jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2000898 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET DESSART |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 avril 2020, la SELARL Benoît et associés, en qualité de mandataire judiciaire de la société par actions simplifiées (SAS) Etablissements Gayral, représentée par Me Lecomte, demande au tribunal :
1°) de condamner l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées à lui payer la somme de 180 075,17 euros, avec intérêt au taux légal à compter du 13 octobre 2017 ;
2°) de mettre à la charge de l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées les dépens.
Elle soutient que :
- l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées est redevable de la somme de 26 911,27 euros à la suite du chantier d'isolation par l'extérieur et de peinture extérieure de la résidence cité Lalanne à Luz-Saint-Sauveur ; la transmission par l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées en qualité de maître de l'ouvrage à la SELARL Benoit et associés de ses observations sur le mémoire définitif est tardive ;
- l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées est redevable de la somme de 153 163,90 euros à la suite du chantier d'isolation thermique par l'extérieur de la résidence les Tilleuls à Bagnères-de-Bigorre ; le 30 novembre 2016, la SAS Etablissements Gayral a adressé à l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées son mémoire définitif, la réception des travaux étant intervenue le 2 août 2016, comme le prévoit la norme NF P03-001 concernant la procédure de vérification ; la réponse de l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées le 5 avril 2018 étant tardive car présentée après le délai de 45 jours, le mémoire est devenu définitif et ainsi insusceptible de contestation ;
-les créances de la SAS Etablissements Gayral sur l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées ont été constatées par l'expertise judiciaire ;
-l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées n'ayant déclaré au passif de la SAS Etablissements Gayral aucune créance avant l'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire, elle ne peut se prévaloir d'aucune déduction sur le fondement de l'article L. 622-7 du code de commerce ;
-les créances de la SAS Etablissements Gayral sur l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées sont litigieuses et de ce seul fait ne sont pas légalement compensables ;
-l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées prétend que son envoi du décompte général définitif le 5 avril 2018 à la requérante a rendu définitif ce décompte en l'absence d'opposition de sa part ; or, la contestation des créances de la SAS Etablissements Gayral par l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées est inefficace et dépourvue d'effet, à défaut d'avoir produit sa créance au passif de la liquidation judiciaire de la SAS Etablissements Gayral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2020, l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées, représenté par Me Deviers, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la requérante la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
Concernant le chantier de la résidence les Tilleuls :
- la notification d'un mémoire définitif le 30 novembre 2016 par la requérante n'est pas établie ;
- la norme AFNOR NF P003-01 est uniquement applicable en marché privé et à la condition qu'elle soit expressément visée dans le marché ; le présent marché est un marché public, dont l'acte d'engagement ne vise pas cette norme ;
- l'analyse menée par M. C n'est pas une expertise judiciaire ; elle n'a pas respecté le contradictoire, l'office n'ayant pas été régulièrement convoqué, ni mis en mesure de présenter ses observations ;
- l'analyse menée par M. C est erronée pour ce qui concerne les montants du marché et les paiements effectués ;
- l'ensemble des sommes dues à la SAS Etablissements Gayral ont été réglées de sorte que les réclamations et la créance dont fait état cette société sont infondées ; seule la retenue de garantie pour un montant de 8 000,46 euros toutes taxes comprises (TTC) euros n'a pas été restituée ;
- c'est à tort que le mandataire évoque l'obligation de déclaration au passif pour s'opposer à la rétention par l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées de la retenue de garantie, laquelle ne s'analyse pas en une créance de l'office sur la SAS Etablissements Gayral ; la SAS Etablissements Gayral n'a pas levé les réserves et satisfait à ses obligations dans le cadre de la garantie de parfait achèvement de sorte qu'elle ne peut obtenir restitution de la retenue de garantie ;
- le fait que l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées n'ait pas produit au passif de la SAS Etablissements Gayral est sans incidence sur les règles applicables en matière de marché public en application de l'article 13.4.5 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux et sur les modalités de fixation des comptes dans le cadre du décompte général définitif au titre de marchés qui n'ont pas été résiliés ;
- la SELARL Benoit et associés n'a émis aucune observation à la suite de la réception du décompte général ; elle est donc irrecevable à le contester, le décompte général étant désormais définitif et de surcroît, de solde négatif.
Concernant le chantier de la résidence Lalanne :
- les chiffres retenus par le SELARL Benoit et associés sur la base de l'arrêté de compte de M. C sont erronés, ce dernier n'ayant pas pris en compte les avenants en moins-value et retenant des montants erronés ; les factures dont fait état le mandataire ont été réglées ;
- il ne reste en discussion que la retenue de garantie pour un montant de 5 149,16 euros TTC ; cette somme n'avait pas à faire l'objet d'une déclaration au passif du débiteur par l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées ;
- la SAS Etablissements Gayral s'est montrée défaillante dans l'exécution du marché, n'a pas exécuté ses obligations en garantie de parfait achèvement et n'a pas diligenté les interventions nécessaires à la levée des réserves ;
- le décompte général a été établi par le maître d'œuvre et régulièrement notifié à la SAS Etablissements Gayral prise en la personne de son mandataire liquidateur ; faute de réponse dans le délai fixé en matière de marché public, le décompte général est définitif ;
- l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées a procédé au paiement du solde du décompte général définitif pour un total de 5 722,44 euros ; il n'est redevable d'aucune créance à la SAS Etablissements Gayral.
Les parties ont été informées le 29 septembre 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen, relevé d'office, tiré de ce qu'une personne publique ne peut être condamnée à payer une somme qu'elle ne doit pas, en l'espèce, des sommes relatives au décompte général des deux marchés publics de travaux en litige, ces décomptes étant devenus définitifs en l'absence de retour du représentant du titulaire du marché dans le délai de trente jours suivant leur notification par le représentant du pouvoir adjudicateur, conformément aux stipulations de l'article 13.4.3 et de l'article 13.4.5 du cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés de travaux approuvé par l'arrêté du 8 septembre 2009 modifié par l'arrêté du 3 mars 2014.
Par un mémoire, enregistré le 4 octobre 2022, la SELARL Benoît et associés, en qualité de mandataire judiciaire de la SAS Etablissements Gayral a produit des observations en réponse à la communication de ce moyen d'ordre public.
Par un mémoire, enregistré le 5 octobre 2022, l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées a produit des observations en réponse à la communication de ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du commerce ;
- l'arrêté du 3 mars 2014 modifiant l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- les conclusions de M. Clen, rapporteur public ;
- et les observations de Me Deviers, représentant l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Etablissements Gayral a pour activité la peinture extérieure, le ravalement de façades ainsi que l'isolation thermique par l'extérieur. Par jugement du 25 février 2014, le tribunal de commerce de Toulouse a constaté l'état de cessation des paiements de cette société et a ordonné l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. Il a désigné Me Benoit comme mandataire judiciaire. L'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées a confié à la société Etablissements Gayral, par acte d'engagement du 14 septembre 2015, des travaux d'isolation thermique par l'extérieur et peinture extérieure de la résidence les Tilleuls à Bagnères de Bigorre et par acte d'engagement du 16 février 2016 des travaux d'isolation par l'extérieur et de peinture extérieure de la résidence Lalanne à Luz-Saint-Sauveur. Par jugement du 30 mars 2017, le tribunal de commerce de Toulouse a placé cette société en liquidation judiciaire. Par courrier du 22 octobre 2018, réceptionné le 24 octobre 2018, la SELARL Benoit et associés a mis en demeure l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées de lui verser la somme de 180 075,17 euros en règlement du solde des travaux effectués par la société Etablissements Gayral lors du chantier de la résidence les Tilleurs et celui de la résidence cité Lalanne. Ce courrier n'a pas fait l'objet d'une réponse. Par une requête enregistrée le 24 avril 2020, la SELARL Benoit et associés, en qualité de mandataire judiciaire de la SAS Etablissements Gayral, demande au tribunal de condamner l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées à lui payer la somme de 180 075,17 euros avec intérêt au taux légal à compter du 13 octobre 2017.
Sur la recevabilité :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 622-7 du code du commerce : " Le jugement ouvrant la procédure emporte, de plein droit, interdiction de payer toute créance née antérieurement au jugement d'ouverture, à l'exception du paiement par compensation de créances connexes. Il emporte également, de plein droit, interdiction de payer toute créance née après le jugement d'ouverture, non mentionnée au I de l'article L. 622-17. Ces interdictions ne sont pas applicables au paiement des créances alimentaires. () ". Aux termes de l'article L. 622-21 du même code : " I. - Le jugement d'ouverture interrompt ou interdit toute action en justice de la part de tous les créanciers dont la créance n'est pas mentionnée au I de l'article L. 622-17 et tendant : 1° A la condamnation du débiteur au paiement d'une somme d'argent ; 2° A la résolution d'un contrat pour défaut de paiement d'une somme d'argent. II. - Il arrête ou interdit également toute procédure d'exécution de la part de ces créanciers tant sur les meubles que sur les immeubles ainsi que toute procédure de distribution n'ayant pas produit un effet attributif avant le jugement d'ouverture. III. - Les délais impartis à peine de déchéance ou de résolution des droits sont en conséquence interrompus. ".
3. D'autre part, aux termes des stipulations de l'article 13.4.3 du cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés de travaux approuvé par l'arrêté du 8 septembre 2009 modifié par l'arrêté du 3 mars 2014 et applicable aux marchés de travaux passés entre la société Etablissements Gayral et l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées le 14 septembre 2015 pour ce qui concerne le chantier de la résidence les Tilleuls et le 16 février 2016 pour ce qui concerne le chantier de la résidence Lalanne : " Dans un délai de trente jours compté à partir de la date à laquelle ce décompte général lui a été notifié, le titulaire envoie au représentant du pouvoir adjudicateur, avec copie au maître d'œuvre, ce décompte revêtu de sa signature, avec ou sans réserves, ou fait connaître les motifs pour lesquels il refuse de le signer. Si la signature du décompte général est donnée sans réserve par le titulaire, il devient le décompte général et définitif du marché. La date de sa notification au pouvoir adjudicateur constitue le départ du délai de paiement. Ce décompte lie définitivement les parties, sauf en ce qui concerne les montants des révisions de prix et des intérêts moratoires afférents au solde. En cas de contestation sur le montant des sommes dues, le représentant du pouvoir adjudicateur règle, dans un délai de trente jours à compter de la date de réception de la notification du décompte général assorti des réserves émises par le titulaire ou de la date de réception des motifs pour lesquels le titulaire refuse de signer, les sommes admises dans le décompte final. Après résolution du désaccord, il procède, le cas échéant, au paiement d'un complément, majoré, s'il y a lieu, des intérêts moratoires, courant à compter de la date de la demande présentée par le titulaire. Ce désaccord est réglé dans les conditions mentionnées à l'article 50 du présent CCAG. Si les réserves sont partielles, le titulaire est lié par son acceptation implicite des éléments du décompte général sur lesquels ses réserves ne portent pas. ". Et, aux termes des stipulations de l'article 13.4.5 du même cahier : " Dans le cas où le titulaire n'a pas renvoyé le décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur dans le délai de trente jours fixé à l'article 13.4.3, ou encore dans le cas où, l'ayant renvoyé dans ce délai, il n'a pas motivé son refus ou n'a pas exposé en détail les motifs de ses réserves, en précisant le montant de ses réclamations comme indiqué à l'article 50.1.1, le décompte général notifié par le représentant du pouvoir adjudicateur est réputé être accepté par lui ; il devient alors le décompte général et définitif du marché. ".
4. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que si le représentant du titulaire du marché ne renvoie pas le décompte général signé dans un délai de trente jours suivant sa notification par le représentant du pouvoir adjudicateur, le décompte général du marché devient le décompte général et définitif, lequel fixe définitivement les droits et obligations financiers des parties et leur interdit toute réclamation ultérieure. En effet, l'ensemble des opérations auxquelles donne lieu l'exécution d'un marché de travaux publics est compris dans un compte dont aucun élément ne peut être isolé et dont seul le solde arrêté lors de l'établissement du décompte définitif détermine les droits et obligations définitifs des parties. La mise en liquidation judiciaire de l'entrepreneur est sans influence sur l'application des règles qui tiennent à la nature du compte.
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction que par courrier du 5 avril 2018, que la SELARL Benoît et associés ne conteste pas avoir reçu, l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées lui a notifié en sa qualité de mandataire judiciaire de la société Etablissements Gayral le décompte général du marché de travaux publics établi le 5 avril 2018 relatif au chantier de la résidence les Tilleuls pour un montant de 148 339,94 euros et faisant apparaître un solde négatif de 539,25 euros. La SELARL Benoît et associés ne justifie pas avoir renvoyé ce décompte assorti de sa signature et d'éventuelles réserves dans le délai de trente jours suivant sa notification, ni avoir fait connaître à l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées les motifs pour lesquels elle refusait de le signer. Dans ces conditions, en application des stipulations précitées de l'article 13.4.5, et comme le fait valoir l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées en défense, le décompte général du 5 avril 2018, notifié par courrier du même jour, est devenu le décompte général et définitif du marché de travaux. Il fixe définitivement les droits et obligations des parties et ne peut plus être contesté.
6. En second lieu, il résulte de l'instruction que par courrier du 22 novembre 2018, réceptionné le 29 novembre 2018, l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées a notifié à la SELARL Benoît et associés, en sa qualité de mandataire judiciaire de la société Etablissements Gayral, le décompte général du marché de travaux publics établi le 22 novembre 2018 relatif au chantier de la résidence Lalanne pour un montant de 92 836,15 euros et faisant apparaître un solde positif de 92 836,15 euros. La SELARL Benoît et associés ne justifie pas avoir renvoyé ce décompte assorti de sa signature et d'éventuelles réserves dans le délai de trente jours suivant sa notification, ni avoir fait connaître à l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées les motifs pour lesquels elle refusait de le signer. Dans ces conditions, en application des stipulations précitées de l'article 13.4.5 précité, et comme le fait valoir l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées en défense, le décompte général du 22 novembre 2018, notifié le 29 novembre 2018, est devenu le décompte général et définitif du marché de travaux. Il fixe définitivement les droits et obligations des parties et ne peut plus être contesté.
7. Il résulte de tout ce qui précède que la SELARL Benoît et associés, en qualité de mandataire de la SAS Etablissements Gayral, n'est pas fondée à demander à l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées le versement de la somme de 153 163,90 euros d'une part et de la somme de 26 911,27 euros d'autre part, correspondant aux créances qu'elle estime lui être dues en raison du solde des marchés de travaux respectivement de la résidence les Tilleuls et de la résidence Lalanne. Par suite, sa requête ne peut qu'être rejetée.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
8. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la SELARL Benoît et associés doivent dès lors être rejetées.
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SELARL Benoît et associés une somme de 1 500 euros à verser à l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SELARL Benoît et associés est rejetée.
Article 2 : La SELARL Benoît et associés versera à l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SELARL Benoît et associés et à l'office public de l'habitat des Hautes-Pyrénées.
Délibéré après l'audience du 6 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Neumaier, conseillère,
Mme Corthier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
Z. B La présidente,
signé
M. A
La greffière,
signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026