LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2101201

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2101201

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2101201
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationChambre 1
Avocat requérantROUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 juin et 1er septembre 2021, M. B A, représenté par Me Degache, avocat, demande au tribunal :

1°) de condamner le département de la Haute-Loire à lui payer la somme de 238 750,20 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis ;

2°) de mettre la somme de 3 000 euros à la charge du département de la Haute-Loire en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le département de la Haute-Loire a commis une faute ;

- il a subi un préjudice se chiffrant à 238 750,20 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2021, le département de la Haute-Loire, représenté par Me Roux, avocate, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la juridiction administrative est incompétente pour connaître de la requête de M. A dès lors que son préjudice trouve son origine dans l'exécution d'un contrat conclu entre deux personnes privées ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Une ordonnance en date du 27 octobre 2022 a fixé la clôture d'instruction au 14 novembre 2022.

La demande d'aide juridictionnelle présentée par M. A a été rejetée par une décision du 30 juin 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Jurie ;

- et les conclusions de M. Panighel, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que par un arrêté en date du 5 juin 2020, M. A, alors assistant socio-éducatif au sein des services du département de la Haute-Loire, a été admis à la retraite pour invalidité à compter du 1er juillet 2020. Il résulte également de l'instruction que la mutuelle " Intériale " a refusé de prendre en charge la perte de traitement résultant de cette admission anticipée à la retraite. A la suite de ce refus, M. A a sollicité du département de la Haute-Loire, par courrier du 5 avril 2021, la réparation du préjudice qu'il estime découler de sa perte de traitement. Cette demande a été expressément rejetée par une décision de l'autorité départementale du 30 avril 2021. De même, par sa requête, M. A demande la condamnation dudit département à réparer ce préjudice.

Sur l'exception d'incompétence :

2. Le département de la Haute-Loire fait valoir en défense que les conclusions indemnitaires de M. A relèvent de la compétence du juge judiciaire dès lors que le préjudice qu'il a subi trouve son origine dans l'exécution du contrat individuel qu'il a conclu avec la mutuelle " Intériale " et résulte ainsi de relations contractuelles nouées entre deux personnes privées.

3. Toutefois, il ressort des écritures du requérant que ce dernier cherche à engager la responsabilité du département de la Haute-Loire à raison de la faute qu'il lui impute, tenant à la délivrance d'une information erronée dans le cadre de la procédure ayant conduit à son admission à la retraite pour invalidité. En outre, M. A ne se prévaut pas à l'encontre du département défendeur de la méconnaissance d'obligations résultant de son contrat conclu avec la mutuelle " Intériale ". Dès lors, les conclusions indemnitaires du requérant sont fondées sur un comportement fautif relevant de la responsabilité extracontractuelle du département de la Haute-Loire et ne peuvent être pas regardées comme visant, en réalité, à mettre en cause la responsabilité de la mutuelle " Intériale " au titre de la méconnaissance d'une de ses obligations contractuelles. Par suite, l'exception d'incompétence soulevée par l'autorité départementale doit être écartée.

Sur les conclusions indemnitaires :

4. Le requérant expose que, dans le cadre de l'accompagnement de son congé de maladie, il a été suivi par les services sociaux du département de la Haute-Loire qui lui ont indiqué à plusieurs reprises que s'il était mis en retraite pour invalidité, il serait pris en charge par le contrat d'assurance souscrit par le département auprès de la mutuelle " Intériale " et qu'il percevrait de cette dernière l'intégralité de son traitement annuel jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de la retraite à 62 ans au mois de juillet 2029. Le requérant ajoute que l'autorité départementale a reconnu cette erreur d'information dans un courrier en date du 13 octobre 2020 et que, par ce courrier, les services sociaux du département ont également reconnu lui avoir indiqué " qu'il n'était pas nécessaire qu'il ait 50% d'invalidité pour être pris en charge à 100 % par le contrat de la mutuelle "Intériale" ".

5. Toutefois il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment du courrier daté du 13 octobre 2020 que les services sociaux du département aient informé M. A " qu'il n'était pas nécessaire qu'il ait 50% d'invalidé pour être pris en charge à 100 % par le contrat "Intériale" " puisqu'il ressort seulement de ce courrier que ce sont les services de la mutuelle " Intériale " qui n'ont pas délivré ce renseignement à l'assistante sociale accompagnant M. A dans ses démarches et que c'est précisément cette information qu'elle n'a pas été en mesure de lui transmettre. En outre, le requérant ne conteste pas les observations de la collectivité défenderesse selon lesquelles les informations qui lui ont été communiquées lors de son accompagnement par les services sociaux correspondent à ceux qui ont été obtenus pour lui auprès de la mutuelle " Intériale ".

6. Enfin, au surplus, aucun des éléments soumis à l'appréciation du tribunal ne tend à établir que le renseignement erroné que M. A impute au département de la Haute-Loire aurait constitué la cause déterminante de sa mise à la retraite pour invalidité.

7. Dans ces conditions, il ne résulte pas de l'instruction que le département de la Haute-Loire a commis une faute de nature à engager sa responsabilité qui constituerait la cause directe de la perte de traitement dont M. A fait état.

8. Il suit de là que les conclusions du requérant tendant à la réparation de ce préjudice doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au département de la Haute-Loire.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Caraës, présidente,

M. Jurie, premier conseiller,

Mme Bollon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.

Le rapporteur,

G. JURIE

La présidente,

R. CARAËS

La greffière,

F. LLORACH

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2101201

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions