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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2503828

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2503828

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2503828
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantEYRAUD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du maire de Veyre-Monton ayant opposé un sursis à statuer à la demande de permis de construire de M. A... pour l’extension de son habitation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Eyraud, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 3 novembre 2025 du maire de Veyre-Monton portant sursis à statuer sur sa demande de permis de construire pour l’extension d’une habitation ;

2°) d’enjoindre au maire de Veyre-Monton de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de 15 jours à compter de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Veyre-Monton la somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l’urgence :
elle est caractérisée dès lors que le projet doit uniquement permettre la réalisation d’ouvrages indispensables à la stabilité du terrain et à la sécurisation durable de son habitation ainsi que de la voie départementale située en contrebas et qu’il s’agit de la seule solution technique envisageable qui ne peut pas être différée.

Sur le doute sérieux :
l’arrêté a été pris par une autorité incompétente en l’absence d’une délégation de signature ;
il est insuffisamment motivé ;
il méconnaît les disposions de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme dès lors que le projet n’est pas de nature à compromettre l’exécution du futur plan local d’urbanisme.

Vu l’ensemble des pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».

En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

En l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés et analysés ci-dessus n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté en litige.

Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence, que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Clermont-Ferrand, le 5 janvier 2026.

La juge des référés,





C. BENTÉJAC

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


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