LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2300165

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2300165

mardi 25 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2300165
TypeDécision
PublicationD
FormationChambre 3
Avocat requérantAD'VOCARE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme du 8 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, estimant que rien ne s'opposait à ce que son fils scolarisé en France reparte avec elle dans son pays d'origine. La demande d'annulation et les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Jaffré, première conseillère, pour exercer les fonctions de rapporteure publique sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.

La président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Brun a été entendu au cours de l'audience publique où les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, née le 7 janvier 1977 et de nationalité congolaise, est entrée en France le 4 novembre 2019. Elle a sollicité la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 30 septembre 2015 confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 21 juillet 2016. Le 24 juillet 2020, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Dans la présente instance, Mme B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par un arrêté du 21 avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 22 avril 2022, le préfet du Puy-de-Dôme a donné délégation de signature à M. Laurent Lenoble, secrétaire général de la préfecture, signataire de l'arrêté contesté, aux fins de signer tous actes, arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département du Puy-de-Dôme à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant sur la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté

3. En second lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant , publiée par décret du 8 octobre 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale " ; qu'il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant ".

4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est entrée sur le territoire français le 5 février 2015. Elle est célibataire et mère de deux enfants, dont l'un, son fils, né le 14 mai 2010, réside en France, et l'autre, sa fille, vit en République Démocratique du Congo. Si Mme B soutient que son fils, dont elle assure l'entretien et l'éducation, est scolarisé depuis le 1er septembre 2015 et que tous ses repères sont en France, il ressort des pièces du dossier que rien ne s'oppose à ce que l'enfant de Mme B reparte avec elle dans son pays d'origine où il n'est pas établi que sa scolarité ne pourrait être poursuivie. Dès lors, le préfet du Puy-de-Dôme, qui n'a pas porté atteinte à l'intérêt supérieur de cet enfant, n'a pas méconnu les stipulations précitées.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête présentée par Mme B doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, tout ou partie de la somme que le conseil de Mme B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C et au préfet du Puy-de-Dôme.

Délibéré après l'audience du 11 mars 2025 à laquelle siégeaient :

- Mme Bader-Koza, présidente,

- Mme Trimouille, première conseillère,

- M. Brun, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2025.

Le rapporteur,

J. BRUN

La présidente,

S. BADER-KOZA

Le greffier,

P. MANNEVEAU

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.1

Décisions similaires

TA63Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500333

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler les décisions de la préfète de l'Allier lui retirant son attestation de demandeur d'asile, lui enjoignant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le retrait de l'attestation était légal, la décision de l'OFPRA ayant acquis un caractère définitif, et a estimé que les autres décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

24/03/2026

TA63Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500459

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé les décisions de la préfète de l'Allier refusant un titre de séjour, ordonnant le départ et prononçant une interdiction de retour contre une ressortissante brésilienne. La juridiction a jugé que le refus de titre de séjour, fondé uniquement sur l'absence d'emploi, méconnaissait l'obligation d'un examen sérieux de sa situation familiale et professionnelle au regard de l'article 8 de la CEDH et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour, découlant de ce refus illégal, ont été annulées par voie de conséquence.

24/03/2026

TA54Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400368

Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur deux requêtes d'une étrangère contestant le refus implicite puis la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour portant des mentions litigieuses. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête, la décision attaquée ayant été retirée par l'administration, et a rejeté la seconde requête comme irrecevable pour défaut d'intérêt à agir. Les textes appliqués sont les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les dispositions du code de justice administrative relatives à l'intérêt à agir et au non-lieu à statuer.

24/03/2026

TA63Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500537

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante albanaise, qui contestait le refus de titre de séjour pour raison médicale et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'avis du collège médical, lequel estimait que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Albanie, malgré la gravité de son état de santé. La décision applique principalement les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

24/03/2026

← Retour aux décisions