jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-1902016 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MARBOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 9 septembre 2019, le 26 février 2021 et le 19 juillet 2021, la société par actions simplifiée (SAS) BMF Remontées mécaniques France, représentée par Me De Gerando, demande au tribunal :
1°) de condamner le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron à lui verser la somme de 1 381 448 euros en réparation du préjudice que lui a causé son éviction irrégulière du lot n° 1 du marché de travaux de construction d'une liaison interurbaine entre Loudenvielle et Peyragudes ;
2°) de mettre à la charge du syndicat intercommunal de la Vallée du Louron la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son offre variante n'a pas été analysée, en méconnaissance de l'article 53 du code des marchés publics, alors que le règlement de consultation autorisait les candidats à présenter des variantes ; le règlement de consultation prévoyait que les variantes étaient libres et devaient respecter les objectifs, définis au travers des caractéristiques générales, de débit, vitesse, implantation géographique ; le nombre de places des véhicules n'était défini que dans l'article 1.4 du cahier des clauses techniques particulières et ne constituait pas une des caractéristiques générales du lot ; son offre variante respecte le débit prévu par le cahier des clauses techniques particulières ; le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron ne pouvait pas considérer cette variante comme irrégulière ;
- l'offre variante qu'elle a proposée était économiquement la plus avantageuse au regard de celles des trois autres candidats ; si elle avait été analysée, son offre variante s'élevant à 7 590 000 euros hors taxes aurait obtenu la note de 20/20 au critère prix alors que l'offre du groupement attributaire, abaissée à 8 050 000 euros après négociation, aurait obtenu une note bien moindre ; le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron ne pouvait pas additionner les notes technique et financière de son offre variante en l'absence d'analyse de la valeur technique de son offre variante ;
- il existe un lien direct de causalité entre la faute du syndicat intercommunal de la Vallée du Louron et le préjudice dont elle demande l'indemnisation ;
- le manque à gagner dont elle demande à être indemnisée s'élève à 1 381 448 euros, conformément au taux de marge nette prévisionnelle de 18,2 % dont attestent les commissaires aux comptes.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 novembre 2020 et le 31 mai 2021, le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron, représenté par Me Marbot, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société BMF Remontées mécaniques France la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la variante proposée par la SAS BMF Remontées mécaniques France a bien été prise en compte et figure dans le procès-verbal d'ouverture des plis pour un prix hors taxes de 7 697 257,36 euros ;
- cette variante proposant des cabines de 8 places ne correspondait pas aux caractéristiques générales posées par les documents de la consultation qui prévoyaient des cabines de 10 places ; elle ne pouvait donc pas être prise en compte au stade de l'analyse des offres ;
- il n'avait pas l'obligation d'inviter la société candidate à régulariser son offre variante ;
- la requérante ne démontre pas que son offre variante aurait eu des chances sérieuses d'obtenir le marché ;
- l'offre de base de la société BMF Remontées mécaniques France a été analysée comparativement aux trois autres offres retenues et a obtenu la note la moins bonne.
Par ordonnance du 3 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 2 juin 2022.
Un mémoire présenté pour le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron a été enregistré le 6 septembre 2022 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Clen, rapporteur public,
- et les observations de Me de Gerando, représentant la SAS BMF Remontées mécaniques Frances, et de Me Marcel, représentant le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis d'appel public à la concurrence publié au bulletin officiel des annonces des marchés publics le 20 janvier 2016, la communauté de communes de la Vallée du Louron, à laquelle s'est substitué par la suite le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron, a lancé une consultation selon la procédure négociée avec mise en concurrence préalable, sur le fondement des dispositions des articles 144-I 1°, 165 et 166 du code des marchés publics, en vue de la conclusion d'un marché de travaux pour la construction d'une liaison interurbaine entre Loudenvielle et Peyragudes. Le groupement POMA-SOCABAT et la société BMF Remontées mécaniques France ont déposé des offres pour le lot n° 1 portant sur les études, la fourniture et l'installation d'un téléporté de liaison, et leurs candidatures ont été jugées recevables. En vertu de l'article 4 du règlement de la consultation, les offres étaient jugées sur la base d'un critère n° 1 " valeur technique " noté sur 20 points et pondéré à 60 % et d'un critère n° 2 " prix des prestations " noté sur 20 points et pondéré à 40 %. À l'issue de la phase de négociation et au terme de l'analyse des offres, le groupement POMA-SOCABAT a été déclaré attributaire du lot n° 1 avec 15,50 points pour la " valeur technique " et 20 points pour le critère prix et la société BPF Remontées mécaniques France classée en quatrième position avec12,20 points pour la " valeur technique " et 19,90 points pour le critère prix. Le 18 mai 2018, cette dernière a été informée que son offre avait été rejetée et que le lot n° 1 avait été attribué au groupement POMA-SOCABAT. Par un courrier du 9 mai 2019 reçu le 10 mai 2019, la société BMF Remontées mécaniques France a fait observer au syndicat intercommunal de la Vallée du Louron, d'une part, que son offre variante était économiquement la plus avantageuse, d'autre part, qu'elle n'avait pas été examinée, et lui a demandé en conséquence de lui verser 1 381 448 euros hors taxes en réparation du manque à gagner subi. Le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron a rejeté sa demande le 14 août 2019. Par la présente requête, la société BMF Remontées mécaniques demande au tribunal de condamner le syndicat intercommunal de la Vallée du Louron à lui verser la somme de 1 381 448 euros en réparation du préjudice que lui a causé son éviction irrégulière du lot n° 1 du marché de travaux de construction d'une liaison interurbaine entre Loudenvielle et Peyragudes.
2. Lorsqu'un candidat à l'attribution d'un contrat public demande la réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait de l'irrégularité ayant, selon lui, affecté la procédure ayant conduit à son éviction, il appartient d'abord au juge, si cette irrégularité est établie et s'il existe un lien direct de causalité entre la faute en résultant et les préjudices dont le candidat demande l'indemnisation, de vérifier si le candidat était ou non dépourvu de toute chance de remporter le contrat. En l'absence de toute chance, il n'a droit à aucune indemnité. Dans le cas contraire, il a droit en principe au remboursement des frais qu'il a engagés pour présenter son offre. Il convient en outre de rechercher si le candidat irrégulièrement évincé avait des chances sérieuses d'emporter le contrat conclu avec un autre candidat. Si tel est le cas, il a droit à être indemnisé de son manque à gagner, qui inclut nécessairement, puisqu'ils ont été intégrés dans ses charges, les frais de présentation de l'offre. Or, si l'offre d'un candidat, dont la candidature n'aurait cependant pas été retenue pour un tel motif, se révèle être entachée d'irrégularités insusceptibles être couvertes par une mesure de régularisation, il est dépourvu de toute chance d'obtenir le marché et ne peut dès lors prétendre à aucune indemnité.
3. En premier lieu, d'une part, aux termes du 1° du I. de l'article 35 du code des marchés publics, applicable au litige : " () Une offre irrégulière est une offre qui, tout en apportant une réponse au besoin du pouvoir adjudicateur, est incomplète ou ne respecte pas les exigences formulées dans l'avis d'appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation () ". Aux termes du III de l'article 53 du même ce code : " Les offres inappropriées, irrégulières et inacceptables sont éliminées () ". Il résulte de ces dispositions, qui sont applicables tant aux procédures formalisées qu'à la procédure adaptée, que le pouvoir adjudicateur est tenu de rejeter les offres inappropriées, irrégulières et inacceptables.
4. D'autre part, aux termes du I de l'article 50 du code des marchés publics, applicable au litige : " Pour les marchés passés selon une procédure formalisée, lorsque le pouvoir adjudicateur se fonde sur plusieurs critères pour attribuer le marché, il peut autoriser les candidats à présenter des variantes. Le pouvoir adjudicateur indique dans l'avis d'appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation s'il autorise ou non les variantes ; à défaut d'indication, les variantes ne sont pas admises. / Les documents de la consultation mentionnent les exigences minimales que les variantes doivent respecter ainsi que les modalités de leur présentation. Seules les variantes répondant à ces exigences minimales peuvent être prises en considération ". Pour l'application de ces dispositions, constituent des "variantes" des modifications, faites à l'initiative des candidats, de spécifications prévues dans la solution de base décrite dans les documents de la consultation. Ne constituent en revanche pas des "variantes" des précisions que les candidats doivent apporter, en application du règlement de consultation, sur les moyens techniques mis en œuvre pour exécuter le marché.
5. L'article 2.6.1 du règlement de consultation prévoit que " Les concurrents doivent présenter une proposition entièrement conforme au dossier de consultation. () Les variantes sont autorisées. () Les variantes libres respecteront les objectifs définis au travers des caractéristiques générales, débit, vitesse, implantation géographique etc. () ".
6. L'article 1.1 du cahier des clauses techniques particulières du lot n° 1, relatif à la consistance des travaux, énonce que " les travaux à exécuter concernent la construction d'une télécabine équipée de véhicules 10 places () ". L'article 1.4.1, relatif aux caractéristiques techniques de l'appareil, prévoit que le type d'installation est une " télécabine équipée de véhicules 10 places " et que le débit devra être de 750 à 1 000 personnes/heure à la montée pour la première phase, de 2 000 personnes/heure à terme. La sous-partie " n - véhicules " de l'article 1.4.4.5 relatif aux particularités du matériel énonce qu'il s'agit d'un modèle de " cabine 10 places assises avec skis embarqués ".
7. Il résulte de l'instruction que la société BMF Remontées mécaniques France a présenté une offre variante qui prévoit des véhicules de 8 places. L'article 2.6.1 du règlement de consultation imposait de respecter, dans les variantes, les caractéristiques générales, le débit, la vitesse et l'implantation géographique. Au titre des caractéristiques techniques figurait explicitement que la capacité des véhicules devait être de 10 places assises, ce que le cahier des clauses techniques particulières mentionne de manière récurrente de telle sorte que cette exigence ne peut qu'être regardée comme une caractéristique générale de ce lot et une exigence minimale de l'entité adjudicatrice. Par suite, la variante proposée par la requérante ne pouvait constituer une variante recevable au regard des exigences du dossier de consultation, quand bien même elle se conformait aux autres spécifications, notamment en termes de débit.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 166 du code des marchés publics, applicable au litige : " () VI. () La négociation est engagée avec les candidats sélectionnés. Elle ne peut ni porter sur l'objet du marché ni modifier substantiellement les caractéristiques et les conditions d'exécution du marché tels qu'elles sont définies dans les documents de la consultation. () VII. - Au terme des négociations, après classement des offres conformément au III de l'article 53, l'offre économiquement la plus avantageuse est choisie en application du ou des critères annoncés dans l'avis d'appel public à la concurrence ou dans le règlement de la consultation. Ce choix est effectué par la commission d'appel d'offres pour les collectivités territoriales. () "
9. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que la variante proposée par la société requérante proposait une modification substantielle d'une des caractéristiques du marché définie dans les documents de la consultation. Par suite et en tout état de cause, et alors même que la requérante a participé à la négociation en ce qui concerne son offre de base, l'entité adjudicatrice n'était pas tenue, en procédure négociée, de lui demander de régulariser sa variante lors des négociations relatives à son offre, lesquelles ne permettaient pas de modifier substantiellement les caractéristiques du marché.
10. En troisième et dernier lieu, l'article 53 du code des marchés publics dispose : " I - Pour attribuer le marché au candidat qui a présenté l'offre économiquement la plus avantageuse, le pouvoir adjudicateur se fonde : / 1° Soit sur une pluralité de critères non discriminatoires et liés à l'objet du marché, notamment la qualité, le prix, la valeur technique, le caractère esthétique et fonctionnel, les performances en matière de protection de l'environnement, les performances en matière de développement des approvisionnements directs de produits de l'agriculture, les performances en matière d'insertion professionnelle des publics en difficulté, le coût global d'utilisation, les coûts tout au long du cycle de vie, la rentabilité, le caractère innovant, le service après-vente et l'assistance technique, la date de livraison, le délai de livraison ou d'exécution, la sécurité d'approvisionnement, l'interopérabilité et les caractéristiques opérationnelles. D'autres critères peuvent être pris en compte s'ils sont justifiés par l'objet du marché ; / 2° Soit, compte tenu de l'objet du marché, sur un seul critère, qui est celui du prix. / () ". Pour déterminer l'offre économiquement la plus avantageuse en cas de variantes, il appartient au pouvoir adjudicateur, en application des dispositions du II de l'article 50 et du I de l'article 53 du code des marchés publics, soit de classer l'ensemble des offres, qu'elles soient de base ou variantes, et d'en retenir l'offre la mieux classée au vu de ce classement, soit, après avoir classé séparément les offres de base et les offres variantes, de retenir l'offre la mieux classée entre la première des offres de base et la première des offres variables.
11. En l'espèce, le classement des offres devait s'effectuer par pondération de la note technique (60 %) et du critère prix (40 %). Dès lors que la variante proposée par la SAS BMF Remontées mécaniques France était irrégulière, l'appréciation de ses chances d'obtenir le marché ne doit tenir compte que de son offre de base. Le rapport d'analyse des offres pour les travaux de construction de la liaison interurbaine entre Loudenvielle et Peyragudes établit que le pouvoir adjudicateur a accepté les quatre candidatures reçues, dont celle de la SAS BMF Remontées mécaniques France, et qu'à l'issue de l'analyse des offres, le groupement POMA-SOCABAT a été déclaré attributaire du lot n° 1 avec 15,50 points pour la " valeur technique " et 20 points pour le critère prix, tandis que l'offre de base de la société BMF Remontées mécaniques France a été classée en quatrième position avec 12,20 points pour la " valeur technique " et 19,90 points pour le critère prix. Compte tenu de la pondération des critères, l'offre de base présentée par la société BMF Remontée mécaniques était, en tout état de cause, dépourvue de toute chance objective d'être retenue.
12. Il résulte de tout ce qui précède que l'offre variante de la société BMF Remontée mécaniques était dépourvue de toute chance objective de remporter le marché. Par suite, les conclusions de la requérante tendant à l'indemnisation de son manque à gagner doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
13. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la société BMF Remontées mécaniques France la somme de 1 200 euros à verser au syndicat intercommunal de la Vallée du Louron sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de société BMF Remontées mécaniques France est rejetée.
Article 2 : La société BMF Remontées mécaniques France versera au syndicat intercommunal de la Vallée du Louron une somme de 1 200 (mille deux cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société BMF Remontées mécaniques France et au syndicat intercommunal de la Vallée du Louron.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Beneteau, première conseillère,
Mme Neumaier, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022.
La rapporteure,
signé
A. BLa présidente,
signé
M. A
La greffière,
signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026