mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2102260 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Chambre 3 |
| Avocat requérant | SOULIER-BONNEFOIS |
Vu la procédure suivante :
I. Sous le n°2102260, par une requête et un mémoire enregistrés les 28 octobre 2021 et 27 mars 2023, la commune de Solignat, représentée par son maire en exercice par la SELARL DMMJB avocats, Me Martins Da Silva, demande au tribunal :
1°) d'annuler la lettre de relance émise le 31 août 2021 par la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire et portant la référence de créance BC81900/EX 2021 T149 ;
2°) d'annuler l'avis des sommes à payer n°2021-69-322 d'un montant de 19 546,68 euros émis par la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire ayant pour objet " Résultat d'investissement 2019 Solignat - 24/09/2021 " et rendu exécutoire le 24 septembre 2021 ;
3°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 19 546,68 euros ;
4°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ; en particulier, elle n'est pas tardive ;
- les décisions attaquées sont, en méconnaissance des dispositions du 2ème alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, entachées d'un défaut de motivation en raison du défaut d'indication des bases de la liquidation ; si le tribunal devait néanmoins juger que le titre contesté trouve son fondement dans la délibération de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire du 30 juillet 2020 qui aurait été jointe à ce titre, il est excipé de l'illégalité de cette délibération dès lors qu'elle est entachée d'un défaut d'information en présentant le transfert des budgets communaux comme un acquis, en soumettant au vote divers budgets sans dissocier les opérations de vote et en méconnaissant les délibérations que la commune avait préalablement adoptées les 6 mars 2020 et 24 juillet 2020, de sorte que le budget a été voté en déséquilibre en méconnaissance de l'article L. 1612-4 du Code général des collectivités territoriales ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit en méconnaissant l'article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales dès lors que la demande de paiement est injustifiée puisque le transfert de la compétence assainissement n'entraîne pas un transfert automatique des excédents et déficits du budget communal d'assainissement et que, par des délibérations des 6 mars 2020 et 24 juillet 2020, elle avait décidé d'intégrer les résultats des sections de fonctionnement et d'investissement de son budget assainissement dans son budget principal.
Par des mémoires en défense enregistrés les 20 février 2023 et 11 juillet 2023, la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire, représentée par son président en exercice par Me Soulier-Bonnefois, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Solignat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la lettre de relance du 31 août 2021 sont sans objet dès lors que cette lettre de relance a été annulée ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 11 septembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré ce qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la lettre de relance émise le 31 août 2021 dès lors qu'elle a disparu de l'ordonnancement juridique pour avoir été implicitement mais nécessairement annulée par l'avis des sommes à payer émis le 24 septembre 2021 notifié à la commune requérante après l'introduction de sa requête.
La commune de Solignat a présenté ses observations sur ce moyen d'ordre public par un mémoire enregistré le 18 septembre 2024.
II. Sous le n°2102261, par une requête et un mémoire enregistrés les 28 octobre 2021 et 22 février 2023, la commune de Solignat, représentée par son maire en exercice par la SELARL DMMJB avocats, Me Martins Da Silva, demande au tribunal :
1°) d'annuler la lettre de relance émise le 31 août 2021 par la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire et portant la référence de créance BC81900/EX 2021 T143 ;
2°) d'annuler l'avis des sommes à payer n°2021-69-326 euros d'un montant de 48 431,98 euros émis par la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire ayant pour objet " Résultat de fonctionnement 2019 Solignat - 24/09/2021 " et rendu exécutoire le 24 septembre 2021 ;
3°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 48 431,98 euros ;
4°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ; en particulier, elle n'est pas tardive ;
- les décisions attaquées sont, en méconnaissance des dispositions du 2ème alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, entachées d'un défaut de motivation en raison du défaut d'indication des bases de la liquidation ; si le tribunal devait néanmoins juger que le titre contesté trouve son fondement dans la délibération de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire du 30 juillet 2020 qui aurait été jointe à ce titre, il est excipé de l'illégalité de cette délibération dès lors qu'elle est entachée d'un défaut d'information en présentant le transfert des budgets communaux comme un acquis, en soumettant au vote divers budgets sans dissocier les opérations de vote et en méconnaissant les délibérations que la commune avait préalablement adoptées les 6 mars 2020 et 24 juillet 2020, de sorte que le budget a été voté en déséquilibre en méconnaissance de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit en méconnaissant l'article L.5211-17 du code général des collectivités territoriales dès lors que la demande de paiement est injustifiée puisque le transfert de la compétence assainissement n'entraîne pas un transfert automatique des excédents et déficits du budget communal d'assainissement et que, par des délibérations des 6 mars 2020 et 24 juillet 2020, elle avait décidé d'intégrer les résultats des sections de fonctionnement et d'investissement de son budget assainissement dans son budget principal.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 octobre 2022, la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire, représentée par son président en exercice par Me Soulier-Bonnefois, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Solignat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la lettre de relance du 31 août 2021 sont sans objet dès lors que cette lettre de relance a été annulée ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 11 septembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré ce qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la lettre de relance émise le 31 août 2021 dès lors qu'elle a disparu de l'ordonnancement juridique pour avoir été implicitement mais nécessairement annulée par l'avis des sommes à payer émis le 24 septembre 2021 notifié à la commune requérante après l'introduction de sa requête.
La commune de Solignat a présenté ses observations sur ce moyen d'ordre public par un mémoire enregistré le 18 septembre 2024.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné Mme Jaffré, première conseillère, pour exercer les fonctions de rapporteure publique sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Brun,
- les conclusions de Mme Jaffré, rapporteure publique,
- et les observations de Me Martins Da Silva, avocate de la commune de Solignat, et de Me Soulier-Bonnefois, avocate de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Solignat a transféré à la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire, à compter du 1er janvier 2020, sa compétence en matière de gestion des eaux pluviales, d'eau et d'assainissement. Par une délibération du 6 mars 2020 modifiée le 24 juillet suivant, la commune de Solignat a intégré les résultats excédentaires des sections de fonctionnement et d'investissement de son budget assainissement dans son budget général. Réclamant le versement de ces excédents, la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire a émis, le 31 août 2021, deux " lettres de relance " de sommes à payer à l'encontre de la commune. Le 24 septembre 2021, elle a ensuite émis deux avis de somme à payer, le premier portant le n°2021-69-322, pour un montant de 19 546,68 euros concernant la section d'investissement, le second portant le n°2021-69-326 pour un montant de 48431,98 euros concernant la section de fonctionnement. Par les deux requêtes susvisées, la commune de Solignat demande au tribunal, d'une part, d'annuler les deux lettres de relance du 31 août 2021 et les deux avis des sommes à payer émis le 24 septembre 2021 et, d'autre part, d'être déchargée de l'obligation de payer les sommes que la communauté d'agglomération a mises à sa charge.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°2102260 et n°2102261, présentées par la commune de Solignat, présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le non-lieu à statuer :
3. Les lettres de relance en litige du 31 août 2021 portant les références de créance BC81900/EX2021T149 et BC81900/EX2021T143 tendaient à obtenir le paiement des sommes dues au titre des avis de sommes à payer émis le 8 juillet 2021 par la communauté d'agglomération Pays d'Issoire. Toutefois, la communauté d'agglomération a annulé les avis de sommes à payer du 8 juillet 2021 dès lors qu'ils n'avaient pas été transmis à la commune de Solignat, ce dont cette dernière n'a été informée que dans le cadre de la présente instance. Il s'ensuit que les lettres de relance en litige ont été implicitement mais nécessairement annulées par les deux avis d'annulation du 24 septembre 2021. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la commune de Solignat tendant à l'annulation des lettres de relance du 31 août 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge :
4. Aux termes de l'article L. 1612-4 du code général des collectivités territoriales, applicable aux établissements publics de coopération intercommunale par renvoi de l'article L. 1612-20 du même code : " Le budget de la collectivité territoriale est en équilibre réel lorsque la section de fonctionnement et la section d'investissement sont respectivement votées en équilibre, les recettes et les dépenses ayant été évaluées de façon sincère, et lorsque le prélèvement sur les recettes de la section de fonctionnement au profit de la section d'investissement, ajouté aux recettes propres de cette section, à l'exclusion du produit des emprunts, et éventuellement aux dotations des comptes d'amortissements et de provisions, fournit des ressources suffisantes pour couvrir le remboursement en capital des annuités d'emprunt à échoir au cours de l'exercice ". Aux termes de l'article L. 5211-17 du même code, " () Le transfert de compétences est prononcé par arrêté du ou des représentants de l'Etat dans le ou les départements intéressés. / Il entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5. Aux termes de l'article L. 5211-18 de ce code : " () II. - Le transfert des compétences entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5. " Aux termes de l'article L. 1321-1 du même code : " Le transfert d'une compétence entraîne de plein droit la mise à la disposition de la collectivité bénéficiaire des biens meubles et immeubles utilisés, à la date de ce transfert, pour l'exercice de cette compétence. / Cette mise à disposition est constatée par un procès-verbal établi contradictoirement entre les représentants de la collectivité antérieurement compétente et de la collectivité bénéficiaire () ". En vertu de l'article R. 2221-48 du même code : " A.- Le résultat cumulé défini au B de l'article R. 2311-11 est affecté, lorsqu'il s'agit d'un excédent : / 1° En priorité, pour le montant des plus-values de cession d'éléments d'actifs, au financement des mesures d'investissement ; / 2° Pour le surplus, à la couverture du besoin de financement de la section d'investissement apparu à la clôture de l'exercice précédent et diminué du montant des plus-values de cession d'éléments d'actifs visés au 1° ; / 3° Pour le solde, au financement des dépenses d'exploitation ou d'investissement, en report à nouveau ou au reversement à la collectivité locale de rattachement () ".
5. En premier lieu, pour l'application des articles L. 5211-17, L. 5211-18 et L. 1321-1 du code précité, les excédents du budget annexe d'un service public à caractère industriel ou commercial (SPIC) ne constituent pas, contrairement à ce que soutient la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire, un bien qui serait nécessaire à l'exercice de ce service public, ni un ensemble de droits et obligations qui lui seraient attachés. La communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire n'est donc pas fondée à invoquer ces dispositions qui n'imposent pas le transfert du solde du budget annexe d'assainissement de la commune de Solignat, ni à soutenir que la commune ne pouvait légalement s'opposer à ce transfert.
6. En second lieu, il résulte de l'instruction que, par une délibération du 6 mars 2020 modifiée par une autre délibération du 24 juillet 2020 qui n'a pas été utilement contestée, le conseil municipal de Solignat a transféré l'excédent des soldes des sections de fonctionnement et d'investissement de son budget annexe " assainissement ", d'un montant respectif de 48 431,98 euros et de 1 958,68 euros , non pas au profit de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire, mais aux sections de fonctionnement et d'investissement du budget général de la commune. Dans ces conditions, si par une délibération du 30 juillet 2020, la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire a adopté les budgets supplémentaires de cet établissement public de coopération intercommunale, notamment celui du SPIC " assainissement ", cette circonstance ne saurait constituer, en l'absence de toute délibération expresse en ce sens du conseil municipal de Solignat, comme constituant l'accord donné par la commune de transférer à la communauté d'agglomération les soldes du budget annexe de ce SPIC. Il suit de là que la commune de Solignat est fondée à soutenir qu'en l'absence d'accord entre la commune et la communauté d'agglomération, cette dernière ne pouvait, pour l'application des dispositions précitées des articles L. 5211-18 et L. 1321-1 du code général des collectivités territoriales, lui imposer le transfert des soldes des sections de fonctionnement et d'investissement de son budget annexe " assainissement ". Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, la commune de Solignat est, d'une part, fondée à solliciter l'annulation de l'avis de sommes à payer n°2021-69-326 euros portant sur le transfert du résultat de la section de fonctionnement pour un montant de 48 431,99 euros et d'être déchargée de l'obligation de payer cette somme. Elle est, d'autre part, fondée à demander l'annulation de l'avis des sommes à payer n°2021-69-322 portant sur le transfert du résultat de la section d'investissement pour un montant de 19 546,68 euros et d'être déchargée de l'obligation de payer cette somme.
Sur les frais liés au litige :
7. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire le versement à la commune de Solignat d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les mêmes dispositions font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Solignat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que demande la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire au titre de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu à statuer sur les conclusions de la commune de Solignat tendant à l'annulation des lettres de relance de la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire du 31 août 2021.
Article 2 : Les avis des sommes à payer n° 2021-69-326 et n° 2021-69-322 portant respectivement sur le transfert du résultat de la section de fonctionnement pour un montant de 48 431,99 euros et sur le transfert du résultat de la section d'investissement pour un montant de 19 546,68 euros sont annulés.
Article 3 : La commune de Solignat est déchargée de l'obligation de payer les sommes de 48 431,99 euros et de 19 546,68 euros.
Article 4 : La communauté d'agglomération Pays d'Issoire versera à la commune de Solignat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Solignat et à la communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bader-Koza, présidente,
M. L'hirondel, président assesseur,
M. Brun, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
Le rapporteur, La présidente,
J. BRUNS. BADER-KOZA
Le greffier,
P. MANNEVEAU
La République mande et ordonne préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2102260, 2102261
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026