lundi 10 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2400542 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 mars 2024, complétée le 19 mars 2024, Mme A B doit être regardée comme contestant la décision du 8 novembre 2023 par laquelle la commission de recours amiable a refusé de lui accorder une remise de sa dette au titre de la prime d'activité d'un montant de 1 869,16 euros.
Elle soutient que la dette trouve son origine dans des mauvaises informations que lui auraient données la MSA concernant les montants à déclarer et qu'elle ne peut rembourser une telle somme.
Par une lettre du 11 mars 2024, le tribunal a adressé à Mme B un formulaire de requête à retourner complété, sous quinze jours.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.() ".
2. D'une part, à l'appui de sa requête, Mme B soutient que la dette trouve son origine dans des circonstances particulières du décès de son mari et suite aux mauvaises informations données par les services de la MSA concernant notamment les déclarations de la pension de réversion de son mari. Toutefois ce moyen est sans incidence sur l'existence de l'indu. D'autre part, la requérante invoque également une situation financière difficile mais sans apporter suffisamment d'éléments permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Dès lors, les conclusions de la requête de Mme B, fondées sur de tels moyens, ne peuvent qu'être rejetées en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Clermont-Ferrand, le 10 juin 2024.
La présidente,
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
pm
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