mercredi 3 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2201523 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LAFFONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2022, la société par actions simplifiée (Sas) Diffussence, représentée par la Selarl Mandatum, mandataire judiciaire, et Me Laffont, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de la Haute-Loire de justifier du contrôle officiel de l'emploi des allégations sur les infusions et la documentation fournie par les opérateurs pour justifier les effets de santé allégués, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle connaît des difficultés financières inédites puisque son préjudice économique pour perte de chance est chiffré à la somme de 21 millions d'euros, que la continuité de son exploitation est compromise ainsi que la situation de son personnel, que des produits sont actuellement commercialisés en méconnaissance de dispositions du droit communautaire qui ont pour objet de garantir la protection des intérêts de l'Union européenne et des citoyens européens et que le jugement d'ouverture de son redressement judiciaire en date du 2 février 2022, qui a ouvert une période d'observation de six mois qui s'achève le 2 août 2022, mentionne clairement le lien entre la procédure de redressement judiciaire et les conclusions de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ;
- sa demande n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif ;
- la mesure est utile dès lors que l'Etat ne justifie pas du système de contrôle officiel de l'emploi des allégations sur les infusions et la documentation fournie par les opérateurs pour justifier les effets de santé allégués ;
- sa demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse et se fonde sur les exigences du respect du droit européen.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2022, le préfet de la Haute-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les conditions prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne sont pas remplies.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. A, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Diffussence, représentée par la Selarl Mandatum, en qualité de mandataire judiciaire, demande au juge des référés d'enjoindre, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au préfet de la Haute-Loire de justifier du contrôle officiel de l'emploi des allégations sur les infusions et la documentation fournie par les opérateurs pour justifier les effets de santé allégués, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
3. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.
4. La société requérante ne conteste pas les écrits en défense du préfet de la Haute-Loire selon lesquels l'administration l'a déjà informée, par courriers des 25 août 2020 et 18 février 2021, de l'existence de contrôles par la DGCCRF. Elle ne conteste pas non plus les allégations en défense selon lesquelles il n'est pas possible de lui transmettre d'autres éléments permettant de justifier de l'existence de ces contrôles. Dans ces conditions, et puisque l'administration soutient dans ses écritures en défense que les conclusions des contrôles réalisés, une fois ceux-ci achevés, pourront être transmises à la société Diffussence, les conclusions présentées par cette dernière sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. L'Etat n'étant pas partie perdante à l'instance, il convient de rejeter les conclusions présentées par la société Diffussence en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Diffussence est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Diffussence, à la Selarl Mandatum en qualité de mandataire judiciaire de la société Diffussence et au préfet de la Haute-Loire.
Fait à Clermont-Ferrand, le 3 août 2022.
Le juge des référés,
J.-M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026