vendredi 14 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2300608 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | JUSTITIAM |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une ordonnance n° 2300286 du 20 mars 2023, le président du tribunal administratif de Limoges a transmis au présent tribunal la requête présentée par M. A.
Par cette requête, enregistrée le 27 février 2023 sous le n° 2300608, M. B A, représenté par la SELARL Ad Justitiam, Me Sengel, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 100 000 euros au titre de ses préjudices matériel et moral ;
2°) " d'ordonner la compensation de cette somme avec celle dont le paiement [lui] est demandé " par l'Etat " en remboursement des retraites indûment perçues " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2025, la ministre chargée des comptes publics conclut, à titre principal, au renvoi au tribunal administratif de Limoges, et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
II. Par une requête, enregistrée le 28 août 2023 sous le n° 2302047, M. B A, représenté par la SELARL Ad Justitiam, Me Sengel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 juillet 2023 par laquelle l'Etat a rejeté sa réclamation du 1er juin 2023 ;
2°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 19 avril 2023 tendant au règlement de la somme de 38 662 euros au titre d'un indu de pension de retraite versé de janvier 2019 à décembre 2020 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2023, la direction départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2025, la ministre chargée des comptes publics conclut, à titre principal, au renvoi au tribunal administratif de Limoges, et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
III. Par une ordonnance n° 2307241 du 5 septembre 2023, la présidente de la 7ème chambre du tribunal administratif de Lyon a transmis au tribunal administratif de Limoges la requête présentée par M. A.
Par une ordonnance n° 2301527 du 22 septembre 2023, le président du tribunal administratif de Limoges a transmis au présent tribunal la requête présentée par M. A.
Par cette requête, enregistrée le 28 août 2023 sous le n° 2302228, M. B A, représenté par la SELARL Ad Justitiam, Me Sengel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 juillet 2023 par laquelle l'Etat a rejeté sa réclamation du 1er juin 2023 ;
2°) d'annuler le titre de perception émis à son encontre le 19 avril 2023 tendant au règlement de la somme de 38 662 euros au titre d'un indu de pension de retraite versé de janvier 2019 à décembre 2020 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2025, la ministre chargée des comptes publics conclut, à titre principal, au renvoi au tribunal administratif de Limoges, et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente () ". Selon le deuxième alinéa de l'article R. 351-6 dudit code, " () / Lorsque le président de la cour administrative d'appel ou du tribunal administratif, auquel un dossier a été transmis en application du premier alinéa ou de la seconde phrase du second alinéa de l'article R. 351-3, estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente. ".
2. Aux termes de l'article R. 351-8 du même code : " Lorsque des considérations de bonne administration de la justice l'imposent, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, de sa propre initiative ou sur la demande d'un président de tribunal administratif ou de cour administrative d'appel, attribue, par une ordonnance motivée qui n'est pas susceptible de recours, le jugement d'une ou plusieurs affaires à la juridiction qu'il désigne. ".
3. Pour transmettre au tribunal administratif de Clermont-Ferrand sur le fondement des dispositions combinées des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative les requêtes nos 2300608 et 2302228 de M. A, le tribunal administratif de Limoges s'est fondé sur la circonstance que le lieu d'assignation du paiement de la pension de l'intéressé se situe à Clermont-Ferrand. Toutefois, il résulte de l'instruction et notamment du mémoire en défense de la ministre chargée des comptes publics que, par un arrêté du 14 décembre 2021 modifiant l'arrêté du 23 décembre 2019 fixant l'assignation des dépenses et des recettes des ordonnateurs secondaires des services civils de l'Etat dont l'annexe H détermine le comptable assignataire des dépenses de pensions et émoluments associés, l'activité du centre de gestion des retraites de Clermont-Ferrand a été relocalisée sur le centre de gestion des retraites de Limoges à compter du 1er janvier 2022, soit antérieurement aux décisions de reversement des indus en litige.
4. Si le délai de trois mois prévu au 2ème alinéa de l'article R. 351-6 du code de justice administrative pour transmettre les dossiers des requêtes nos 2300608 et 2302228 au président de la section du contentieux afin qu'il règle la question de compétence est expiré et que le dossier de la requête n° 2302047 peut être renvoyé directement au tribunal administratif de Limoges en application de l'article R. 351-3 du même code, il y a lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce et dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, de faire application des dispositions précitées de l'article R. 351-8 du code de justice administrative et de transmettre les présentes requêtes au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat afin qu'il en attribue le jugement à la juridiction qu'il désignera.
O R D O N N E :
Article 1er : Les dossiers des requêtes de M. A sont transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat ainsi qu'à M. B A, à la ministre chargée des comptes publics et à la direction départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.
Fait à Clermont-Ferrand, le 14 février 2025.
La présidente,
S. BADER-KOZA
Nos 2300608 - 2302047 - 2302228
AC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026