jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2301668 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL TOURNAIRE MEUNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 juillet 2023 et le 24 août 2023, la commune de Gannat, représentée par la SCP Langlais Brustel Ledoux, demande au juge des référés
1°) d'ordonner une expertise sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative au contradictoire de la SARL Imholz Architectes et Associés, la SA Euclid Ingénierie, leur assureur, la MAF, la société Colas, venant aux droits de la société Sreg Sud Est, la SARL Fernandes, son assureur, la MAAF, la SAS Margueron, l'EURL Menuiserie Dutour, leur assureur, la société Axa France IARD, la SAS Suchet, la SAS Entreprise A. Mina, la société Luro Participation, en sa qualité de liquidateur de la SAS Société Auvergnate d'Isolation Rationnelle (SADIRA), son assureur, la société Allianz, l'EURL De Miranda-Pradillon, la SAS SAGITHERM Centre (Saterme société application thermique et refroidissement machine), son assureur Groupama, venant aux droits de la société Gan Eurocourtage, l'EURL SNFT (société nouvelle Fernandes-Tarnaud), et la SA Apave, portant sur l'origine, l'étendue et l'imputabilité des désordres affectant son centre omnisport ;
2°) de mettre en cause la société Allianz, venant aux droits de la Société GAN Eurocourtage, en sa qualité d'assureur de la Société SAGITHERM Centre et de donner acte à l'intervention volontaire des sociétés SA MMA IARD Assurances Mutuelles et SA MMA IARD.
Elle soutient que :
- de nombreux désordres affectant l'ouvrage ont été constatés le 3 avril 2023 par un commissaire de justice ;
- n'étant pas en mesure de déterminer la cause et l'origine de chaque désordre, de se prononcer sur les responsabilités imputables, d'identifier la nature des travaux pour y remédier et de chiffrer leur coût, puis évaluer l'étendue des préjudices subis, elle est bien fondée à solliciter cette mesure d'expertise.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juillet 2023, la SCOP Euclid Ingénierie et la SARL Imholz Architectes et Associés, représentées par la SELARL Tournaire Meunier, formulent toutes protestations et réserves sur la recevabilité, le mérite et le bien-fondé de la mesure sollicitée, et demandent au juge des référés de compléter la mission de l'expert au regard de l'empreinte carbone des solutions curatives retenues et de réserver les dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2023, La caisse Groupama Assurances Mutuelles, représentée par la SCP Collet-de Rocquigny-Chantelot-Brodiez-Gourdou et Associés, demande au juge des référés sa mise hors de cause.
Elle fait valoir que c'est la société Allianz IARD qui a la qualité d'assureur de la société SAGITHERM.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 1er et 31 août 2023, la compagnie d'assurances Alliance IARD, représentée par Me Sliwa Boismenu, demande au juge des référés de recevoir son intervention volontaire en lieu et place de Groupama, formule ses plus expresses protestations et réserves notamment de garantie et demande au juge des référés que l'expert désigné dépose un pré-rapport.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 août 2023, l'EURL De Miranda Pradillon soutient que sa responsabilité n'est pas engagée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 août 2023, la SAS Colas France, représentée par la SCP Teillot et Associés, Me Maisonneuve, demande au juge des référés :
- de rejeter la demande d'expertise à son contradictoire ;
- subsidiairement, de prendre acte de ses protestations et réserves.
Elle fait valoir que les désordres sont relatifs à des éléments de construction sans lien avec les travaux de VRD et que sa responsabilité décennale ne peut donc être engagée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2023, la SAS Apave et la SAS Apave SudEurope, intervenante volontaire, représentées par la SELARL Berthiaud et Associés, Me Martineu, demandent au juge des référés :
- de mettre hors de cause la société Apave et d'accueillir l'intervention volontaire de la SAS Apave SudEurope ;
- de déclarer qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sous ses plus expresses réserves de recevabilité et de responsabilité ;
- de compléter la mission de l'expert.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2023, la SAS Entreprise A. Mina et la SAS Suchet, représentées par la SCP Teillot et Associés, Me Maisonneuve, demandent au juge des référés de prendre acte de leurs protestations et réserves.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2023, la SAS Margueron et la SA Axa France IARD, en sa qualité d'assureur de la société Margueron, représentées par la SELARL Auverjuris, Me Peltier, s'en rapportent sur les mérites de la mesure sollicitée et les dépens.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 18 août 2023, la SA MMA IARD Assurances Mutuelles et la SA MMA IARD, intervenantes volontaires en qualité d'assureurs de la société Fernandes, représentées par la SCP Herman-Robin et Associés, Me Herman, demandent au juge des référés de prendre acte de leur intervention volontaire et de leurs protestations et réserves d'usage sur la mesure d'expertise sollicitée.
Elles font valoir qu'elles sont les assureurs effectifs RC-RC Décennale de la SARL Fernandes, et non la MAAF.
L'intégralité des pièces de la procédure a été communiquée à la MAF, à la SARL Fernandes, à la MAAF, à l'EURL Menuiserie Dutour, à la société Luro Participation, liquidateur de la SAS Société Auvergnate d'Isolation Rationnelle (SADIRA), à la SAS SAGITHERM Centre (Saterme société application thermique et refroidissement machine) et à l'EURL SNFT (société nouvelle Fernandes-Tarnaud), qui n'ont pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Gannat a décidé de la construction d'un centre omnisport. Elle a confié une mission de maîtrise d'œuvre par acte d'engagement du 9 juillet 2010, à un groupement composé de la SARL Imholz Architectes et Associés et la SA Euclid Ingénierie, toutes deux assurées auprès de la MAF, de la SEP Marinier et Turlin, économiste, et de la SARL Salto Ingénierie (Echologos d'Auvergne), bureau d'études acoustiques. Les travaux ont été réceptionnés le 30 septembre 2013. Le lot n°1 " VRD " a été confié à la société Sreg Sud Est désormais représentée par la société Colas, le lot n°2 " gros œuvre ", confié à la société Fernandes, le lot n°3 " charpente bois " à la SAS Margeron, le lot n°4 " étanchéité " à la SAS Suchet, les lots n°5 et n°7 " parois polycarbonate " et " serrurerie " à la SARL Constructions Métalliques Bourbonnaises, le lot n°6 " menuiseries extérieures aluminium " à la SARL Le Verre et l'Ouverture, le lot n°8 " menuiserie bois " à l'EURL Menuiserie Dutour, le lot n°9 " plâtrerie peinture " à la SAS Entreprise A. Mina, le lot n°10 " faux plafond " à la SAS SADIRA, aujourd'hui radiée et assurée auprès de la Société Allianz, le lot n°11 " carrelage faïence " à l'EURL De Miranda-Pradillon, le lot n°13 " équipements sportifs " à la SAS Nouansport, le lot n°14 " plomberie sanitaire chauffage ventilation " à SAGITHERM Centre, le lot n°15 " électricité " à la SARL Entreprise Boissonnet, radiée, le lot n°16 " isolation par l'extérieur " à l'Eurl SNFT, le lot n°17 " espaces verts " à la SARL JM Germanangue et le lot n°18 " sol sportif résine " à la SAS ST Groupe. La mission de contrôle a été confiée à la société Apave. Les intervenants n'ont pu remédier aux désordres qui affectent l'immeuble et qui se manifestent par des fissures, la présence d'infiltrations, des lézardes et affaissements à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment. Un procès-verbal de constat, dressé par un commissaire de justice le 3 avril 2023, confirme l'existence de ces nombreux désordres. La commune de Gannat demande au juge des référés l'organisation d'une expertise contradictoire en présence des intervenants concernés et de leur assureur afin de déterminer l'origine de ces désordres, les responsabilités et les conséquences, les solutions pour y remédier, ainsi que pour chiffrer le coût des travaux et évaluer l'étendue des préjudices.
2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ".
3. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.
5. Il résulte de l'instruction que l'expertise demandée par la commune de Gannat aux fins de déterminer les causes et les conséquences des désordres qui affectent son centre omnisport entre dans le champ d'application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de faire droit à cette demande et de fixer la mission de l'expert comme précisé à l'article 2 de la présente ordonnance et ce, sans faire droit à la demande de la SCOP Euclid Ingénierie et de la SARL Imholz Architectes et Associés concernant l'empreinte carbone des solutions curatives.
6. Peuvent être appelées en qualité de parties à une expertise ordonnée sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative les personnes qui ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise. En outre, le juge du référé peut appeler à l'expertise en qualité de sachant toute personne dont la présence est de nature à éclairer ses travaux.
7. La caisse Groupama Assurances Mutuelles demande sa mise hors de cause et soutient que c'est la société Allianz IARD qui a la qualité d'assureur de la société SAGITHERM. Au soutien de son intervention volontaire, la compagnie d'assurances Alliance IARD fait valoir qu'elle vient au droit de Groupama. Dès lors, il y a lieu d'admettre son intervention volontaire en qualité d'assureur de la société SAGITHERM, désormais dénommée SATERM, et de mettre, à ce titre, hors de cause la caisse Groupama Assurances Mutuelles.
8. Les sociétés SA MMA IARD Assurances Mutuelles et la SA MMA IARD font valoir qu'elles sont les assureurs effectifs RC-RC Décennale de la SARL Fernandes, et non la MAAF. Dès lors, il y a lieu d'admettre l'intervention volontaire des sociétés MMA IARD et MMA IARD assurances mutuelles en qualité d'assureurs de la SARL Fernandes et de mettre, à ce titre, hors de cause la société MAAF.
9 En l'état de l'instruction, rien ne s'oppose à ce que soit admise l'intervention volontaire de la société Apave SudEurope venant au droit de la SAS Apave.
10. En tout état de cause, il appartiendra à l'expert, s'il l'estime pertinent, dès les investigations réalisées lors de la première réunion d'expertise, de solliciter du juge des référés la mise hors de cause des parties dont la participation ne serait pas ou plus nécessaire.
11. Aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général du droit, ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et de le soumettre préalablement aux parties. Toutefois l'article R. 621-7 du code de justice administrative prévoit : " L'expert garantit le caractère contradictoire des opérations d'expertise. () L'expert recueille et consigne les observations des parties sur les constatations auxquelles il procède et les conclusions qu'il envisage d'en tirer. Toutefois, lorsque l'expert a fixé aux parties un délai pour produire leurs observations, il n'est pas tenu de prendre en compte celles qui lui sont transmises après l'expiration de ce délai. () ". Il suit de là que les conclusions des parties tendant à ce que le juge des référés ordonne la production d'un pré-rapport ne peuvent qu'être rejetées.
12. Il n'appartient pas à la juridiction administrative de donner acte de protestations et de réserves. Par suite les conclusions en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.
13. Il appartient à la présidente de la juridiction et non au juge des référés, de fixer par ordonnance les frais et honoraires qui seront dus à l'expert et de désigner la partie qui en assumera la charge. Les conclusions des parties tendant à réserver les dépens, ne peuvent être accueillies.
D E C I D E :
Article 1er : La MAAF, la caisse Groupama Assurances Mutuelles et la SAS Apave sont mises hors de cause et les interventions volontaires de la SA MMA IARD Assurances Mutuelles, de la SA MMA IARD, de la compagnie d'assurances Alliance IARD et de la SAS Apave SudEurope sont admises.
Article 2 : M. B A, demeurant 96 B rue de Creuzier à Vichy (03200), est désigné en qualité d'expert. Il aura pour mission :
1'- se rendre sur les lieux, entendre les parties, prendre connaissance de tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos, utiles à la compréhension des faits de la cause ;
2°- rechercher et préciser les liens contractuels unissant les parties, décrire les missions confiées par le maître d'ouvrage à chacune des parties attraites à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de services et tous autres documents utiles ;
3°- rechercher la date de la réception, indiquer si celle-ci a été assortie de réserves relatives aux désordres constatés, et si possible, annexer le procès-verbal de la réception à son rapport ;
4°- décrire les désordres constatés ; pour chacun d'eux, indiquer la date de la première apparition, la nature et l'importance ; fournir tous éléments permettant d'apprécier s'ils mettent l'ouvrage en péril ou le rendent impropre à sa destination, et donner son avis sur ce point ;
5°- indiquer, pour chaque désordre, si, à la date de la réception, il était apparent, ou tout au moins prévisible, en tout cas dans toutes ses conséquences ;
6°- donner son avis sur la ou les causes de chaque désordre (vice de conception, défaut de surveillance, faute d'exécution, manquement aux règles de l'art, qualité des matériaux utilisés, insuffisance d'entretien, ou toute autre cause) ; si les dommages sont dus à plusieurs causes, fournir tous éléments permettant d'apprécier dans quelle proportion ils sont imputables à chacune d'elles et donner son avis sur ce point ;
7°- décrire les travaux de nature à faire cesser les désordres et à remettre l'ouvrage en l'état prévu par le marché ; en évaluer le coût et en fixer la durée compte tenu des nécessités de leur conception, de la passation des marchés, et de l'exécution des travaux ;
8°- fournir tous éléments techniques et de fait de nature à permettre, le cas échéant, à la juridiction compétente de déterminer les responsabilités encourues ;
9°- donner son avis sur les préjudices de toute nature causés par lesdits désordres et en évaluer le montant ;
10°- tenter de concilier les parties, si faire se peut, sous réserve d'en informer préalablement la présidente du tribunal, et après le dépôt de son rapport.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Les mesures d'expertise se dérouleront au contradictoire de la commune de Gannat, la SARL Imholz Architectes et Associés, la SCOP Euclid Ingénierie, la MAF, la SAS Colas France, la SARL Fernandes, la SA MMA IARD Assurances Mutuelles, la SA MMA IARD, la SAS Margueron, l'EURL Menuiserie Dutour, la société Axa France IARD, la SAS Suchet, la SAS Entreprise A. Mina, la société Luro Participation, en sa qualité de liquidateur de la SAS Société Auvergnate d'Isolation Rationnelle (SADIRA), la société Allianz IARD, l'EURL De Miranda-Pradillon, la société SATERM, l'EURL SNFT et la SAS Apave SudEurope.
Article 5 : L'expert, qui se rendra sur les lieux, se fera communiquer tous documents nécessaires à l'accomplissement de sa mission et il pourra entendre toute personne susceptible de l'éclairer.
Article 6 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 7 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative, avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. Il déposera son rapport au greffe du tribunal sous forme électronique par le biais de la plateforme d'échanges dans le délai de 6 mois à compter de la notification de la présente décision accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Gannat, à la SARL Imholz Architectes et Associés, à la SCOP Euclid Ingénierie, à la MAF, à la SAS Colas France, à la SARL Fernandes, à la MAAF, à la SA MMA IARD Assurances Mutuelles, à la SA MMA IARD, à la SAS Margueron, à l'EURL Menuiserie Dutour, à la société Axa France IARD, à la SAS Suchet, à la SAS Entreprise A. Mina, à la société Luro Participation, à la société Allianz IARD, à l'EURL De Miranda-Pradillon, à la société SATERM, à Groupama Assurances Mutuelles, à l'EURL SNFT, à la SAS Apave SudEurope, à la SAS Apave, et à M. B A, expert.
Fait à Clermont-Ferrand, le 19 octobre 2023.
La présidente du tribunal,
juge des référés,
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
pm
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026