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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2300982

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2300982

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2300982
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationChambre 1
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS PHILIPPE PETIT ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 mai 2023 et le 16 mai 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la société mutuelle d'assurances des collectivités locales, (SMACL) représentée par la SELARL Philippe Petit et Associés, avocats, demande au tribunal :

1°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 476 491,22 euros en réparation du préjudice dont elle fait état, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation de ces intérêts ;

2°) de mettre les entiers dépens à la charge de l'Etat ;

3°) de mettre la somme de 3 000 euros à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'autorité préfectorale a manqué à plusieurs reprises à son obligation de contrôle des installations classées pour la protection de l'environnement qui se trouvaient sur le site de Cornassac et a ainsi commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;

- elle a subi des préjudices résultant, d'une part, de la prise en charge de frais de dépollution de la station d'épuration des eaux usées de la vallée de l'Ondaine au titre du contrat de responsabilité civile qui la lie au syndicat des eaux Loire-Lignon et, d'autre part, du versement de sommes diverses en réparation de plusieurs dommages ;

- elle évalue son préjudice à la somme totale de 476 491,22 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2024, le préfet de la Haute-Loire conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce que la société civile immobilière du Fer soit condamnée à garantir l'Etat de l'intégralité des sommes mises à sa charge au profit de la SMACL.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que la société mutuelle d'assurances des collectivités locales n'est pas subrogée dans les droits de son assuré ;

- les conclusions indemnitaires de la société mutuelle d'assurances des collectivités locales ne sont pas recevables dès lors, d'une part, que cette dernière a engagé une action en responsabilité devant le tribunal judiciaire du Puy-en-Velay tendant à la condamnation de la société civile immobilière du Fer à réparer les mêmes préjudices dont elle demande désormais réparation à l'Etat et, d'autre part, qu'elle a obtenu satisfaction devant cette juridiction ;

- les moyens soulevés par la société mutuelle d'assurances des collectivités locales ne sont pas fondés ;

- la société civile immobilière du Fer a été identifiée comme étant responsable de la pollution subie par le syndicat des eaux Loire-Lignon.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 avril 2024, la société civile immobilière (SCI) du Fer, représentée par la SELARL environnement droit public, avocats, conclut au rejet des conclusions à fin d'appel en garantie dirigées contre elle par le préfet de la Haute-Loire et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- l'Etat a commis des manquements dans le cadre de son contrôle de l'activité de la société Eurotransmissions, tant pendant l'exercice de cette activité que lors de sa cessation et postérieurement à cette dernière ;

- l'autorité préfectorale n'est pas fondée en son appel en garantie.

Une ordonnance en date du 30 avril 2024 a fixé la clôture d'instruction au 16 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Jurie ;

- les conclusions de M. Panighel, rapporteur public ;

- et les observations de Me Cohendy, représentant la société mutuelle d'assurances des collectivités locales, et de M. A, représentant le préfet de la Haute-Loire.

Considérant ce qui suit :

1. La société civile immobilière (SCI) du Fer est propriétaire d'un ensemble immobilier comprenant un terrain et des bâtiments au lieudit Cornassac situé sur le territoire de la commune de Sainte-Sigolène. Il résulte de l'instruction que le 28 août 1992, la société Eurotransmissions a implanté sur ce site une activité industrielle au titre d'une installation classée pour la protection de l'environnement soumise à déclaration. Le 5 février 2001, la société Eurotransmissions a cessé son activité sur ce site. Il résulte également de l'instruction que des analyses de prélèvements réalisés entre les mois de juillet et septembre 2019 a révélé une forte pollution aux polychlorobiphényles (PCB) de la station d'épuration des eaux usées dite de la Rouchouse se trouvant sur la commune de Sainte-Sigolène. Cette dernière ainsi que le syndicat des eaux Loire Lignon, respectivement maître d'ouvrage et exploitant de la station d'épuration, ont été destinataires d'un arrêté du préfet de la Haute-Loire leur prescrivant de rechercher l'origine de cette pollution. Les recherches ont permis d'identifier le site industriel désaffecté de la SCI du Fer comme source de la pollution des eaux de la station d'épuration. Après avoir recherché la responsabilité de la SCI du Fer devant le tribunal judiciaire du Puy-en-Velay au titre des dommages découlant des opérations de dépollution, la société mutuelle d'assurances des collectivités locales (SMACL) a adressé, par un courrier daté du 10 janvier 2023, une demande indemnitaire préalable à l'autorité préfectorale qui, devant le silence de cette dernière, doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée. Par sa requête, la SMACL demande la réparation des préjudices financiers qu'elle estime avoir subis.

Sur le principe de la responsabilité :

2. La SMACL expose dans ses écritures que l'autorité de police des installations classées a commis des fautes de nature à engager la responsabilité de l'Etat dans la mesure, d'une part, où elle s'est abstenue de procéder à une visite du site lors de la cessation d'activité de la société Eurotransmissions et, d'autre part, où elle a manqué à faire régulariser la notification incomplète de cessation d'activité qui lui avait été adressée par la société Eurotransmissions.

En ce qui concerne l'absence de visite de contrôle :

3. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'environnement, dans sa rédaction en vigueur au 1er mars 2001, date à laquelle la préfecture de la Haute-Loire a reçu l'information de cessation de l'activité de la société Eurotransmissions : " Sont soumis aux dispositions du présent titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d'une manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée, qui peuvent présenter des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage, soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour l'agriculture, soit pour la protection de la nature et de l'environnement () ". Aux termes de l'article L. 512-1 de ce code, dans sa rédaction applicable au litige : " Sont soumises à autorisation préfectorale les installations qui présentent de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts visés à l'article L. 511-1. / L'autorisation ne peut être accordée que si ces dangers ou inconvénients peuvent être prévenus par des mesures que spécifie l'arrêté préfectoral () ". Aux termes de l'article L. 512-8 dudit code, dans sa rédaction applicable au litige : " Sont soumises à déclaration les installations qui, ne présentant pas de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts visés à l'article L. 511-1, doivent néanmoins respecter les prescriptions générales édictées par le préfet en vue d'assurer dans le département la protection des intérêts visés à l'article L. 511-1 ". Aux termes de l'article L. 514-5 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " Les personnes chargées de l'inspection des installations classées ou d'expertises sont assermentées et astreintes au secret professionnel dans les conditions et sous les sanctions prévues aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal et, éventuellement, aux articles 411-1 et suivants du même code. / Elles peuvent visiter à tout moment les installations soumises à leur surveillance ".

4. Il résulte des dispositions citées au point précédent qu'il appartient à l'Etat, dans l'exercice de ses pouvoirs de police en matière d'installations classées d'exercer sa mission de contrôle sur celles-ci en veillant au respect des prescriptions imposées à l'exploitant. À cet égard, les services en charge de ce contrôle disposent des pouvoirs qui leur sont reconnus par l'article L. 514-5 précité afin de visiter ces installations. Il leur appartient d'adapter la fréquence et la nature de ces visites à la nature, à la dangerosité et à la taille des installations. Il leur revient, enfin, de tenir compte, dans l'exercice de cette mission de contrôle, des indications dont ils disposent sur les facteurs de risques particuliers affectant les installations ou sur d'éventuels manquements commis par l'exploitant.

5. La société Eurotransmissions a adressé une notification de cessation d'activité au préfet de la Haute-Loire par courrier du 27 février 2001, reçu le 1er mars 2001, par lequel elle l'informait avoir fermé son usine à Sainte-Sigolène. Il résulte de l'instruction que l'installation classée pour la protection de l'environnement exploitée par la société Eurotransmissions consistait en une activité de grenaillage, de travail des métaux et d'application de peintures qui était, à ce titre, soumise à déclaration en application des dispositions précitées de l'article

L. 512-8 du code de l'environnement. Cette activité était exploitée sur un tènement immobilier à caractère industriel comprenant un bâtiment à usage d'atelier, de stockage, de vestiaires et de réfectoire ainsi qu'un second local à usage de poste de transformation de courant, de hangar de stockage et d'abri à copeaux, le reste du terrain s'étendant sur plusieurs parcelles demeurant à l'état nu. Ainsi, l'installation exploitée par société Eurotransmissions présentait un faible degré de dangerosité ainsi qu'une taille limitée. De surcroît, il résulte de l'instruction qu'une visite du site avait déjà eu lieu le 29 octobre 1997, à la suite des plaintes du voisinage pour nuisances sonores, à l'issue de laquelle aucun élément particulier n'avait été relevé à l'encontre de la société Eurotransmissions concernant l'exploitation de l'installation classée. Par suite, aucune des informations en possession du préfet de la Haute-Loire à la date de réception de la notification de cessation d'activité de la société Eurotransmissions, n'était susceptible de révéler un facteur de risques particulier affectant l'installation ou d'éventuels manquements imputables à l'exploitant. Dans ces conditions, les services de police des installations classées ne peuvent être regardés comme ayant commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat en s'abstenant de procéder à une visite de contrôle du site exploité par la société Eurotransmissions lors de la cessation de son activité.

En ce qui concerne le défaut de régularisation de la notification de mise à l'arrêt de l'installation classée :

6. Aux termes de l'article 34-1 du décret du 21 septembre 1977 susvisé, dans sa rédaction en vigueur au 1er mars 2001, date à laquelle la préfecture de la Haute-Loire a reçu l'information de cessation de l'activité de la société Eurotransmissions : " I. Lorsqu'une installation classée est mise à l'arrêt définitif, son exploitant remet son site dans un état tel qu'il ne s'y manifeste aucun des dangers ou inconvénients mentionnés à l'article 1er de la loi du 19 juillet 1976 susvisée. / Le préfet peut à tout moment imposer à l'exploitant les prescriptions relatives à la remise en état du site, par arrêté pris dans les formes prévues à l'article 18 ci-dessus. / () / IV. Dans le cas des installations soumises à déclaration, la notification doit indiquer les mesures de remise en état du site prises ou envisagées. Il est donné récépissé sans frais de cette notification ".

7. Ainsi qu'il a été précédemment relevé au point 5 du présent jugement, le préfet de la Haute-Loire a reçu, le 1er mars 2001, un courrier daté du 27 février 2001, par lequel la société Eurotransmissions l'informait de la fermeture de son usine de Sainte-Sigolène dans laquelle elle exploitait une installation classée pour la protection de l'environnement soumise à déclaration. D'une part, cette fermeture qui impliquait, aux termes du courrier du 27 février 2001, une cessation définitive de l'activité industrielle exercée sur le site de Sainte-Sigolène en vue de son transfert sur un autre site se trouvant à Montfaucon, revêtait, au sens des dispositions précitées de l'article 34-1 du décret du 21 septembre 1977, le caractère d'une mise à l'arrêt définitif de l'installation classée exploitée jusqu'alors par la société Eurotransmissions sur le terrain appartenant à la SCI du Fer. D'autre part, la notification effectuée par le courrier du 27 février 2001 se bornait à mentionner, sur le recto d'une feuille simple, que la fermeture de l'usine de Sainte-Sigolène était intervenue le 5 février 2001 et que la société Eurotransmissions avait rendu l'ensemble immobilier dont elle était locataire " dans un état de propreté et de salubrité intérieure et extérieure très convenable ". Dès lors, cette notification ne comportait aucune description des mesures prises ou envisagées par la société Eurotransmissions en vue de la remise en état du site, ni même n'indiquait en quoi de telles mesures n'auraient pas été nécessaires en l'espèce. Ainsi, alors que les dispositions précitées du IV de l'article 34-1 du décret du 21 septembre 1977 imposaient à l'exploitant de faire figurer dans la notification de mise à l'arrêt définitif de l'installation en cause les mesures de remise en état du site prises ou envisagées, le service en charge du contrôle des installations classées s'est borné à relever que la fermeture de l'atelier de la société Eurotransmissions à Sainte-Sigolène n'appelait aucune remarque particulière et n'a pas signifié à l'exploitant de régulariser sa notification de mise à l'arrêté définitif par la production des indications exigées par les dispositions susmentionnées. Dans ces conditions, en s'abstenant de prescrire à la société Eurotransmissions de régulariser sa notification de mise à l'arrêt définitif de l'installation classée qu'elle exploitait, l'autorité de police a commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.

En ce qui concerne le lien de causalité :

8. La société requérante fait état de préjudices financiers tenant, d'une part, à la prise en charge frais de dépollution de la station d'épuration des eaux usées de la vallée de l'Ondaine au titre du contrat de responsabilité civile qui la lie au syndicat des eaux Loire-Lignon et, d'autre part, au versement de sommes diverses en réparation de plusieurs dommages.

9. Toutefois, il ressort du rapport établi suite à l'expertise prescrite par ordonnance du 17 septembre 2020 du juge des référés du tribunal judiciaire du Puy-en-Velay, que l'expert a déterminé deux sources de pollution de la station d'épuration des eaux usées dite de la Rouchouse. La première consiste en " un bruit de fond géochimique anthropique en lien direct () avec les activités de l'homme " et " sans aucun lien direct avec la pollution par PCB " décelée sur le terrain de la SCI du Fer. Selon l'expert, la seconde source de pollution est " en lien avec le vandalisme des transformateurs au pyralène du site de la SCI du Fer, dont l'un au moins a vu son contenu être déversé dans le réseau des eaux usées ". L'expert ajoute qu'" il peut être affirmé que l'état général des transformateurs était bon : c'est le vandalisme pour récupérer le cuivre dans les transformateurs qui est à l'origine de la pollution. Très probablement, les entretiens et précautions d'usage ont été observés par les exploitants successifs : sans transformateurs, pas d'électricité et la production industrielle est alors arrêtée, d'où cet entretien et cette maintenance ". En outre, aucun des éléments produits devant le tribunal n'est de nature à démentir les conclusions émises par l'expert. Dans ces conditions, il résulte de l'instruction que les préjudices financiers dont la SMACL demande l'indemnisation trouvent directement leur origine dans le déversement au sol, et notamment dans le réseau des eaux usées, du contenu des transformateurs au pyralène se trouvant sur le terrain de la SCI du Fer, suite à un acte de vandalisme perpétré au cours de l'année 2019. Il suit de là que la faute imputable à l'administration, tenant à l'absence de sommation à la société Eurotransmissions de régularisation de sa notification de mise à l'arrêt définitif d'installation classée au mois de mars 2001, n'entretient pas un lien direct de causalité avec les préjudices financiers invoqués par la société requérante alors, de surcroît, qu'aucun des éléments du dossier ne tend à corroborer qu'une telle régularisation aurait nécessairement entraîné l'élimination des transformateurs en cause. Dès lors, ce dernier ne revêt pas un caractère direct et, pour ce motif, n'est pas susceptible d'ouvrir droit à réparation.

10. Il résulte de ce qui précède et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense par le préfet de la Haute-Loire, que les conclusions indemnitaires de la SMACL doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'appel en garantie présentées en défense par le préfet de la Haute-Loire.

Sur les dépens :

11. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ".

12. Les dépens dont la SMACL fait état correspondent à la réalisation d'une expertise ordonnée par le juge des référés du tribunal judiciaire du Puy-en-Velay. Par suite, les frais exposés à ce titre ne relèvent pas des dépens sur lesquels il appartient au tribunal de statuer en application des dispositions précitées de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions de la société requérante tendant à la condamnation de l'Etat aux dépens ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser à la SMACL et à la SCI du Fer la somme de 3 000 euros qu'elles demandent chacune au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société mutuelle d'assurances des collectivités locales est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société mutuelle d'assurances des collectivités locales, à la société civile immobilière du Fer et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet de la Haute-Loire.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Caraës, présidente,

M. Jurie, premier conseiller,

Mme Bollon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

Le rapporteur,

G. JURIE

La présidente,

R. CARAËS

La greffière,

F. LLORACH

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°230098

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