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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2500333

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2500333

mardi 24 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2500333
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationChambre 3
Avocat requérantCLÉMENT DUMAZET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler les décisions de la préfète de l'Allier lui retirant son attestation de demandeur d'asile, lui enjoignant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le retrait de l'attestation était légal, la décision de l'OFPRA ayant acquis un caractère définitif, et a estimé que les autres décisions contestées n'étaient pas entachées d'illégalité, notamment au regard des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 février 2025, M B... C..., représenté par Me Dumazet, demande au tribunal :

d’annuler les décisions du 23 janvier 2025 par lesquelles la préfète de l’Allier lui a retiré son attestation de demandeur d’asile, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

d’enjoindre, à titre principal, au préfet de l’Allier, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le fondement des dispositions de l’article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le délai de sept jours à compter du jugement à intervenir ;

à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet de l’Allier, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de réexaminer sa situation dans un délai de 30 jours à compter du jugement à intervenir ;

de mettre à la charge de l’Etat au profit de son conseil une somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.




Il soutient que :

Sur les moyens communs à l’ensemble des décisions :
les décisions ont été prises par une autorité incompétente, faute pour l'administration d’établir la délégation de signature consentie à l’auteur de l’acte en litige ;
compte tenu de sa situation familiale en France, elles ont été prises en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la légalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
la décision est insuffisamment motivée ;
elle est entachée d’un défaut d’examen particulier de sa situation ;
elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

● Sur la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :
elle est entachée d’une erreur de droit dès lors qu’il aurait dû bénéficier d’un délai de départ supérieur à trente jours au regard de sa vulnérabilité ;

● Sur la légalité de la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est entachée d’erreur de fait dès lors qu’elle se fonde à tort sur la circonstance qu’il ne justifie d’aucune circonstance humanitaire alors que son retour en Guinée l’expose à des actes de torture et des agressions et qu’il est dépourvu de famille dans son pays d’origine.


Par un mémoire en défense enregistré le 30 janvier 2026, le préfet de l’Allier conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens de la requête n’est fondé.


M B... C... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 10 juillet 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée;
le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Vella a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

M. B... C..., né le 25 novembre 2002 et de nationalité guinéenne, est entré en France le 7 janvier 2023. Il a sollicité, le 18 janvier 2024, la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande a été rejetée par une décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 3 juillet 2024, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) du 18 octobre 2024. Dans la présente instance, M. C... demande au tribunal d’annuler les décisions du 23 janvier 2025 par lesquelles la préfète de l’Allier lui a retiré son attestation de demande d’asile, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l’a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

En ce qui concerne le moyen commun à l’ensemble des décisions :

En premier lieu, par un arrêté n°1550/2023 du 28 juin 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, la préfète de l’Allier a donné délégation de signature à compter du 3 juillet 2023 à M. Olivier Maurel, secrétaire général de la préfecture de l’Allier, signataire de l’arrêté contesté à l’effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l’Etat dans le département l’Allier à l’exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant sur la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité de la décision retirant l’attestation de demandeur d’asile :

Aux termes de l’article L. 541-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ». Aux termes de l’article L. 541-2 du même code : « L'attestation délivrée en application de l'article L. 521-7, dès lors que la demande d'asile a été introduite auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, vaut autorisation provisoire de séjour et est renouvelable jusqu'à ce que l'office et, le cas échéant, la Cour nationale du droit d'asile statuent ». Aux termes de l’article L. 542-1 de ce code : « En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile (...) ». Aux termes de l’article L. 542-3 de ce code : « Lorsque le droit au maintien sur le territoire français a pris fin dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 ou L. 542-2, l'attestation de demande d'asile peut être refusée, retirée ou son renouvellement refusé. / Les conditions de refus, de renouvellement et de retrait de l'attestation de demande d'asile sont fixées par décret en Conseil d'Etat. »

Il est constant, ainsi qu’il a été rappelé au point 1 du présent jugement que la demande d’asile présentée par M. C... a été définitivement rejetée par une décision de la CNDA du 18 octobre 2024. Par suite, par application combinée des dispositions des articles L. 542-1 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, son droit de se maintenir sur le territoire français prenait fin à cette date. Dans ces conditions, et sans que le requérant puisse utilement invoquer les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, c’est à bon droit que la préfète de l’Allier a pu lui retirer son attestation de demande d'asile qui était devenue sans objet.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d’annulation de la décision retirant au requérant son attestation de demandeur d’asile doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : (...) / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; (...) ». Aux termes de l’article L. 613-1 du même code : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ».

La décision contestée comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Elle cite, notamment les dispositions du 4° de l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sur lesquelles elle se fonde. Elle précise, par ailleurs, la situation administrative, professionnelle et familiale de l’intéressé depuis son arrivée en France. Elle indique, notamment, que la demande de reconnaissance du statut de réfugié déposée par M. C... a été définitivement rejetée et que M. C... entrait dans le cadre des étrangers visés au 4° de l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pouvant faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. Ainsi, alors que l’autorité administrative n’avait pas à mentionner de manière exhaustive l’ensemble des éléments de fait se rapportant à la situation du requérant mais seulement ceux sur lesquels elle fonde sa décision et que la motivation de la décision ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs, la décision contestée est motivée en droit et en fait. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu notamment de la motivation de la décision en litige telle que rappelée au point précédent, laquelle fait état des principaux éléments caractérisant la situation personnelle et administrative du requérant, que la préfète de l’Allier n’aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation. Ce moyen doit par suite être écarté.

En troisième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. ».

M. C... soutient qu'il est arrivé sur le territoire français il y a deux ans, qu’il n’a fait l’objet d’aucune condamnation pénale depuis son arrivée et qu’il est parfaitement intégré en France. Il soutient également qu’il n’a plus de contact avec sa famille en Guinée, notamment avec ses trois demi-sœurs et ses cinq frères. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant est célibataire et sans enfant et qu’il n’est entré en France que récemment le 7 janvier 2023, à l’âge de 20 ans où il n’a pas pu établir des liens anciens, intenses et stables. Dès lors, dans les circonstances de l’espèce, le moyen tiré de ce que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par cette décision et méconnaîtrait, par suite, les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.

En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l’encontre de la mesure d’éloignement laquelle n’a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel M. C... pourra être éloigné d’office.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :

Pour les mêmes motifs que ceux visés au point 10 du présent jugement, M. C... n’est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen doit donc être écarté.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

En premier lieu, aux termes de l’article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision./ L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas./Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. »

En l’espèce, la préfète de l’Allier a accordé à l’intéressé un délai de départ volontaire de trente jours qui correspond au délai de droit commun prévu par les dispositions précitées de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il ne ressort pas, par ailleurs, des pièces du dossier que M. C... aurait fait valoir devant elle des éléments spécifiques justifiant qu’un délai supérieur lui soit accordé. Par ailleurs, en bornant à s’en remettre, sans autre explication, à son dossier de demande d’asile, au récit qu’il a lui-même rédigé à l’appui de cette demande d’asile et au compte-rendu d’entretien de l’OFPRA, alors que sa demande de reconnaissance de statut de réfugié a été définitivement rejetée, le requérant n’établit pas, dans la présente instance, de circonstances propres qui justifieraient que lui soit accordé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Par suite, la préfète de l’Allier a pu, sur le fondement des dispositions précitées, sans commettre d’erreur de droit, ni d’erreur manifeste d'appréciation, refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Le moyen doit donc être écarté.

En second lieu, et compte tenu de ce qui a été dit au point 10 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision refusant d’accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours serait entachée d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d’annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire doivent être rejetées.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10 du présent jugement, M. C... n’est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen doit donc être écarté.

En second lieu, le moyen tiré de l’erreur de fait relative aux risques de torture encourus par l’intéressé en cas de retour dans son pays d’origine est inopérant à l’encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français laquelle n’a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel M. C... pourra être éloigné d’office. Ce moyen doit par suite être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête à fin d’annulation des décisions attaquées doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :

Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l’annulation des décisions attaquées, n’implique aucune mesure particulière d’exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l’Etat, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, tout ou partie de la somme que le conseil de M. C... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.




D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... C... et au préfet de l’Allier.


Délibéré après l'audience du 10 mars 2026 à laquelle siégeaient :

M. D..., président,
M. Jurie, premier conseiller,
Mme Vella, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2026.



La rapporteure,

G. VELLA
Le président,

M. D...








La greffière,




M. A...



La République mande et ordonne au préfet de l’Allier en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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