LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2001473

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2001473

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2001473
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET FIDAL PAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 août 2020, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée IMDC, représentée par Me Saulnier, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires de contribution foncière des entreprises et de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2018 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens, ainsi qu'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le caractère industriel d'un établissement doit être apprécié au regard de circonstances de fait ;

- elle exerce majoritairement une activité de prestataire de services, qui a lieu directement chez ses clients, dans le cadre de prestations sur-mesure, liées aux caractéristiques et spécifications propres à chacun d'entre eux ;

- 80 % du chiffre d'affaires réalisé par la société correspond à la main d'œuvre liée aux interventions sur les sites de chaque client, et est donc lié à une prestation technique extérieure à l'établissement ;

- la majorité des achats de matières premières réalisés par l'entreprise ne donne pas lieu à transformation en atelier ;

- l'analyse de la comptabilité de la société ne permet pas de conclure à l'importance des moyens techniques utilisés ;

- le A du I de l'article 1500 du code général des impôts, bien que non applicable à l'année 2018, précise qu'un bâtiment ne peut être qualifié d'industriel lorsque la valeur des installations techniques, matériels et outillages présents dans ce bâtiment ne dépasse pas un montant de 500 000 euros ; en l'espèce, elle possède un outil dont le montant total ne dépasse pas la somme de 172 379 euros bruts.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2021, le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques conclut au non-lieu à statuer sur la requête de l'EURL IMDC.

Il fait valoir que par une décision du 2 février 2021, l'EURL IMDC s'est vue accorder un dégrèvement de 34 949 euros.

Par une ordonnance du 19 novembre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 décembre 2021.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de M. Clen, rapporteur public.

1. L'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) IMDC exploite une activité de fabrication et de maintenance de tuyauteries industrielles. A la suite d'une vérification de comptabilité, l'administration fiscale a remis en cause l'évaluation de la valeur locative de cet établissement selon la méthode dite " par comparaison " applicable aux locaux commerciaux, à laquelle elle a substitué la méthode comptable prévue par les dispositions de l'article 1499 du code général des impôts applicables aux établissements industriels. Le service a, en conséquence, par application de cette nouvelle méthode, rehaussé les bases d'imposition de l'EURL IMDC et mis à sa charge des suppléments de cotisation foncière des entreprises et de taxe foncière au titre de l'année 2018, pour un montant total de 39 557 euros. Par une réclamation du 20 décembre 2019, l'EURL IMDC a sollicité la décharge des impositions supplémentaires mises à sa charge. Cette réclamation a été rejetée par un courrier du 21 avril 2021. Par un courrier du 2 février 2021, le service a informé la société requérante de la décharge des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe mises à sa charge au titre de l'année 2018 pour un montant de 34 949 euros. Par sa requête, l'EURL IMDC demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires de contribution foncière des entreprises et de taxe foncière qui lui ont été réclamées au titre de l'année 2018.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 2 février 2021, postérieure à l'introduction de la requête, le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a prononcé le dégrèvement, en droits et pénalités, à concurrence d'une somme de 34 949 euros, des cotisations supplémentaires de contribution foncière des entreprises et de taxe foncière auxquelles l'EURL IMDC a été assujettie au titre de l'année 2018. Les conclusions de la requête de l'EURL IMDC relatives à ces impositions sont, dans cette mesure, devenues sans objet.

Sur les conclusions à fin de décharge :

3. Aux termes de l'article 1388 du code général des impôts : " La taxe foncière sur les propriétés bâties est établie d'après la valeur locative cadastrale de ces propriétés déterminée conformément aux principes définis par les articles 1494 à 1508 et 1516 à 1518 B et sous déduction de 50 % de son montant en considération des frais de gestion, d'assurances, d'amortissement, d'entretien et de réparation ". L'article 1495 du même code précise que " Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation ". Aux termes de son article 1499 : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt fixés par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article 1467 du même code : " La cotisation foncière des entreprises a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France, à l'exclusion des biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu des 11°, 12° et 13° de l'article 1382, dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence définie aux articles 1467 A et 1478, à l'exception de ceux qui ont été détruits ou cédés au cours de la même période ".

4. D'une part, aux termes de l'article 1500 du même code dans sa rédaction applicable au fait générateur des cotisations dues : " Les bâtiments et terrains industriels sont évalués : / 1° selon les règles fixées à l'article 1499 lorsqu'ils figurent à l'actif du bilan de leur propriétaire ou de leur exploitant, et que celui-ci est soumis aux obligations définies à l'article 53 A ; () ". Revêtent un caractère industriel, au sens de ces articles, les établissements dont l'activité nécessite d'importants moyens techniques, non seulement lorsque cette activité consiste dans la fabrication ou la transformation de biens corporels mobiliers, mais aussi lorsque le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre, fût-ce pour les besoins d'une autre activité, est prépondérant.

5. D'autre part, aux termes des dispositions du même article, dans sa rédaction issue de l'article 156 de la loi n° 2018-317 du 28 décembre 2018 pour 2019 : " I.-A.-Revêtent un caractère industriel les bâtiments et terrains servant à l'exercice d'une activité de fabrication ou de transformation de biens corporels mobiliers qui nécessite d'importants moyens techniques. / Revêtent également un caractère industriel les bâtiments et terrains servant à l'exercice d'activités autres que celles mentionnées au premier alinéa du présent A qui nécessitent d'importants moyens techniques lorsque le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre est prépondérant. / B.-1. Toutefois, dans les deux cas mentionnés au A, lorsque la valeur des installations techniques, matériels et outillages présents dans les bâtiments ou sur les terrains et destinés à l'activité ne dépasse pas un montant de 500 000 €, ces bâtiments et terrains ne revêtent pas un caractère industriel ".

6. En premier lieu, l'EURL IMDC ne peut utilement se prévaloir des dispositions du A du I de l'article 1500 du code général des impôts dans leur rédaction issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, lesquelles sont entrées en vigueur le 1er janvier 2019, soit postérieurement à la proposition de rectification dont elle a fait l'objet.

7. En second lieu, il résulte de l'instruction que l'EURL IMDC exerce une activité de fabrication et maintenance de tuyauteries industrielles, au sein de locaux sis route départementale 817, à Mont, et consistant en un bâtiment à usage de bureaux, atelier et zone de stockage. Si la société requérante soutient qu'elle exerce majoritairement une activité de prestataire de services, qui a lieu directement chez ses clients, que 80 % de son chiffre est lié à une prestation technique extérieure à l'établissement, et que la majorité des achats de matières premières réalisés par l'entreprise ne donne pas lieu à transformation en atelier, la seule production d'une facture relative à de la location de matériel, en date du 31 août 2019, et d'une facture relative à la livraison de matériel, en date du 16 juillet 2019, est insuffisante pour établir que le rôle des installations techniques, matériels et outillages mis en œuvre par la société ne serait pas prépondérant, et par suite, que l'établissement ne revêt pas de caractère industriel. Dans ces conditions, l'EURL IMDC n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations de contribution foncière des entreprises et de taxe foncière auxquelles elle a été assujettie au titre de l'année 2018.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête de l'EURL IMDC doit être rejetée.

Sur les dépens :

9. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées à ce titre par l'EURL IMDC doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

10. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice

administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande l'EURL IMDC au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de l'EURL IMDC, à concurrence du dégrèvement prononcé le 2 février 2021, en droits et pénalités, par le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques, au titre de l'année 2018.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de l'EURL IMDC est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL IMDC et au directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques.

Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.

La rapporteure,

Signé

L. B La présidente,

Signé

M. A

La greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions