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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401652

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401652

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401652
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B contestant un arrêté municipal fixant les tarifs de stationnement sur un parking communal. Le requérant invoquait une rupture d'égalité en raison de tarifs différenciés, mais n'a pas apporté de précisions suffisantes pour démontrer le caractère disproportionné de cette différence de traitement. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considère que le moyen n'est pas assorti des éléments permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sans instruction complémentaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le maire de la commune d'Aurec-sur-Loire a fixé les tarifs du stationnement sur le parking de la base de loisirs des Gorges de la Loire.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. A l'appui de sa requête, M. B se borne à invoquer une rupture d'égalité, faisant état de l'application de tarifs différenciés par la commune d'Aurec-sur-Loire sur un de ses parkings, et en particulier de la gratuité pour ses seuls habitants. Toutefois, ce faisant, et alors que le principe d'égalité, en tant que principe général du droit, ne s'oppose ni à ce que l'autorité investie du pouvoir réglementaire règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'elle déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général, pourvu que, dans l'un comme l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la norme qui l'établit et ne soit pas manifestement disproportionnée au regard des motifs susceptibles de la justifier, M. B n'assortit pas son moyen de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Ainsi, M. B, qui n'a présenté aucun autre mémoire avant l'expiration du délai de recours contentieux, n'assortit sa demande que d'un unique moyen dont le contenu ne permet manifestement pas d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, sa requête doit être rejetée en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 20 septembre 2024.

La présidente,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°240165AC

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