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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2200156

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2200156

mardi 9 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2200156
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantEYRAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 janvier 2022 et le 8 septembre 2022, M. A B, représenté par Me Gering-Joyce, conteste les avis des sommes à payer émis les 15 juillet et 24 août 2021 par la commune de Sauges en vue du recouvrement de loyers des mois respectifs de juillet et août 2021.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 mars 2022 et le 27 septembre 2022, la commune de Sauges, représentée par Me Eyraud, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur le présent litige, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, et demande au tribunal de mettre à la charge du requérant la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Par une ordonnance du 28 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

Sur la contestation des avis des sommes à payer :

2. En l'espèce, les avis des sommes à payer en litige tendent au recouvrement des loyers des mois de juillet et août 2021 concernant un local et du matériel médical mis à disposition par la commune de Sauges à M. B, pour l'exercice de son activité médicale. Il ressort des pièces du dossier que le contrat de mise à disposition signé le 1er juin 2016, pris notamment sur le fondement des articles 1708 à 1751 du code civil, ne constitue pas un contrat administratif dès lors que les locaux sur lesquels ils portent ne sont pas affectés à l'usage direct du public ni même à un service public, et qu'ils ne contiennent aucune clause relevant du régime exorbitant du droit commun. Par suite, ce litige, qui concerne l'exécution d'un contrat de droit privé, relève de la compétence du juge judiciaire. Il suit de là que la requête de M. B doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.

Sur les frais de l'instance :

3. D'une part, la présente instance ne comportant aucun dépens, les conclusions présentées à ce titre par la commune de Sauges doivent être rejetées.

4. D'autre part, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Sauges présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête M. B est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaitre.

Article 2 : Les conclusions présentées au titre des dépens, ainsi que sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la commune de Sauges, sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Sauges.

Copie en sera adressée, pour information, au centre des finances publiques de Langeac.

Fait à Clermont-Ferrand, le 9 juillet 2024.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.JC

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