LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2301644

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2301644

mercredi 21 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2301644
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantISSARTEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2023, la société d'archéologie, d'histoire et de géologie de la région de Craponne, représentée par Me Catry, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2023/005/010 de mise en sécurité du 20 janvier 2023 par lequel le maire de la commune de Craponne-sur-Arzon a mis en demeure ses propriétaires, Mmes B A et Christiane Vard, de faire cesser le péril résultant de l'état de l'immeuble cadastré AV 286 situé 3 place neuve à Craponne-sur-Arzon et leur a prescrit de réaliser des travaux d'enlèvement et de purge des éléments instables ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Craponne-sur-Arzon la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance de l'article R. 511-4 du code de la construction et de l'habitation dès lors que l'architecte des bâtiments de France n'a pas été consulté ;

- il est entaché d'un vice de procédure substantiel tiré de la méconnaissance de l'article R. 511-8 du code de la construction et de l'habitation dès lors qu'il n'a pas été notifié par lettre remise contre signature ;

- il est entaché d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation dès lors que le bâti ne présente aucun signe de désordre structurel nécessitant des mesures de mise en sécurité et d'interdiction définitive d'habiter et d'utiliser les locaux ;

- il est entaché d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation dès lors qu'en l'absence de désordre de nature à caractériser un état de péril, les mesures objet de l'arrêté litigieux ne sont pas justifiées, ceci d'autant plus que l'arrêté litigieux comporte de nombreuses omissions ; en outre, elles sont disproportionnées dès lors qu'il interdit toute occupation ou utilisation des locaux en cause, empêchant ainsi l'exécution des travaux prescrits ;

- elle a intérêt à agir dès lors que l'arrêté attaqué lèse les intérêts qu'elle entend défendre ; de surcroît, aucune règle ni aucun principe n'interdit aux tiers lésés de former des recours en annulation à l'encontre d'arrêtés de mise en sécurité ; à ce titre, l'intérêt à agir d'association a pu être reconnu par le juge administratif dès lors que l'arrêté en cause préjudiciait à leur objet statutaire ; en particulier, en l'espèce, non seulement la société d'archéologie, d'histoire et de géologie de la région de Craponne se donne pour but la sauvegarde des vestiges du passé de Craponne et de sa région mais en outre, les édifices objets de l'arrêté litigieux ont un intérêt patrimonial local incontestable, nonobstant le fait qu'ils ne soient ni inscrits ni classés en tant que monuments historiques.

Par courrier du 6 février 2024, le tribunal a invité la société d'archéologie, d'histoire et de géologie de la région de Craponne à régulariser, dans le délai de 15 jours, sa requête par la production de toute pièce justifiant de son intérêt à agir.

Par un mémoire enregistré le 8 février 2024, la société d'archéologie, d'histoire et de géologie de la région de Craponne a précisé son intérêt à agir.

Vu :

- l'ordonnance n°2400247 du 6 février 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. La société d'archéologie, d'histoire et de géologie de la région de Craponne demande au tribunal d'annuler l'arrêté de mise en sécurité du 20 janvier 2023 par lequel le maire de la commune de Craponne-sur-Arzon a mis en demeure ses propriétaires, Mmes B A et Christiane Vard, de faire cesser le péril résultant de l'état de l'immeuble situé 3 place neuve à Craponne-sur-Arzon et leur a prescrit de réaliser des travaux d'enlèvement et de purge des éléments instables. A ce titre, elle soutient avoir un intérêt à agir dans la présente requête dès lors qu'elle a pour objet statutaire la " sauvegarde des vestiges (sites, monuments, traditions, légendes, etc.) du passé de Craponne et de sa région ". Toutefois, il est constant que l'arrêté attaqué se borne à prévoir la mise en sécurité du bâtiment et, qu'à cette fin, il prescrit seulement la réalisation de travaux d'enlèvement et de purge des éléments instables à ses propriétaires. Il ne résulte ni des termes de l'arrêté attaqué ni d'aucune pièce du dossier que ces prescriptions auraient pour effet de porter atteinte à la sauvegarde de l'immeuble en cause et ne peuvent, dès lors, être regardées comme préjudiciant, par elles-mêmes, aux intérêts que l'association requérante entend défendre. Dans ces conditions, la société requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir et, par suite, sa requête est manifestement irrecevable. Il y a donc lieu de la rejeter sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société d'archéologie, d'histoire et de géologie de la région de Craponne est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société d'archéologie, d'histoire et de géologie de la région de Craponne et à la commune de Craponne-sur-Arzon.

Fait à Clermont-Ferrand, le 21 février 2024.

La présidente du tribunal,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

ZR

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions