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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401678

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401678

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401678
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remises de dette d’APL. La requérante invoquait ses déclarations dans les délais et sa situation financière difficile, mais ces moyens ont été jugés insuffisants. Le tribunal a relevé que le moyen tiré des déclarations était sans incidence sur l’existence de l’indu, et que la précarité alléguée n’était pas étayée malgré une demande de précisions. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 juillet 2024, Mme A B conteste les décisions du 10 juillet 2024 par lesquelles la caisse d'allocations familiales de la Haute-Loire a refusé de lui accorder des remises de dette au titre de l'aide personnelle au logement (APL) pour des montants de 176,61 euros et de 223,89 euros.

Elle soutient avoir fait ses déclarations dans les délais et se trouve dans une situation financière compliquée.

Par une lettre du 7 août 2024, le tribunal a adressé à Mme B un formulaire de requête à retourner complété, sous quinze jours, notamment avec des précisions concernant les éléments de précarité, restée sans suite.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.() ".

2. Aux termes de l'article 1302 du code civil : " Tout paiement suppose une dette ; ce qui a été reçu sans être dû est sujet à restitution () " Aux termes de l'article 1302-1 du même code : " Celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû doit le restituer à celui de qui il l'a indûment reçu ".

3. D'une part, à l'appui de sa requête, Mme B soutient qu'elle a fait ses déclarations dans les délais. Toutefois ce moyen est sans incidence sur l'existence de l'indu. D'autre part, la requérante invoque également une situation financière difficile mais sans apporter suffisamment d'éléments permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Malgré la demande en ce sens du 7 août 2024, Mme B n'a présenté aucun autre mémoire avant l'expiration du délai de recours contentieux. Dès lors, les conclusions de la requête de Mme B, fondées sur de tels moyens, ne peuvent qu'être rejetées en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Clermont-Ferrand, le 27 septembre 2024.

La présidente,

S. BADER-KOZA

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

pm

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