jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2100895 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 2 |
| Avocat requérant | VERMOREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement le 27 avril 2021 et le 18 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Vermorel, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre à la commune de Châtel-Guyon de l'indemniser à hauteur de 3 148,90 euros dus pour service fait ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Châtel-Guyon une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il sollicite le versement de la stricte rémunération de la contrepartie de son travail effectif en vertu de la règle du service fait et de l'article 20 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2021, la commune de Châtel-Guyon, représentée par la Scp Teillot et associés, Me Marion, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- titre principal, la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Debrion,
- les conclusions de Mme Luyckx, rapporteure publique,
- et les observations de Me Maisonneuve, avocate de la commune de Châtel-Guyon.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, éducateur principal de 2ème classe des activités physiques et sportives, titulaire au sein de la commune de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme) a, par courrier reçu le 24 février 2021, sollicité du maire de la commune qui l'emploie qu'il lui verse une somme de 3 148,90 euros. Sa demande a donné naissance à une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'enjoindre à la commune de Châtel-Guyon de l'indemniser à hauteur de 3 148,90 euros dus pour service fait.
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, alors en vigueur : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire () ".
3. Si le requérant soutient que la commune de Châtel-Guyon devrait lui régler la somme de 3 148,90 euros en vertu de la règle du service fait, les documents qu'il produit ne permettent pas d'établir qu'il aurait dispensé dans le cadre de ses fonctions de maître-nageur-sauveteur et durant ses heures de service des leçons de natation qui ne lui auraient pas été payées par la collectivité qui l'emploie. Par suite, il n'est pas fondé à réclamer devant le tribunal le versement de la somme précitée.
4. Il résulte de ce qui précède que l'ensemble des conclusions présentées par M. A, y compris celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
5. M. A étant partie perdante à l'instance, il convient de mettre à sa charge au profit de la commune de Châtel-Guyon une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la collectivité et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la commune de Châtel-Guyon une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Châtel-Guyon.
Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
M. Debrion, premier conseiller,
M. Panighel, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
Le rapporteur,
J-M. DEBRION
La présidente,
S. BADER-KOZA Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026