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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401602

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401602

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401602
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la réparation de préjudices liés à une intervention chirurgicale au centre hospitalier Emile Roux. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait que des allégations non assorties de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et les prétentions indemnitaires n'étaient pas chiffrées. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement insuffisamment motivées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, Mme A B saisit le tribunal d'un litige relatif à la réparation de ses préjudices liés à une intervention chirurgicale dont elle a fait l'objet au centre hospitalier Emile Roux.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. A supposer que Mme B, qui indique " faire un recours " à l'encontre d'un chirurgien du centre hospitalier Emile Roux, entende demander au tribunal de condamner ledit centre hospitalier à l'indemniser de ses préjudices résultant d'interventions chirurgicales dont elle a fait l'objet, elle se borne à évoquer les circonstances que son dossier a été envoyé à la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux et qu'elle n'a pas d'expertise médicale pour établir les erreurs médicales dont elle serait victime. Toutefois, ce faisant, Mme B, qui n'a présenté aucun autre mémoire avant l'expiration du délai de recours contentieux, lequel a au plus tard commencé à courir à compter de l'enregistrement de la requête au greffe du tribunal, le 15 juillet 2024, n'assortit manifestement pas ses allégations de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé alors, au demeurant, que ses prétentions indemnitaires ne sont pas chiffrées.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 20 septembre 2024.

La présidente de la 1ère chambre,

R. CARAËS

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.JC

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