LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2503063

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2503063

mercredi 7 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2503063
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de plusieurs associations demandant l'annulation de la décision de SNCF Réseau de déposer les rails et de goudronner un passage à niveau sur une ligne ferroviaire désaffectée. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance du code des transports et de l'arrêté du 18 mars 1991, étaient inopérants, les travaux ne constituant ni une modification du réseau ferré national ni la suppression d'un passage à niveau. Il a également jugé inopérants les moyens relatifs à l'affectation du domaine public, à la contravention de grande voirie et à l'absence d'autorisation d'occupation, SNCF Réseau agissant en tant que gestionnaire du domaine public ferroviaire. La requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2025, l’association Retour du Train des Volcans, l’association Fédération Agir pour la ligne Clermont-Ferrand-Le Mont Dore-Ussel-Tulle et l’association TransFERmodal demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision de la SNCF Réseau de procéder à l’enlèvement des rails, la dépose du platelage et au goudronnage du passage à niveau n° 287 de la ligne de Clermont-Ferrand à Eygurande-Merlines sur la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze révélée par la déclaration de travaux de la SNCF Réseau du 16 septembre 2025 ;

2°) de mettre à la charge de la SNCF Réseau la somme de 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :
- la région Auvergne-Rhônes-Alpes n’a pas été informée de la réalisation des travaux litigieux, en méconnaissance de l’article L. 2111-2 du code des transports ;
- aucun arrêté préfectoral n’a autorisé la suppression du passage à niveau, en méconnaissance de l’article 3 de l’arrêté du 18 mars 1991 relatif au classement, à la réglementation et à l’équipement des passages à niveau ;
- aucune enquête publique n’a été organisée, en méconnaissance de l’article 3 de l’arrêté du 18 mars 1991 relatif au classement, à la réglementation et à l’équipement des passages à niveau ;
- la décision contestée est incompatible avec l’affectation du domaine public ferroviaire ;
- les travaux litigieux sont constitutifs d’une contravention de grande voirie ;
- la SNCF Réseau ne bénéficie pas d’une autorisation d’occupation du domaine public.


Vu l’ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- le code des transports ;
- l’arrêté du 18 mars 1991 relatif au classement, à la réglementation et à l’équipement des passages à niveau ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Par la présente requête, l’association Retour du Train des Volcans et autres demandent l’annulation de la décision de la SNCF Réseau de procéder à l’enlèvement des rails, la dépose du platelage et au goudronnage du passage à niveau n°287 de la ligne de Clermont-Ferrand à Eygurande-Merlines sur la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze révélée par la déclaration de travaux de la SNCF Réseau du 16 septembre 2025.

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance :(...) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.(…) ».

En premier lieu, si les requérants soutiennent que la décision en litige méconnaît les dispositions de l’article L. 2111-2 du code des transports, les travaux projetés ne relèvent pas d’un projet de modification de la consistance ou des caractéristiques du réseau ferré national, d’adaptation de l’infrastructure existante, ou de changement dans les conditions d’exploitation du réseau ferré national, dès lors que la ligne sur laquelle les travaux sont projetés n’est plus en fonction. En outre, si les requérants soutiennent que la décision en litige méconnaît les dispositions de l’article 3 de l’arrêté du 18 mars 1991 relatif au classement, à la réglementation et à l’équipement des passages à niveau, elle n’a pas pour objet la suppression d’un passage à niveau. Par suite, ces moyens sont inopérants.

En deuxième lieu, si les requérants soutiennent que la décision en litige est incompatible avec l’affectation du domaine public ferroviaire, la dépose d’un accessoire à ce domaine, tel que les rails et traverses, a justement pour effet de matérialiser une décision de désaffectation de la voie. Par suite, ce moyen ne peut qu’être écarté comme inopérant.

En troisième lieu, si les requérants font valoir que les travaux en litige sont constitutifs d’une contravention de grande voirie, la procédure de contravention de grande voirie réprimant, dans les conditions prévues à l’article L. 2232-1 du code des transports, la méconnaissance des articles L. 2231-1 à L. 2231-9 du même code, n’est pas susceptible d’être engagée à l’encontre de SNCF Réseau pris en sa qualité d’attributaire et de gestionnaire de ce réseau par détermination de la loi, à raison des actions qu’il conduit ou qui sont conduites pour son compte sur le domaine public ferroviaire. Par ailleurs, le seul fait d’entreprendre la levée des rails et traverses est sans incidence sur le domaine public lui-même. Par suite, ce moyen ne peut qu’être écarté comme inopérant.

En quatrième lieu, si les requérants font valoir que la SNCF Réseau ne dispose pas d’une autorisation d’occupation du domaine public, il est constant que la SNCF Réseau est attributaire et gestionnaire de cette portion du domaine public et ne nécessite pas, en conséquence, d’une telle autorisation. Par suite, ce moyen ne peut qu’être écarté comme inopérant.

Il résulte de tout ce qui qui précède que l’association Retour du Train des Volcans et autres, qui n’ont présenté aucun autre mémoire avant l’expiration du délai de recours contentieux, n’assortissent leur demande que de moyens inopérants. Par suite, leur requête doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de l’association Retour du Train des Volcans et autres est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Retour du Train des Volcans, première dénommée pour l’ensemble des requérants.


Fait à Clermont-Ferrand, le 7 janvier 2026.


La présidente du tribunal,





S. BADER-KOZA


La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions