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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2401713

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2401713

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2401713
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantATMOS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a pris acte du désistement pur et simple de la société Paprec Auvergne de sa requête en plein contentieux, par laquelle elle demandait la condamnation du syndicat Valtom à lui verser plus de 4,5 millions d'euros en réparation de préjudices. La solution retenue est un désistement d'instance et d'action, sans condamnation aux frais de justice pour le Valtom, dont les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au magistrat désigné de statuer sur les désistements.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 juillet 2024, la société Paprec Auvergne, représentée par la SELARL Atmos avocats, demande au tribunal :

1°) à titre principal de condamner le syndicat de valorisation et de traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme (Valtom) à lui verser la somme de 4 535 646,55 euros HT en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner le Valtom à lui verser une somme de 1 858 298,25 euros HT à parfaire, sur le fondement de sa responsabilité contractuelle ;

3°) en tout état de cause, de mettre à la charge du Valtom la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2024, le syndicat de valorisation et de traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme, représenté par la SELARL Parme avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 10 000 euros soit mise à la charge de la société Paprec Auvergne en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire, enregistré le 12 novembre 2025, la société Paprec Auvergne conclut à ce que lui soit donné acte de son désistement d’instance et d’action.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Jurie, premier conseiller, pour statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (...) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Le désistement de la société Paprec Auvergne est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions du Valtom présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Paprec Auvergne.

Article 2 : Les conclusions du syndicat de valorisation et de traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Paprec Auvergne et au syndicat de valorisation et de traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme.


Fait à Clermont-Ferrand, le 6 janvier 2026.


Le magistrat désigné,



G. JURIE


La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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