vendredi 17 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2200074 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | JAFFEUX-LHERITIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 janvier 2022, la société Aqualter, représentée par Me Aubignat, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 7 décembre 2021 à son encontre par le syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron d'un montant de 557 905 euros ;
2°) de mettre à la charge du syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2022, le syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron, représenté par Me Lhéritier, conclut 1 °) à titre principal, au non-lieu à statuer, 2°) à titre subsidiaire, au rejet de la requête, 3°) à ce que la somme de 3000 euros soit mis à la charge de la société requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 12 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 29 mai 2023.
Par un mémoire présenté par la société Aqualter a été enregistré le 30 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Jaffré, premier conseiller, pour statuer en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Par un mémoire, enregistré le 10 juin 2022, le syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron indique et justifie qu'en date du 19 avril 2022 le titre exécutoire litigieux a été annulé. Par suite, les conclusions de la société Aqualter présentées à fin d'annulation de ce titre exécutoire sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu dès lors d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
4. En revanche, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Aqualter la somme demandée par le syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées la société Aqualter à fin d'annulation du titre exécutoire du 7 décembre 2021.
Article 2 : Le syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron versera à la société Aqualter une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions du syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Aqualter et au syndicat intercommunal d'assainissement du Haut-Buron.
Fait à Clermont-Ferrand, le 17 mai 2024.
La magistrate désignée,
M. JAFFRÉ
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2200074
AC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026