elle seule, de lui conférer la qualité d'agent contractuel. En revanche, lorsque l'exécution d'actes déterminés multiples répond à un besoin permanent de l'administration, l'agent doit être regardé comme ayant la qualité d'agent non titulaire de l'administration.
7. Il résulte de l'instruction que M. A a été engagé par la commune de Clermont-Ferrand en qualité de vacataire en vue d'assurer les fonctions d'animateur à l'école municipale de cirque. Contrairement à ce que soutient la commune défenderesse, la variation du volume de travail quotidien et mensuel auquel était astreint M. A ne fait pas obstacle à ce que le caractère permanent de l'emploi qu'il occupait soit retenu. En outre, la commune de Clermont-Ferrand observe que les besoins concernant les interventions de l'intéressé ont été ponctuels dès lors que le recours à des animateurs pour l'école de cirque dépend du nombre d'inscrits, de leur tranche d'âge, des disponibilités des intervenants, des disciplines à enseigner et de la spécialité de l'intéressé. Toutefois, alors qu'aucune des pièces du dossier ne tend à établir une variation substantielle du nombre ou de l'âge des inscrits ou des enseignements dispensés d'une année à l'autre qui aurait justifié une adaptation concomitante de l'effectif des animateurs de l'école de cirque, la collectivité défenderesse ne conteste pas les affirmations du requérant selon lesquelles le nombre d'inscrits à l'école de cirque était constant d'année en année et n'indique pas en quoi la spécialité de M. A, qu'elle ne précise d'ailleurs pas dans ses écritures, aurait justifié de simples interventions ponctuelles ou déterminées de sa part. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que M. A a été engagé en qualité de vacataire pour assurer des fonctions d'animation à l'école municipale de cirque du mois de septembre au mois de juillet de 1996 à 2020, non en vue d'accomplir des actes déterminés ou des tâches ponctuelles, mais afin d'exercer des fonctions strictement identiques tendant à la réalisation d'animations qui étaient planifiées sur la totalité de l'année scolaire par le programme de l'établissement auquel elles étaient complètement intégrées et qui relevaient d'activités ou de disciplines qui étaient essentiellement reconduites chaque année. Dans ces conditions, M. A doit être regardé comme ayant, en réalité, été recruté pour répondre à un besoin permanent de la commune de Clermont-Ferrand en qualité d'agent non titulaire relevant des dispositions du décret du 15 février 1988. Dans ces conditions, en recrutant puis en maintenant M. A dans une situation de vacataire de 1996 à 2020, la commune de Clermont-Ferrand a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
S'agissant des préjudices :
En ce qui concerne l'indemnité compensatrice de congés payés :
8. Aux termes de l'article 5 du décret du 15 février 1988 susvisé : " À la fin d'un contrat à durée déterminée ou en cas de licenciement n'intervenant pas à titre de sanction disciplinaire, l'agent qui, du fait de l'autorité territoriale, en raison notamment de la définition du calendrier des congés annuels, n'a pu bénéficier de tout ou partie de ses congés annuels a droit à une indemnité compensatrice () ".
9. Le requérant soutient qu'en tant qu'agent contractuel il aurait accumulé des jours de congés qui peuvent être évalués à 10 % de sa rémunération brute, soit à un montant de 20 374,10 euros auquel il était en droit de bénéficier à titre d'indemnité compensatrice de congés payés. Toutefois, la commune de Clermont-Ferrand observe qu'en sa qualité de vacataire M. A percevait une indemnité de congés payés correspondant à 10 % du montant brut horaire de vacation qui lui était versée. Ces observations sont corroborées par les clauses de tous les actes et contrats d'engagement produits par M. A. Dans ces conditions, alors que M. A ne conteste pas sérieusement ces observations, les mentions figurant sur ses actes et contrats de recrutement établissent, contrairement à ce qu'il allègue, qu'il a bénéficié d'une indemnité compensant l'impossibilité à laquelle il était soumis de bénéficier de congés annuels. Ainsi et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'exception de prescription soulevée en défense, l'intéressé, qui n'établit, ni même n'allègue, que le montant de cette indemnité aurait été insuffisant, n'est pas fondé à réclamer le paiement d'une indemnité compensatrice de congés annuels.
En ce qui concerne les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral :
10. Le requérant invoque avoir subi des troubles dans les conditions d'existence. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que ce préjudice a été directement causé par la faute commise par la commune de Clermont-Ferrand de ne pas l'avoir recruté en qualité d'agent non titulaire sur le fondement du décret du 15 février 1988.
11. Toutefois, en recrutant, puis, en maintenant M. A, dans une situation de vacataire, la commune de Clermont-Ferrand a commis une faute exposant directement l'intéressé à un préjudice moral, dont il sera fait une juste appréciation en le réparant par une indemnisation d'un montant total de 5 000 euros.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ".
13. La requalification de l'engagement de M. A en qualité de vacataire en celui d'agent contractuel implique nécessairement d'enjoindre à la commune de Clermont-Ferrand de procéder à la régularisation, le cas échéant, de ses cotisations auprès des organismes sociaux et de retraite compétents au titre des périodes d'engagement de l'intéressée du mois de juillet 1996 au 31 juillet 2020, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
14. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de la commune de Clermont-Ferrand au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens. Ce dernier n'étant pas la partie perdante en la présente instance, les conclusions présentées sur le même fondement à son encontre par la commune de Clermont-Ferrand doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Clermont-Ferrand est condamnée à payer la somme de 5 000 euros en réparation du préjudice moral subi par M. A.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Clermont-Ferrand de régulariser, le cas échéant, les cotisations de M. A auprès des organismes sociaux et de retraite compétents, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Clermont-Ferrand versera à M. A la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Clermont-Ferrand.
Délibéré après l'audience du 24 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Caraës, présidente,
M. Jurie, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 décembre 2023.
Le rapporteur,
G. JURIE
La présidente,
R. CARAËS La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2001810
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026