LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2302482

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2302482

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2302482
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationPrésidente Bader-Koza
Avocat requérantBRU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi en plein contentieux par M. B C, qui contestait le refus de renouvellement de sa reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) par la CDAPH du Puy-de-Dôme. Le requérant invoquait son handicap physique persistant (jambe plus courte et perte de péroné suite à un accident) et la pénibilité de son nouvel emploi de chauffeur poids lourd manutentionnaire. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que, malgré son handicap, M. C était parfaitement réinséré dans un emploi à temps plein sans restriction particulière, et que les difficultés alléguées n'étaient plus suffisamment objectivées pour justifier le maintien de la RQTH. La décision s’appuie sur les articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail, ainsi que sur l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 octobre 2023 et 21 mai 2025, M. B C, représenté par Me Bru, demande au tribunal d'annuler la décision du 22 août 2023 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Puy-de-Dôme a rejeté son recours administratif préalable tendant à l'annulation de la décision du 7 mars 2023 rejetant sa demande de renouvellement de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

Il soutient que :

- il a dû changer d'orientation professionnelle et vendre son entreprise dans laquelle il exerçait le métier de pâtissier dès lors que son état de santé ne lui permettait plus de rester debout ;

- il est actuellement chauffeur poids lourd manutentionnaire ; ce métier est pénible en raison de la manutention effectuée tous les jours ;

- il a une jambe plus courte que l'autre de 2,5 centimètres et 15 centimètres de péroné en moins suite à un accident de moto en 2006 et aux multiples opérations subies ; il rencontre des difficultés pour monter dans son camion et effectuer les tâches courantes ;

- il a bénéficié de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé à compter du 11 juin 2009 ; sa situation médicale et clinique n'a pas changé et ne peut que se dégrader ;

- la MDPH aurait dû apprécier le caractère d'irréversibilité de son handicap ;

- son employabilité est réduite et la RQTH lui permettrait de bénéficier de mesure de maintien dans l'emploi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2024, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Puy-de-Dôme conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- sa décision est justifiée dès lors que le requérant est parfaitement réinséré dans son nouvel emploi qu'il peut assurer à temps plein, sans restriction ni exigence particulière ;

- les difficultés rencontrées par le requérant n'entraînent plus de restrictions suffisamment objectivées pour justifier cette reconnaissance.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

La présidente a dispensé la rapporteure publique sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, Mme Bader-Koza, présidente, a lu son rapport.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a été bénéficiaire de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Le 16 septembre 2022, il a déposé une demande de renouvellement de cette qualité auprès de la maison départementale des personnes handicapées du Puy-de-Dôme. Par une décision du 7 mars 2023, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Puy-de-Dôme a refusé ce renouvellement. Par décision du 22 août 2023, cette même commission a rejeté le recours administratif préalable formé par M. C. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles : " Constitue un handicap () toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant ". Aux termes de l'article L. 241-6 du même code : " I. La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : / () 4° Reconnaître, s'il y a lieu, la qualité de travailleur handicapé aux personnes répondant aux conditions définies par l'article L. 5213-1 du code du travail ; / () ". L'article L. 5213-1 du code du travail dispose : " Est considérée comme travailleur handicapé toute personne dont les possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l'altération d'une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique. ". Aux termes de l'article L. 5213-2 du même code : " La qualité de travailleur handicapé est reconnue par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles. Lorsque le handicap est irréversible, la qualité de travailleur handicapé est attribuée de façon définitive. / () ". Il résulte de ces dispositions que la qualité de travailleur handicapé doit être appréciée en tenant compte, d'une part, de l'état de santé du demandeur et, d'autre part, de ses qualifications et de l'emploi qu'il occupe ou de celui qu'il aurait vocation à occuper.

3. Les recours formés contre les décisions des commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées statuant, en application des dispositions du 4° du I de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, sur une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail, constituent des recours de plein contentieux. Eu égard à son office lorsqu'il est saisi d'un tel recours, il appartient au juge administratif de se prononcer non sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais seulement sur la qualité de travailleur handicapé de la personne intéressée, en se plaçant à la date à laquelle il rend sa décision.

4. Pour rejeter le recours administratif préalable formé par M. C, la CDAPH du Puy-de-Dôme a estimé que les conséquences de sa situation de handicap n'entrainaient pas de difficultés pour obtenir ou conserver un emploi au sens des dispositions de l'article L. 5213-1 du code du travail. Dans son mémoire en défense, la MDPH du Puy-de-Dôme fait valoir que la RQTH précédemment accordée au requérant avait pour objectif de favoriser sa reconversion professionnelle et qu'il n'y a pas lieu de la prolonger lorsque, comme c'est le cas en l'espèce, l'objectif de reconversion est atteint.

5. M. C, actuellement chauffeur poids lourds manutentionnaire, soutient que, suite à un accident de moto en 2006 et aux multiples opérations subies, il rencontre des difficultés pour monter dans son camion et effectuer les tâches courantes. Il fait également valoir qu'il a bénéficié de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé à compter du 11 juin 2009 et que son état de santé, qui ne peut que se dégrader, n'a pas changé.

6. A l'appui de ses allégations, M. C produit son dossier médical tenu entre 2006 et 2011, depuis les opérations effectuées suite à son accident jusqu'aux consultations de suivi, dont il résulte que les douleurs au membre inférieur droit reviennent après hyperactivité professionnelle. Il ne résulte toutefois pas de l'instruction que l'état de santé de M. C se serait substantiellement dégradé et l'empêcherait de conserver son emploi actuel. En outre, M. C ne démontre ni même n'allègue qu'il risque de perdre cet emploi. Il ne fait par ailleurs état d'aucun aménagement de son poste actuel. Il n'apparaît ainsi pas que la CDAPH du Puy-de-Dôme aurait fait une inexacte application des dispositions précitées du code du travail et du code de l'action sociale et des familles, ni que l'évolution de cet état de santé pourrait justifier à ce jour le renouvellement de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

7. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 22 août 2023 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Puy-de-Dôme a rejeté son recours administratif préalable tendant à l'annulation de la décision du 7 mars 2023 rejetant sa demande de renouvellement de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la maison départementale de l'autonomie du Puy-de-Dôme.

Copie en sera adressée, pour information, au département du Puy-de-Dôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.

La présidente,

S. BADER-KOZALa greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 230248AC

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions