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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2201357

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2201357

mardi 4 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2201357
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationChambre 3
Avocat requérantSELARL TOURNAIRE MEUNIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 20 juin 2022 et 27 août 2024, la société par actions simplifiée (SAS) Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés et la SAS Ingénierie générale des techniques de la construction (IGETEC), représentées par la SELARL Tournaire Meunier, Me Meunier, demandent au tribunal :

1°) d'annuler, ou de résilier, le marché de maîtrise d'œuvre pour la requalification thermique et fonctionnelle du bâtiment A du Campus Universitaire Simone Veil d'Aurillac conclu entre le département du Cantal et le groupement Archimade19 / Ieco / Sigma / Brehault ;

2°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au département du Cantal de procéder à une nouvelle passation de marché public dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

3°) de condamner le département du Cantal à verser la somme de 129 044,25 euros hors taxes à la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés au titre de la réparation de son éviction irrégulière et la somme de 95 955,75 euros hors taxes à la SAS IGETEC, ces sommes étant assorties des intérêts au taux légal et capitalisation ;

4°) de mettre à la charge du département du Cantal le versement de la somme de 2 500 euros à verser à chacune des sociétés requérantes sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- leur offre n'aurait pas dû être classée en 2ème position au regard de sa valeur technique dès lors que le département du Cantal a commis des erreurs dans la notation des sous-critères portant sur la prise en compte du projet noté sur 31 points et sur l'organisation et les moyens humains pour la réalisation de la mission noté sur 10 points ;

- le département a commis une erreur dans la notation du sous-critère portant sur l'organisation et les moyens humains pour la réalisation de la mission noté sur 10 points dès lors que leur offre a reçu la note de 9 points pour ne pas avoir présenté l'équipe sous forme d'organigramme comme demandé dans le règlement de la consultation alors que l'offre de l'attributaire a été notée 9,43 sur 10 sans qu'il ait précisé les diplômes pour tous les intervenants ni fourni les titres d'études correspondants, ce qui était pourtant exigé par le même règlement ;

- le pouvoir adjudicateur a commis un manquement grave dès lors qu'il a mis en place une subdivision du sous-critère " prise en compte du projet ", sans en avoir informé les candidats ;

- la note de 6,5/15,5 pour la prise en charge du projet est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elles avaient été précédemment attributaires du précédent marché de maîtrise d'œuvre pour une opération de requalification thermique et fonctionnelle du bâtiment A du campus universitaire Simone Veil qui avait fait l'objet d'une procédure d'appel d'offre en septembre 2020 mais qui avait été résilié en septembre 2021 pour dépassement de l'enveloppe budgétaire, de sorte qu'elles avaient une parfaite connaissance du bâtiment et qu'elles avaient déjà établi un avant-projet définitif ;

- le département du Cantal a commis une erreur manifeste d'appréciation dans la notation du critère prix dès lors que la note du groupement lauréat n'est inférieure que de 2,03 points à la leur alors que l'écart de prix entre les deux offres est de 12 000 euros hors taxes et que le règlement n'indique pas le procédé de notation du critère prix ;

- le groupement est fondé à solliciter un droit à indemnisation correspondant à son manque à gagner dès lors qu'il a été classé en deuxième position et qu'il avait une chance sérieuse d'être déclaré attributaire du marché ;

- le préjudice du groupement correspond aux honoraires qu'il aurait perçu si sa candidature avait été retenue, soit la somme de 129 044,25 euros hors taxes pour la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés et la somme de 95 955,75 euros hors taxes pour la SAS IGETEC.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 septembre 2022, le département du Cantal, représenté par la SELARL DMMJB avocats, Me Martins Da Silva, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des sociétés requérantes la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.

L'intégralité de la procédure a été communiquée au groupement Archimade 19/Ieco/Sigma/Brehault, qui n'a pas présenté d'observations.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Jaffré, première conseillère, pour exercer les fonctions de rapporteure publique sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Brun,

- les conclusions de Mme Jaffré, rapporteure publique,

- et les observations de Me Olivier, représentant la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés et la SAS Ingénierie générale des techniques de la construction, et de Me Martins Da Silva, représentant le département du Cantal.

Considérant ce qui suit :

1. Le département du Cantal a publié le 24 janvier 2022 un avis d'appel public à concurrence en vue de la conclusion d'un marché de maîtrise d'œuvre portant sur la requalification thermique et fonctionnelle du bâtiment A du campus universitaire Simone Veil à Aurillac. Le groupement composé de la société par actions simplifiées (SAS) Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés et de la SAS Ingénierie générale des techniques de la construction (IGETEC) a déposé une offre. Par un courrier du 22 avril 2022, le groupement a été informé que son offre, ayant obtenu la note de 90,0 sur 100 et classée en 2ème position, avait été rejetée et que le marché avait été attribué au groupement Archimade19 / Ieco / Sigma / Brehault, dont l'offre a obtenu la note de 91,77 sur 100. Par un courrier du 17 juin 2022, la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés et la SAS IGETEC ont demandé au département du Cantal d'être indemnisées respectivement à hauteur de 129 044,25 euros HT et de 95 955,75 euros HT en réparation des préjudices qu'elles estiment avoir subis du fait du rejet de leur offre. Cette demande a été rejetée. Dans la présente instance, la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés et la SAS IGETEC demandent au tribunal d'annuler ou de résilier le contrat conclu par le département du Cantal avec le groupement attributaire et de condamner le département à les indemniser de leur préjudice résultant de l'éviction de leur offre.

Sur les conclusions à fin d'annulation ou de résiliation :

2. Aux termes de l'article L. 2152-7 du code de la commande publique : " Le marché est attribué au soumissionnaire ou, le cas échéant, aux soumissionnaires qui ont présenté l'offre économiquement la plus avantageuse sur la base d'un ou plusieurs critères objectifs, précis et liés à l'objet du marché ou à ses conditions d'exécution () ". L'article R. 2152 11 du même code dispose : " Les critères d'attribution ainsi que les modalités de leur mise en œuvre sont indiqués dans les documents de la consultation ". Il résulte des dispositions précitées que, pour assurer le respect des principes de liberté d'accès à la commande publique, d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures, l'information appropriée des candidats sur les critères d'attribution d'un marché public est nécessaire dès l'engagement de la procédure d'attribution. Le pouvoir adjudicateur est ainsi tenu d'informer dans les documents de consultation les candidats des critères de sélection des offres ainsi que de leur pondération ou hiérarchisation. S'il décide, pour mettre en œuvre ces critères de sélection des offres, de faire usage de sous critères également pondérés ou hiérarchisés, il doit porter à la connaissance des candidats la pondération ou la hiérarchisation de ces sous-critères dès lors que, eu égard à leur nature et à l'importance de cette pondération ou hiérarchisation, ils sont susceptibles d'exercer une influence sur la présentation des offres par les candidats et doivent, en conséquence, être eux-mêmes regardés comme des critères de sélection. En revanche, il n'est pas tenu d'informer les candidats de la méthode de notation des offres lorsqu'il se borne à mettre en œuvre les critères annoncés.

3. Il résulte de l'instruction que le règlement de la consultation du marché en litige précisait, en son article 8-2, que deux critères serait pris en considération, la valeur technique notée sur 60 points sur 100 et le prix des prestations noté sur 40 points.

En ce qui concerne l'appréciation de la valeur technique de l'offre :

4. L'article 8-2 du règlement de la consultation précité indiquait que pour analyser la valeur technique, le mémoire explicatif joint à l'offre devra permettre d'apprécier, premièrement, la prise en compte du projet faisant l'objet de la consultation et les objectifs de performance énergétique en adéquation avec le programme par le biais d'une note d'intention de 10 pages (31 points maximum), deuxièmement, l'organisation des moyens humains mis à disposition pour la réalisation de la mission (10 points), troisièmement, les références similaires de l'équipe de maîtrise d'œuvre (9 points) et, quatrièmement, le planning d'exécution des études et de l'organisation du chantier (10 points).

S'agissant de la prise en compte du projet et des objectifs de performance énergétique :

5. En premier lieu, le pouvoir adjudicateur définit librement la méthode de notation pour la mise en œuvre de chacun des critères de sélection des offres qu'il a définis et rendus publics. Il peut ainsi déterminer tant les éléments d'appréciation pris en compte pour l'élaboration de la note des critères que les modalités de détermination de cette note par combinaison de ces éléments d'appréciation. Une méthode de notation est toutefois entachée d'irrégularité si, en méconnaissance des principes fondamentaux d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures, les éléments d'appréciation pris en compte pour noter les critères de sélection des offres sont dépourvus de tout lien avec les critères dont ils permettent l'évaluation ou si les modalités de détermination de la note des critères de sélection par combinaison de ces éléments sont, par elles-mêmes, de nature à priver de leur portée ces critères ou à neutraliser leur pondération et sont, de ce fait, susceptibles de conduire, pour la mise en œuvre de chaque critère, à ce que la meilleure note ne soit pas attribuée à la meilleure offre, ou, au regard de l'ensemble des critères pondérés, à ce que l'offre économiquement la plus avantageuse ne soit pas choisie. Il en va ainsi alors même que le pouvoir adjudicateur, qui n'y est pas tenu, aurait rendu publique, dans l'avis d'appel à concurrence ou les documents de la consultation, une telle méthode de notation.

6. Les informations apportées sur le contenu de la note d'intention de 10 pages telles que rappelées au point 4 constituaient les éléments d'appréciation, définis par le pouvoir adjudicateur pour préciser ses attentes au regard de ce sous-critère. Il résulte, par ailleurs, de l'instruction que pour apprécier la valeur de la note d'intention, le pouvoir adjudicateur a noté la première partie portant sur la prise en compte du projet faisant l'objet de la consultation sur 15,5 points et la seconde partie sur également 15,5 points. Ces deux éléments ont été ainsi affectés de la même pondération de 15,5 points manifestant, ainsi, l'intention du pouvoir adjudicateur de ne pas accorder à l'un d'entre eux une importance particulière. Dans ces conditions, compte tenu de leur pondération identique, ces éléments d'appréciation n'étaient pas susceptibles d'exercer une influence sur la présentation des offres. Par suite, les éléments mentionnés au titre du sous-critère de la note d'intention par le règlement de consultation ne constituaient pas des sous-sous-critères pondérés ou hiérarchisés que le département du Cantal aurait été tenu de porter à la connaissance des candidats mais avait seulement pour objet d'informer ces derniers sur les qualités techniques attendues de leur offre. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du principe de transparence des procédures doit être écarté.

7. En second lieu, si les sociétés requérantes soutiennent que la note de 6,5 / 15,5 attribué à leur groupement est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, le pouvoir adjudicateur justifie cette note compte tenu de ce que le document qui avait été présenté contenait des éléments qui ne sont pas dans le programme tels que le déplacement du restaurant du Crous et les exigences du Feder dès lors qu'ils n'étaient pas évoqués dans le programme ou encore " un budget de la nouvelle commune " qui est sans lien avec le projet. Par suite, et sans qu'elles puissent utilement se prévaloir de ce qu'elles avaient été attributaires du précédent marché de maîtrise d'œuvre portant sur le projet initial et qui avait été résilié en septembre 2021 en raison d'un dépassement de l'enveloppe budgétaire, les sociétés requérantes, qui ne contestent pas au demeurant la faiblesse de leur offre, ne démontrent pas que l'appréciation portée sur ce sous-critère serait entachée d'une erreur manifeste.

S'agissant de l'organisation, des moyens humains mis à disposition pour la réalisation de la mission :

8. Il résulte que l'article 8-2 du règlement de la consultation que pour apprécier ce sous-critère les candidats devaient présenter l'équipe en charge du projet sous forme d'organigramme et, pour chacun des membres de l'équipe, les diplômes et compétences ainsi que la définition du rôle des intervenants au sein de la mission, le tout étant noté sur 10 points maximum. Pour noter ce sous-critère, le pouvoir adjudicateur a évalué à deux points chacun de ces éléments d'appréciation. S'agissant de l'attributaire, son offre a reçu une note globale pour ce sous-critère de 9,43 points, l'élément relatif aux diplômes ayant reçu la note de 1,43 point sur 2 dès lors que les diplômes n'avaient pas été précisés pour tous les intervenants et les titres d'études correspondants n'avaient pas été tous fournis. Quant à l'offre des sociétés requérantes, qui a reçu une note globale de 9 points, elle a été affectée pour les précisions à apporter sur les moyens humains, de la note de 1 point sur 2, faute d'avoir présenté l'équipe sous forme d'organigramme comme exigé par le règlement de la consultation mais a reçu la note maximale de 2 points pour les diplômes alors que tous les titres d'études correspondants n'avaient pas été fournis. Dans ces conditions, alors que certains manquements des sociétés requérantes n'ont fait l'objet d'aucun retrait de points, il ne résulte pas de l'instruction que les notes attribuées aux offres des candidats pour ce sous-critère auraient comporté des erreurs ou des incohérences de nature à priver de portée les critères de sélection des offres ou à neutraliser leur pondération. En tout état de cause, à supposer même que le candidat évincé aurait dû recevoir la note maximale de 2, le classement des candidatures serait resté identique.

En ce qui concerne l'appréciation portée sur le prix :

9. Selon l'article 8.2 du règlement de la consultation du marché : " () Le prix sera jugé à partir du montant renseigné dans l'acte d'engagement. / La méthode de calcul utilisée pour la notation du critère Prix des prestations est la suivante : / Note de l'offre = (Montant de l'offre moins-disante / Montant de l'offre à noter) * Base de notation. / Montant de l'offre moins-disante = correspond au prix de l'offre la moins chère (offres anormalement basses exclues). / Montant de l'offre à noter = correspond au prix de l'offre à évaluer. / Base de notation = correspond à la note maximale pouvant être obtenue. ". Par suite, et contrairement à ce que soutiennent les sociétés requérantes, le règlement de la consultation précise bien la méthode utilisée pour noter le critère portant sur le prix.

10. Il résulte de l'instruction que le groupement formé par les sociétés requérantes a proposé un prix de 225 000 euros alors que le groupement attributaire proposait le prix de 237 000 euros. L'offre du groupement formé par les sociétés requérantes s'est alors vu attribuer la note maximale de 40 points pour être la moins disante et celle présentée par le groupement attributaire la note de 37,97 ce qui correspond à l'application de la formule précisée au point précédent (soit (225.000 / 237.000) x 40). Dès lors, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant à la notation du critère du prix doit être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête tendant à l'annulation ou à la résiliation du marché en litige doivent être rejetées.

En ce qui concerne les conclusions indemnitaires :

12. Il résulte de ce qui précède que le rejet des conclusions à fin d'annulation ou de résiliation du marché litigieux entraîne, par voie de conséquence, le rejet des conclusions présentées par les sociétés requérantes tendant à ce que le département du Cantal soit condamné à les indemniser du manque à gagner résultant de leur éviction illégale.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département du Cantal, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et la SAS IGETEC demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et de la SAS IGETEC une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par le département du Cantal et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et de la SAS Ingénierie générale des techniques de la construction est rejetée.

Article 2 : La SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et la SAS Ingénierie générale des techniques de la construction verseront, ensemble, au département du Cantal la somme globale de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou, à la SAS Ingénierie générale des techniques de la construction, au département du Cantal et à la SARL Archimade19.

Délibéré après l'audience du 21 janvier 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Bader-Koza, présidente,

- M. L'hirondel, président assesseur,

- M. Brun, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2025.

Le rapporteur,

J. BRUN

La présidente,

S. BADER-KOZA

Le greffier,

P. MANNEVEAU

La République mande et ordonne au préfet du Cantal en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201357

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