jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2401601 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juillet 2024, Mme A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision en date du 2 juillet 2024 par laquelle l'adjointe au maire de la commune de Vichy déléguée aux ressources humaines, aux finances et à l'administration générale a procédé à sa mutation d'office ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Vichy de la maintenir dans ses fonctions de vidéo-opératrice au sein du centre de supervision urbain de la commune de Vichy.
Mme B soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la mutation d'office en litige ne tient pas compte des restrictions médicales auxquelles elle est soumise par la médecine du travail qui font état de contraintes concernant le poste d'agent d'entretien à la médiathèque ;
- la mutation d'office attaquée :
* constitue une sanction disciplinaire déguisée ;
* est illégale dès lors que, bien que prise en considération de la personne, elle n'a pas été informée qu'elle était susceptible d'avoir accès au rapport établi à l'issue de l'enquête administrative préalable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jurie, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 511-1 du même code : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Par sa requête, Mme B a saisi le juge des référés de conclusions tendant à l'annulation d'une décision de mutation d'office prise à son égard le 2 juillet 2024 et de conclusions à fin d'injonction visant à ce que son maintien dans ses fonctions soit ordonné à l'autorité municipale. Toutefois, ces demandes ne rentrent pas dans l'office du juge des référés saisi en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui ne peut qu'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ainsi que des mesures provisoires.
3. En outre, alors que la procédure de référé instituée par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être assortie d'un recours en annulation au fond, il ne résulte pas de l'instruction que Mme B ait saisi le tribunal de conclusions tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de la décision de mutation d'office en date du 2 juillet 2024.
4. Dès lors, il y a lieu, selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B comme étant manifestement irrecevables.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Clermont-Ferrand, le 18 juillet 2024.
Le juge des référés,
G. JURIE
La République mande et ordonne à la préfète de l'Allier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2401601
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