mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401074 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DMMJB AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 mai 2024 et un mémoire enregistré le 30 mai 2024, Mme F C, M. A B et Mme H B, représentés par Me Gros, demandent, dans le dernier état de leurs écritures, au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté n° PC06326223G0016 délivré le 8 décembre 2023 par le maire de la commune d'Orcet à Mme G D pour la réhabilitation d'une grange et une surélévation ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Orcet et de Mme D la somme de 1 500 euros chacun en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
Sur la recevabilité :
- la requête respecte les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dès lors que les requérants ont procédé à la notification de leurs recours gracieux à Mme D ; ils ont procédé à la notification de leur recours en référé suspension et de leur recours au fond par courrier recommandé du 7 mai 2024 ;
- l'affichage ne peut être considéré comme régulier et ne fait pas courir le délai de recours contentieux dès lors que la réalité du projet ne coïncide pas avec les mentions du panneau d'affichage et a été de nature à induire en erreur les requérants ; les défendeurs font état de différents éléments insusceptibles de justifier d'un affichage à la date du 15 décembre 2023 ; ils ne se sont aperçus de l'affichage du panneau qu'au mois de février 2024 ;
Sur l'urgence :
- la condition est remplie dès lors que les travaux autorisés par le permis de construire ont débuté avec la démolition d'une partie de la grange et l'utilisation d'engins de chantier.
Sur l'intérêt à agir :
- Mme C est propriétaire d'une maison à usage d'habitation contigüe à la grange faisant l'objet des travaux ; elle est propriétaire de la basse-cour close cadastrée section AI n° 26 qui fait également partie de l'emprise des travaux prévus par la pétitionnaire, en particulier des travaux de percement d'un mur ;
- M. et Mme B sont propriétaires d'une maison à usage d'habitation à proximité immédiate de la construction autorisée ; ils jouissent d'une voie à usage privatif fermée par un portail située Impasse du Puits ; ils sont des voisins immédiats du projet de construction ;
- la nature du projet autorisé, son importance et sa localisation ont des incidences importantes sur la propriété de Mme C ; la surélévation de la grange, la création de fenêtres et d'une terrasse, le percement d'un mur appartenant à Mme C et l'utilisation de la parcelle cadastrée AI n° 26 vont générer des nuisances pour Mme C et les époux B ; la nature de la construction, son importance et sa localisation vont avoir pour conséquence des troubles de jouissance liés à la création d'un accès qui n'existait pas auparavant et du passage dans une impasse à usage privatif et une cour privée ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision méconnaît l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'il résulte du régime particulier des biens non délimités qu'un des propriétaires ne peut déposer de demande d'autorisation d'urbanisme dès lors que les limites parcellaires et la contenance de sa propriété ne sont pas connues ; Mme D ne justifie pas, à l'appui de sa demande de permis de construire d'un droit à la déposer ; la parcelle cadastrée section AI n° 26 est un bien non délimité qui appartient à Mme C ; Mme C est propriétaire d'une maison d'habitation et d'une petite basse-cour close figurant au cadastre de la commune d'Orcet sous le numéro AI 16 comme bien non délimité pour une superficie de 6 ca sous le numéro AI 26 ; le projet de Mme D porte sur la parcelle AI n° 26 qui n'est pas accessible depuis la voie publique et close par un mur donnant sur l'impasse du Puits ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet en méconnaissance de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme dès lors que le projet porte sur la réhabilitation d'une grange et d'une surélévation et non sur une démolition de la grange existante ; il a été procédé à la démolition des murs porteurs de la grange et de sa toiture ;
- le projet prévoit la démolition d'un mur appartenant à Mme C sur la parcelle AI n° 26 afin de créer un accès indépendant à un logement en passant par l'impasse du Puits en méconnaissance de l'article UD 3 du règlement du PLU qui rend inconstructible tout terrain enclavé ; le dossier de permis de construire ne dispose pas des pièces A1 et A2 requises par l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme et indiquant les constructions à démolir ; l'incomplétude du dossier a été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable ;
- elle méconnaît l'article UD 3 du règlement du PLU dès lors que la parcelle AI 26 est enclavée et n'est pas constructible et ne peut donc pas servir d'accès à une construction située sur la parcelle cadastrée AI 27 ; les dimensions de cette impasse ne sont pas adaptées à l'opération envisagée et ne permettent pas l'approche du matériel de lutte contre l'incendie ; elle ne permet pas l'accès des véhicules de secours ;
- elle méconnaît l'article UD 11 du règlement du PLU dès lors que les ouvertures côté Nord ne satisfont pas aux prescriptions ; le projet a fait l'objet d'un avis défavorable de l'ABF ; la terrasse prévue ne présente pas les caractéristiques d'un patio ; les volets roulants prévus ne correspondent pas à des volets de type traditionnels ;
Par un mémoire en défense enregistré le 29 mai 2024, Mme G D, représentée par la SCP Herman-Robin et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge in solidum des requérants la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
Sur la recevabilité :
- la requête est irrecevable pour tardiveté dès lors que l'affichage du permis de construire le 15 décembre 2023 a fait courir le délai de recours contentieux ;
- la requête est irrecevable dès lors que Mme C ne justifie pas de la notification au pétitionnaire prévue par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ; les requérants ne justifient pas de la notification à la commune d'Orcet des recours introduits tendant à l'annulation et à la suspension de la décision attaquée ;
- les époux B ne disposent pas d'un intérêt à agir dès lors qu'ils ne seront pas affectés directement dans les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien ; le projet ne se situe pas en limite de leur propriété dès lors que la grange à rénover et la maison des époux B sont séparées par la parcelle AI 26 ; la transformation de la grange ne constitue pas une opération d'envergure puisqu'il ne s'agit que d'une réhabilitation avec une légère surélévation ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté dès lors que le pétitionnaire n'a pas à justifier dans sa demande d'un titre lui permettant de présenter sa demande, le maire de la commune d'Orcet pouvait valablement délivrer le permis de construire dès lors qu'aucune fraude ne lui est reprochée et que les services instructeurs ne disposaient d'aucun élément de nature à remettre en cause la qualité de propriétaire du bien ;
- le moyen tiré de la non-conformité du permis de construire est infondé dès lors que les travaux en cours n'ont pas emporté démolition de la grange ni même de ses murs porteurs ; le plan de masse annexé à la demande de permis de construire mentionnait la présence d'une entrée au niveau du mur dressé, l'administration pouvant en déduire que le mur dressé à ce niveau serait nécessairement percé ; le mur n'apparaît pas au cadastre et rien n'indique que sa construction a été autorisée par l'administration ;
- elle bénéficie d'un droit de passage l'autorisant à rejoindre l'impasse du Puits par la parcelle AI 26 qui n'est pas enclavée ; l'impasse du Puits n'est pas privée mais a été clôturée illégalement par l'installation d'un portail sur le domaine public ; le terrain d'assiette bénéficie d'un autre accès par le passage Arvène, ce qui n'est pas contesté par les requérants ; le moyen tiré de que le terrain d'assiette du projet ne serait pas desservi par une voie privée répondant aux caractéristiques de l'article UD3 du PLU est inopérant dès lors que le terrain de l'assiette du projet est desservi au niveau du garage de la construction par le passage Arvène qui constitue une voie publique ; le passage Arverne est adapté au passage des véhicules de lutte contre l'incendie ;
- le moyen tiré de la non-conformité du projet à l'article UD11 du règlement écrit du PLU est inopérant dès lors que les prescriptions du maire ont vocation à amender ou à compléter le permis de construire.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 mai 2024, la commune d'Orcet, représentée par la SELARL DMMJB Avocats, Me Juilles, conclut à l'irrecevabilité de la requête, à son rejet et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
Sur la recevabilité :
- la requête est irrecevable au sens des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dès lors que Mme C ne justifie pas avoir notifié son recours à Mme D ; les requérants ne justifient pas avoir notifié leurs recours en annulation et en suspension à Mme D et à la commune ;
- la requête est tardive au sens des dispositions de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme dès lors que les requérants disposaient d'un délai expirant le 16 février pour former soit leur recours gracieux, soit un recours contentieux ;
Sur l'intérêt à agir :
- les époux B ne justifient d'aucun intérêt à agir ; ils sont propriétaires d'un ensemble immobilier sur une parcelle qui ne jouxte pas immédiatement celles objets du projet ; ils ne démontrent ni même n'allèguent qu'ils auront une vue directe depuis leur propriété sur l'ensemble immobilier de Mme D ; il s'agit d'un projet immobilier relativement limité qui s'inscrit dans l'harmonie des maisons avoisinantes ; les époux B ne produisent aucune autorisation émanant de la commune autorisant un accès privatif de l'impasse du Puits ;
- Mme C ne justifie pas d'un intérêt à agir dès lors qu'elle n'est pas la propriétaire exclusive de la parcelle AI n°26 ; le mur qu'il est nécessaire de percer pour permettre l'accès depuis la parcelle AI n°26 à l'impasse du Puits appartient également à Mme D ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'urbanisme n'est pas fondé dès lors qu'il ressort de l'acte de propriété de Mme D qu'elle est propriétaire de la parcelle AI n° 26 et qu'elle dispose de tout droit sur le passage que constitue cette parcelle ; aucune construction n'est prévue sur cette parcelle, il est seulement prévu de créer des ouvertures donnant sur ladite parcelle ;
- le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de permis de construire manque en droit et en fait dès lors que les dispositions de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme ne porte que sur un permis de démolir et ne sont donc pas applicables en l'espèce ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD3 du règlement du PLU manque en fait dès lors que les travaux sont prévus sur un bâtiment existant qui fait partie d'une unité foncière qui n'est pas enclavée ; la parcelle AI n° 27 dispose d'un accès direct à la voie publique ; la circonstance que le mur entre la parcelle AI n° 26 et l'impasse du Puits soit obstrué n'est pas suffisante à faire regarder le projet comme étant enclavé ;
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD11 ne peut qu'être rejeté dès lors que la circonstance que les plans fassent apparaître des ouvertures horizontales est sans incidence sur la légalité du permis de construire ; les deux conditions posées par le PLU en ce qui concerne la terrasse sont satisfaites ; les prescriptions relatives aux volets sont des recommandations et non des obligations.
Vu :
- la requête enregistrée le 7 mai 2024 sous le n° 2401073 par laquelle les requérants demandent l'annulation de l'arrêté en litige ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif a désigné Mme E, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les observations de Me Gros, avocat de Mme C et de M. et Mme B, I pour la commune d'Orcet et de Me Déat, substituant Me Herman pour Mme D.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, M. et Mme B demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 8 décembre 2023 par lequel le maire de la commune d'Orcet a délivré à Mme D un permis de construire pour la réhabilitation d'une grange avec surélévation sur un terrain situé 7 Pas Arverne sur les parcelles cadastrés AI 26, AI 27 et AI 28.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. ". Aux termes de son article A. 424-16 : " Le panneau prévu à l'article A. 424-15 indique le nom, la raison sociale ou la dénomination sociale du bénéficiaire, le nom de l'architecte auteur du projet architectural, la date de délivrance, le numéro du permis, la nature du projet et la superficie du terrain ainsi que l'adresse de la mairie où le dossier peut être consulté. / Il indique également, en fonction de la nature du projet : / a) Si le projet prévoit des constructions, la surface de plancher autorisée ainsi que la hauteur de la ou des constructions, exprimée en mètres par rapport au sol naturel / () ". Aux termes de son article A. 424-18 : " Le panneau d'affichage doit être installé de telle sorte que les renseignements qu'il contient demeurent lisibles de la voie publique ou des espaces ouverts au public pendant toute la durée du chantier ".
4. Il résulte des dispositions précitées que le délai de recours à l'égard des tiers court à compter de l'affichage d'un permis de construire sur le terrain, dès lors que cette formalité a été accomplie de manière complète et régulière. À cet égard, les dispositions imposant que figurent sur le panneau d'affichage du permis de construire diverses informations sur les caractéristiques de la construction projetée ont pour objet de permettre aux tiers, à la seule lecture de ce panneau, d'apprécier l'importance et la consistance du projet, le délai de recours contentieux ne commençant à courir qu'à la date d'un affichage complet et régulier. Il s'ensuit que si les mentions prévues par l'article A. 424-16 doivent, en principe, obligatoirement figurer sur le panneau d'affichage, une erreur affectant l'une d'entre elles ne conduit à faire obstacle au déclenchement du délai de recours que dans le cas où cette erreur est de nature à empêcher les tiers d'apprécier l'importance et la consistance du projet. La circonstance qu'une telle erreur puisse affecter l'appréciation par les tiers de la légalité du permis est, en revanche, dépourvue d'incidence à cet égard, dans la mesure où l'objet de l'affichage n'est pas de permettre par lui-même d'apprécier la légalité de l'autorisation de construire. En tout état de cause, s'il incombe au bénéficiaire de l'autorisation de justifier qu'il a bien rempli les formalités d'affichage prescrites, le juge doit toutefois apprécier la continuité et la régularité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces qui figurent au dossier qui lui est soumis.
5. Il ressort des pièces du dossier que l'affichage du permis de construire en litige est attestée par trois photographies prises les 15 décembre 2023, 17 janvier 2024 et 16 février 2024 dont chacune comporte la Une d'un quotidien national ainsi que, produit à l'audience, par la copie de l'historique de la galerie du téléphone portable qui a pris les photos. Mme D produit également plusieurs attestations circonstanciées de voisins certifiant l'affichage du permis durant la période en cause. Ces éléments combinés apparaissent suffisants pour établir la continuité de l'affichage du permis de construire en litige, depuis au plus tard le 15 décembre 2023, ce que ne contestent pas sérieusement les requérants.
6. En réponse, ces derniers se prévalent du caractère incomplet de celui-ci. Il ressort des photographies précitées que cet affichage indique clairement que le projet porte sur la réhabilitation d'une grange avec surélévation et indique la hauteur du bâtiment permettant ainsi aux tiers d'être suffisamment informés sur l'importance et la consistance du projet de construction. Les autres éléments omis dont se prévalent les requérants n'apparaissent pas substantielles au vu, notamment, de la configuration des lieux. Les requérants n'apparaissent ainsi pas fondés à soutenir que le panneau d'affichage du permis de construire en litige aurait comporté de substantielles omissions et inexactitudes, ayant fait obstacle au déclenchement des délais de recours à l'égard des tiers.
7. Ainsi, le délai de recours de deux mois mentionné à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme, qui a couru au plus tard à compter du 15 décembre 2023 et n'a pas été interrompu par le recours gracieux formé par les requérants le 12 mars 2024 et le 6 avril 2024, était expiré à la date du 7 mai 2024, date à laquelle la demande des requérants tendant à l'annulation et à la suspension du permis de construire susvisé a été enregistrée au greffe du tribunal. La requête présentée par Mme C et par M. et Mme B est, par suite, tardive et donc irrecevable.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Orcet et de Mme D qui ne sont pas, dans la présente instance, parties perdantes, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
9. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances, de mettre à la charge d'une part, de Mme F C, d'autre part, de M. A B et de Mme H B, chacun la somme de 800 euros à verser à la commune d'Orcet et à Mme D au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C et de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme F C versera la somme de 800 euros à la commune d'Orcet et une somme identique à Mme D sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : M. A B et Mme H B verseront la somme de 800 euros à la commune d'Orcet et une somme identique à Mme D sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F C, à M. A B , à Mme H B, à Mme G D et à la commune d'Orcet.
Fait à Clermont-Ferrand, le 4 juin 2024.
La juge des référés,
C. E
La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2401074AA
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