vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2201916 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Chambre 1 |
| Avocat requérant | MOYSE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2200552 du 12 mai 2022, le président du tribunal administratif de Clermont-Ferrand a transmis le dossier de la requête de M. et Mme B au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat en application de l'article R. 77-12-2 du code de justice administrative.
Par une ordonnance n°463931, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué le dossier de la requête de M. ou Mme B au tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
Par cette requête initialement, enregistrée le 10 mars 2022 et réenregistrée le 7 septembre 2022 sous le n°2201916, M. A B ou Mme C B, représentés par Me Moyse, demandent au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2016.
Ils soutiennent que :
- la direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF) a adopté une démarche déloyale et a outrepassé sa compétence ; elle a cherché à occulter son implication dans les investigations réalisées ; les propositions de rectifications adressées aux différents investisseurs sont identiques ;
- seules les SCI de portage devaient faire l'objet d'une procédure fiscale et non les investisseurs en vertu de l'article L. 53 du livre des procédures fiscales ;
- l'opération Nov'Accès ne contrevient pas aux objectifs du dispositif législatif ; la société NB Finances a réalisé plusieurs demandes de rescrit afin de sécuriser juridiquement son produit ; rien dans l'exposé de la loi du 27 mai 2009 pour le développement économique des outre-mer ni dans le texte de l'article 199 undecies C du code général des impôts ne précise que le dispositif a pour objet de favoriser l'extension de l'offre immobilière ou l'accession à la propriété de personnes disposant de faibles revenus ; il ne peut être fait grief à la société NB Finances d'avoir mis en œuvre le dispositif Nov'Accès pour des propriétaires-occupants ; si le service a pris position formellement sur les rehaussements litigieux, ces prises de position ne pouvaient être opposées à la société NB Finances dès lors qu'elles ne respectaient pas l'intention du législateur ;
- la condition relative au financement partiel de la défiscalisation d'un logement social par subvention publique à concurrence au moins de 5% a été supprimée de l'article 199 undecies C par l'article 128 de la loi 2017-256 du 28 février 2017 ;
- une action en reconnaissance de droits sera très prochainement introduite par l'ensemble des associés des SCI ayant procédé à des opérations d'investissement sur la base du dispositif Nov'Accès, concernant la décharge de l'imposition supplémentaire 2016 dont le paiement leur a été abusivement réclamé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2023, le directeur départemental des finances publiques du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 24 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Caraës,
- et les conclusions de M. Loïc Panighel, rapporteur public.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par une proposition de rectification en date du 22 novembre 2019 faisant suite à un contrôle sur pièces, l'administration fiscale a remis en cause la réduction d'impôt prévue à l'article 199 undecies C du code général des impôts, concernant des investissements réalisés dans le secteur du logement social en outre-mer dans le cadre du programme Nov'Accès, dont M. et Mme B ont entendu bénéficier au titre de l'année 2016. La réclamation préalable formée par M. et Mme B a été rejetée par une décision 10 janvier 2022. Ils demandent au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2016.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 53 du livre des procédures fiscales : " En ce qui concerne les sociétés dont les associés sont personnellement soumis à l'impôt pour la part des bénéfices correspondant à leurs droits dans la société, la procédure de vérification des déclarations déposées par la société est suivie entre l'administration des impôts et la société elle-même. () ".
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que pour remettre en cause l'avantage fiscal dont M. et Mme B ont bénéficié, l'administration fiscale n'a pas soumis à imposition la part des bénéfices correspondant aux droits détenus par les intéressés dans la SCI Lecurieux-Lafayette. L'administration fiscale s'est en effet bornée à constater que les conditions requises pour bénéficier de la réduction d'impôt sur le revenu dont ils avaient revendiqué le bénéfice dans leur déclaration annuelle d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2016 n'étaient pas satisfaites. Ainsi, il n'incombait pas au service, à peine d'irrégularité de la procédure d'imposition suivie à l'égard des requérants, d'engager une procédure de vérification de la déclaration déposée par la SCI Lecurieux-Lafayette, et ce alors même que le service aurait utilisé des documents émanant de cette société pour remettre en cause le bénéfice de la réduction d'impôt litigieuse. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 53 du livre des procédures fiscales doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article 350 terdecies de l'annexe III du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " I. - Sous réserve des dispositions des articles 409 et 410 de l'annexe II au code général des impôts, seuls les fonctionnaires de la direction générale des finances publiques appartenant à des corps des catégories A et B peuvent fixer les bases d'imposition et liquider les impôts, taxes et redevances ainsi que proposer les rectifications. / Les fonctionnaires mentionnés au premier alinéa peuvent se faire assister pour les opérations de contrôle par des fonctionnaires stagiaires et par tout autre fonctionnaire de la direction générale des finances publiques affecté ou non dans le même service déconcentré ou service à compétence nationale. (). ".
5. Il est constant que l'administration fiscale a fait usage, sans volonté de dissimulation, de la possibilité que lui donnent les dispositions précitées au point précédent d'adjoindre au vérificateur, des fonctionnaires affectés à la Direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF), laquelle constitue est un service chargé, sur l'ensemble du territoire national, de la recherche de renseignements nécessaires à la détermination de l'assiette, au contrôle et au recouvrement des impôts et taxes de toute nature. Aucun élément de l'instruction ne permet de considérer que le service de la DNEF aurait excédé sa mission de détection des mécanismes frauduleux ou de conduite d'opérations de recherches et d'enquêtes en vue de propositions de contrôles et de production documentaire ou commis un détournement de procédure alors que la proposition de vérification a été régulièrement adressée par un inspecteur des finances publiques affecté au pôle de contrôle " revenus patrimoine " du centre des finances publiques de Montluçon. Ainsi, la circonstance que des investigations menées par des agents de la DNEF ont conduit au rehaussement en cause n'est pas de nature à vicier la procédure de contrôle dès lors que ce service de recherches a agi conformément à ses attributions et que la proposition de rectification a été adressée aux investisseurs par les services locaux de l'administration fiscale, compétents pour le faire.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
6. Aux termes de l'article 199 undecies C du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " " I.- Les contribuables domiciliés en France au sens de l'article 4 B peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu à raison de l'acquisition ou de la construction de logements neufs dans les départements d'outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Saint-Martin, à Saint-Barthélemy et dans les îles Wallis et Futuna si les conditions suivantes sont réunies : 1° Les logements sont donnés en location nue, dans les six mois de leur achèvement ou de leur acquisition si elle est postérieure et pour une durée au moins égale à cinq ans, à un organisme d'habitations à loyer modéré mentionné à l'article L. 411-2 du code de la construction et de l'habitation, à l'exception des sociétés anonymes coopératives d'intérêt collectif pour l'accession à la propriété, à une société d'économie mixte exerçant une activité immobilière outre-mer, à un organisme mentionné à l'article L. 365-1 du même code ou, dans les collectivités d'outre-mer, à tout organisme de logement social agréé conformément à la réglementation locale par l'autorité publique compétente. L'opération peut prendre la forme d'un crédit-bail immobilier ; 2° Les logements sont donnés en sous-location nue ou meublée par l'organisme mentionné au 1° et pour une durée au moins égale à cinq ans à des personnes physiques qui en font leur résidence principale et dont les ressources n'excèdent pas des plafonds fixés par décret en fonction du nombre de personnes destinées à occuper à titre principal le logement et de la localisation de celui-ci ; () 7° A l'issue de la période de location mentionnée au 1°, les logements ou les parts ou actions des sociétés qui en sont propriétaires sont cédés, dans des conditions, notamment de prix, définies par une convention conclue entre leur propriétaire et l'organisme locataire au plus tard lors de la conclusion du bail, à l'organisme locataire ou à des personnes physiques choisies par lui et dont les ressources, au titre de l'année précédant B de la première occupation du logement, n'excèdent pas des plafonds fixés par décret en fonction du nombre de personnes destinées à occuper à titre principal le logement et de la localisation de celui-ci. Pour l'application du présent 7°, et nonobstant le 1°, la cession des logements et, le cas échéant, des parts ou actions des sociétés mentionnées au IV peut intervenir à l'expiration d'un délai de cinq ans décompté à partir de l'achèvement des fondations. La reprise prévue au 3° du V ne trouve pas à s'appliquer si la location prévue au 1° prend fin à la suite d'une cession de l'immeuble au profit du preneur conformément au présent 7° ; () 9° Les logements sont financés par subvention publique à hauteur d'une fraction minimale de 5 %. La condition mentionnée au 5° n'est pas applicable aux logements dont la convention mentionnée au 7° prévoit la cession à des personnes physiques à l'issue de la période de location. () II. La réduction d'impôt est égale à 50 % d'un montant égal au prix de revient des logements minorés, d'une part, des taxes et des commissions d'acquisition versées et, d'autre part, des subventions publiques reçues. Ce montant est retenu dans la limite mentionnée au 5 de l'article 199 undecies A appréciée par mètre carré de surface habitable et, dans le cas des logements mentionnés au 4° du I, de surface des parties communes dans lesquelles des prestations de services sont proposées. Cette limite est relevée chaque année, à la date et dans les conditions prévues au 5 de l'article 199 undecies A. Un décret peut préciser, en tant que de besoin, la nature des sommes retenues pour l'appréciation du prix de revient mentionné au premier alinéa. Le III de l'article 199 undecies B est applicable aux investissements ouvrant droit à la réduction d'impôt prévue au présent article. () V. La réduction d'impôt fait l'objet d'une reprise au titre de l'année au cours de laquelle : 1° Les conditions mentionnées au I ou, le cas échéant, au IV ne sont pas respectées ; 2° L'engagement prévu au IV n'est pas respecté ; () VI. -La réduction d'impôt prévue au présent article est également ouverte au titre de l'acquisition de logements, qui satisfont aux conditions fixées au I, achevés depuis plus de vingt ans faisant l'objet de travaux de réhabilitation définis par décret permettant aux logements d'acquérir des performances techniques voisines de celles des logements neufs. Dans ce cas, la réduction d'impôt est assise sur le prix de revient des logements majorés du coût des travaux de réhabilitation et minoré, d'une part, des taxes et des commissions d'acquisition versées et, d'autre part, des subventions publiques reçues. La limite mentionnée au II est applicable. La réduction d'impôt est accordée au titre de l'année d'achèvement des travaux. ".
7. M. et Mme B ont bénéficié, au titre de l'année 2016, de la réduction d'impôt sur le revenu prévu au VI de l'article 199 undecies C du code général des impôts, à raison d'un investissement réalisé en Martinique. Pour asseoir la cotisation supplémentaire notifiée à M. et Mme B, le service a estimé que les conditions posées au I de l'article 199 undecies C du code général des impôts précité n'étaient pas satisfaites. Il résulte de l'instruction que l'investissement réalisé par M. et Mme B par l'intermédiaire de la SCI Lecurieux-Lafayette s'inscrit dans le cadre du programme de défiscalisation outre-mer Nov'Accès initié par la société NB Finances et Patrimoine, visant à réhabiliter des biens immobiliers vétustes, achevés depuis plus de vingt ans, appartenant à des ultra-marins disposant de faibles ressources. Dans cette perspective, les propriétaires cèdent leur logement à des SCI créées ad hoc, en contrepartie d'une part sociale de ladite société et d'une créance en compte courant d'associé équivalente au montant du prix de cession de leur bien. Les travaux de réhabilitation des logements sont financés par la souscription à une augmentation de capital des SCI par les investisseurs particuliers souhaitant bénéficier de l'avantage fiscal en cause. Une fois les travaux achevés, les SCI louent les biens rénovés à l'association Soliha Antilles (ASA), agence immobilière sociale, tenue pour sa part de les sous-louer durant au moins cinq ans à leurs anciens propriétaires, en respectant les conditions de plafonnement de ressources et de loyers prévues par les dispositions des 2° et 3° du I de l'article 199 undecies C du code général des impôts. Au terme de la période de cinq ans, l'association Soliha Antilles renonce à son option d'achat de l'immeuble au profit des sous-locataires, à qui les investisseurs cèdent leurs parts de SCI pour un montant symbolique, et qui redeviennent ainsi propriétaires de leur logement.
8. D'une part, les requérants se prévalent de ce que la condition prévue au 9° du I de l'article 199 undecies C du code général des impôts relative au financement de l'opération par une subvention publique à hauteur de 5% de son coût total ne leur était pas applicable, dès lors que l'article 128 de la loi n°2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique a procédé à la suppression cette condition. Toutefois, alors qu'il n'est pas contesté que l'investissement en cause n'a pas reçu d'aide publique à hauteur de 5% du coût total de l'opération, M. et Mme B ne peuvent utilement se prévaloir de la suppression de cette condition par la loi du 28 février 2017 s'agissant de réductions d'impôts au titre de l'année 2016.
9. D'autre part, alors que les 2° et 7° du I de l'article 199 undecies C du code général des impôts prévoient que l'organisme social choisit lui-même les personnes physiques qui pourront occuper puis acquérir les logements réhabilités, il résulte de l'instruction que les ménages sous-locataires accédant ensuite à la propriété du logement sont sélectionnés en amont de l'opération par la société NB Finances et Patrimoine, monteur du programme Nov'Accès et conceptrice du montage de défiscalisation dont ont entendu bénéficier les requérants, sans que l'organisme social intervienne dans ce processus.
10. Enfin, si M. et Mme B font grief à l'administration d'avoir appliqué une doctrine illégale, en tout état de cause, l'administration a appliqué la loi fiscale et n'a pas fondé le rehaussement en litige sur les rescrits défavorables adressés à la société NB Finances et Patrimoine et émis les 12 janvier 2015 et 14 mars 2016.
11. Dans ces conditions, l'administration fiscale était fondée, en application du V de l'article 199 undecies C du code général des impôts, à procéder à la reprise de la réduction d'impôt accordée à M. et Mme B au titre de l'année 2016.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu mise à leur charge au titre de l'année 2016.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et Mme C B et au directeur départemental des finances publiques du Puy-de-Dôme.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Caraës, présidente,
M. Jurie, premier conseiller,
Mme Bollon, première conseillère.
Rendu public par la mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.
La présidente-rapporteure,
R. CARAËS
L'assesseur le plus ancien,
dans l'ordre du tableau,
G. JURIE
La greffière,
F. LLORACH
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2201916JC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026