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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2202622

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2202622

mercredi 5 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2202622
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantCORMIER-BADIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 5 décembre 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au greffe du tribunal administratif de Clermont-Ferrand le dossier de la requête de l'association hospitalière Sainte-Marie.

Par cette requête, enregistrée le 7 novembre 2022, l'association hospitalière Sainte-Marie, représentée par Me Cormier, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 7 169 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'Etat a commis une faute tirée de l'illégalité de l'instruction du 24 mars 2022 par laquelle ce dernier a accordé un budget couvrant la prime " Grand Âge " en vigueur dans le secteur public ;

- l'instruction est illégale en ce qu'elle revient irrégulièrement sur l'accord agréé par le gouvernement le 10 décembre 2021, en méconnaissance de l'article L. 314-6 du code de l'action sociale et des familles ;

- son préjudice lié au versement de la prime à ses salariés est de 7 169 euros.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Par sa requête, l'association hospitalière Sainte-Marie, qui exploite l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes le Castel Bristol, demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 7 169 euros en raison des préjudices qu'elle estime avoir subi.

3. L'association hospitalière Sainte-Marie soutient que l'Etat a commis une illégalité fautive dès lors que l'instruction du ministre des solidarités et de la santé du 24 mars 2022 revient irrégulièrement sur l'accord agréé par le gouvernement le 10 décembre 2021, prévoyant une prime " Grand Âge " pour les personnels des structures accueillant, soignant et accompagnant les personnes âgées. Toutefois, alors que l'instruction en litige se borne à prévoir un budget permettant de couvrir la prime " Grand Âge " versée dans le secteur public, cette dernière n'a pas pour objet de revenir sur l'accord agréé le 10 décembre 2021, de sorte que le moyen de l'association requérante est inopérant. Ainsi, l'association hospitalière Sainte-Marie, qui n'a présenté aucun autre mémoire avant l'expiration du délai de recours contentieux, n'assortit sa demande que d'un moyen inopérant et ce faisant, n'établit pas l'existence d'une illégalité fautive de l'Etat susceptible de lui ouvrir droit à réparation. Par suite, sa requête doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association hospitalière Sainte-Marie est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association hospitalière Sainte-Marie et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.

Fait à Clermont-Ferrand, le 5 juin 2024.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2202622JC

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