lundi 19 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2002099 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | LE CORNO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 23 octobre 2020 et le 2 décembre 2021, Mme C A, représentée par Me Le Corno, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme totale de 120 848,48 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 30 avril 2020, et la capitalisation des intérêts, en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des fautes commises dans le déroulement de sa carrière ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le déroulement de sa carrière est, depuis 1990, anormal et discriminatoire ;
- elle a dû attendre presque vingt ans pour bénéficier de l'avancement au grade de secrétaire administratif de classe supérieure, alors que ses collègues ont obtenu cet avancement dans un délai moyen de onze ans ; en outre, contrairement à certains de ses collègues, elle n'a pas bénéficié, depuis 2010, d'avancement au choix au grade de secrétaire administratif de classe exceptionnelle, ou de promotion au grade d'attaché (catégorie A), ce qui constitue un délai anormalement long ;
- ses évaluations sont, depuis 2013, élogieuses et font état de son aptitude à exercer des fonctions correspondantes à un grade supérieur ; de plus, alors qu'elle occupe, depuis novembre 2016, un poste devant être occupé par un agent de catégorie B, elle exerce en réalité des fonctions correspondantes à celles d'expert archiviste confirmé, classé en catégorie A, avec des responsabilités supérieures à son grade ;
- elle est ainsi victime d'une situation de harcèlement moral ;
- les fautes commises dans le déroulement de sa carrière sont de nature à engager la responsabilité de l'Etat ; ses préjudices doivent être indemnisés à hauteur de :
o 17 016,48 euros au titre de la perte de salaire, de novembre 2016 jusqu'à sa mise à la retraite, qui devrait intervenir en 2025, résultant de l'absence de promotion au grade d'attaché ;
o 15 556 euros au titre de la perte de salaire, résultant du retard de neuf ans pour l'avancement au grade de secrétaire administratif de classe supérieure et du retard de sept ans pour l'avancement au grade de secrétaire administratif de classe exceptionnelle ;
o 78 276 euros au titre de la perte future de pension de retraite ;
o 10 000 euros au titre du préjudice moral.
Par ordonnance du 4 août 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 3 octobre 2022.
Un mémoire en défense présenté par le ministre des armées, enregistré le 26 novembre 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 ;
- le décret n° 2010-302 du 19 mars 2010 ;
- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;
- le décret n° 2011-1317 du 17 octobre 2011 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de Mme Michaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Marcel, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est fonctionnaire de l'Etat, titularisée dans le corps des secrétaires administratifs du ministère de la défense (catégorie B), au grade de secrétaire administratif de classe supérieure. Elle est affectée, depuis le 1er septembre 2016, sur le poste de coordinatrice du département de l'exploitation et de la valorisation des archives, au sein du centre des archives du personnel militaire à Pau. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme totale de 120 848,48 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des fautes commises dans le déroulement de sa carrière.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne les fautes alléguées relatives au déroulement de la carrière :
2. D'une part, aux termes de l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa version en vigueur jusqu'au 28 février 2022, dont les dispositions ont été abrogées et codifiées, à compter du 1er mars 2022, à l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique : " () l'avancement de grade a lieu, selon les proportions définies par les statuts particuliers, suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : / 1° Soit au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. () ". En outre, aux termes de l'article 25 du décret du 11 novembre 2009 portant dispositions statutaires communes à divers corps de fonctionnaires de la catégorie B de la fonction publique de l'Etat : " I.- Peuvent être promus au deuxième grade de l'un des corps régis par le présent décret : / () 2° Par la voie du choix, après inscription sur un tableau d'avancement, les fonctionnaires justifiant d'au moins un an dans le 8e échelon du premier grade et justifiant d'au moins cinq années de services effectifs dans un corps, cadre d'emplois ou emploi de catégorie B ou de même niveau. / () II.- Peuvent être promus au troisième grade de l'un des corps régis par le présent décret : / () 2° Par la voie du choix, après inscription sur un tableau d'avancement, les fonctionnaires justifiant d'au moins un an dans le 7e échelon du deuxième grade et justifiant d'au moins cinq années de services effectifs dans un corps, cadre d'emplois ou emploi de catégorie B ou de même niveau. / () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 12 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat : " Le tableau d'avancement prévu à l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée est préparé, chaque année, par l'administration en tenant compte notamment : / 1° Des comptes rendus d'entretiens professionnels () ; / 2° Des propositions motivées formulées par les chefs de service, notamment au regard des acquis de l'expérience professionnelle des agents au cours de leur carrière ; / () ". Enfin, aux termes de l'article 13 du même décret : " Les fonctionnaires sont inscrits au tableau par ordre de mérite. Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l'ancienneté dans le grade ".
3. Il résulte de ces dispositions que l'avancement de grade au choix par inscription à un tableau d'avancement ne constitue pas un droit mais se fonde sur l'analyse, par l'autorité administrative, de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle respectifs des agents remplissant les conditions statutaires pour en bénéficier. Le juge de l'excès de pouvoir exerce un contrôle restreint des mérites professionnels comparés des agents inscrits et non-inscrits à un tableau d'avancement.
4. D'autre part, aux termes de l'article 26 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, dans sa version en vigueur jusqu'au 28 février 2022, dont les dispositions ont été abrogées et codifiées, à compter du 1er mars 2022, à l'article L. 523-1 du code général de la fonction publique : " En vue de favoriser la promotion interne, les statuts particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d'être proposés au personnel appartenant déjà à l'administration () par la nomination de fonctionnaires () suivant l'une des modalités ci-après : / () 2° Liste d'aptitude établie par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. () ". En outre, aux termes de l'article 12 décret n° 2011-1317 du 17 octobre 2011 portant statut particulier du corps interministériel des attachés d'administration de l'Etat : " I. - Les nominations au choix sont prononcées par le ministre ou par l'autorité de rattachement au sens de l'article 5, après inscription sur une liste d'aptitude. / Peuvent être inscrits sur cette liste d'aptitude les fonctionnaires de l'Etat appartenant à un corps classé dans la catégorie B ou de même niveau, sous réserve qu'ils appartiennent à une administration relevant du ministre ou de l'autorité mentionnés au premier alinéa, ainsi que les fonctionnaires détachés dans l'un de ces corps. Les intéressés doivent justifier d'au moins neuf années de services publics, dont cinq au moins de services civils effectifs dans un corps régi par les dispositions du décret du 18 novembre 1994 susvisé ou par celles du décret du 19 mars 2010 susvisé. / () ".
5. Par ailleurs, aux termes de l'article 3 du décret du 19 mars 2010 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux corps des secrétaires administratifs des administrations de l'Etat et à certains corps analogues relevant du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 : " I.- Les secrétaires administratifs sont chargés de tâches administratives d'application. A ce titre, ils participent à la mise en œuvre, dans les cas particuliers qui leur sont soumis, des textes de portée générale. / Ils exercent notamment des tâches administratives de gestion dans les domaines des ressources humaines, logistiques, financiers ou comptables. Ils peuvent se voir confier des tâches de rédaction et être chargés de l'animation d'une équipe. Ils peuvent également assurer des fonctions d'assistant de direction. / II.- Les secrétaires administratifs de classe supérieure et les secrétaires administratifs de classe exceptionnelle ont vocation à occuper les emplois qui, relevant des domaines d'activité mentionnés au I, correspondent à un niveau d'expertise acquis par l'expérience professionnelle, par la formation initiale ou par la formation professionnelle tout au long de la vie. Ils peuvent également être investis de responsabilités particulières de coordination d'une ou plusieurs équipes ".
6. Mme A, titularisée dans le corps des secrétaires administratifs des services extérieurs du ministère de la défense en 1990, intégrée ensuite dans le corps des secrétaires administratifs du ministère de la défense (catégorie B), soutient que son avancement au grade de secrétaire administratif de classe supérieure serait, au regard du délai moyen de onze ans qu'elle a constaté pour l'avancement de ses collègues, intervenu avec un retard de neuf ans. Toutefois, la requérante, qui, au demeurant, ne produit aucune évaluation professionnelle antérieure à 2012, ne bénéficiait d'aucun droit automatique à obtenir cet avancement.
7. La requérante soutient ensuite qu'elle aurait dû bénéficier de l'avancement au choix au grade de secrétaire administratif de classe exceptionnelle au terme d'un délai de sept ans dans le grade de secrétaire administratif de classe supérieure. Il résulte de l'instruction et des écritures de Mme A, qu'elle a été promue le 1er janvier 2011 au 11e échelon de son grade, et qu'elle remplissait les conditions d'ancienneté pour être nommée au grade supérieur. En outre, les compte-rendus d'entretiens professionnels annuels de l'intéressée, au titre des années 2012 à 2021, font état de l'expérience et de la valeur professionnelle de la requérante dans des termes élogieux, soulignant notamment " ses excellentes compétences professionnelles ", " sa puissance de travail " et son " investissement " et, s'agissant des années 2015, 2016 et 2018 à 2021, proposent son avancement au grade supérieur. Toutefois, ces circonstances ne lui conféraient pas davantage de droit automatique à obtenir cet avancement. Dès lors, la seule circonstance que les collègues de Mme A auraient obtenu des avancements dans des délais plus courts, ne suffit pas à établir que l'administration aurait commis une faute dans la gestion de la carrière de l'intéressée.
8. Mme A soutient également que les missions qu'elle assure, depuis le 1er septembre 2016, sur le poste de coordinatrice du département de l'exploitation et de la valorisation des archives, correspondraient à un niveau de responsabilité d'un poste de catégorie A, et qu'elle aurait dû, à ce titre, bénéficier, par la voie de la promotion interne, de la nomination au choix dans le corps interministériel des attachés d'administration de l'Etat. Il ne résulte toutefois pas de l'instruction que le poste occupé par Mme A ne correspondrait pas aux missions ayant vocation à être assurées par une secrétaire administrative de classe supérieure, telles que définies par les dispositions précitées de l'article 3 du décret du 19 mars 2010. En outre, et alors même que les attachés d'administration de l'Etat n'ont pas uniquement vocation à occuper des fonctions d'archivistes, la circonstance que Mme A remplirait certaines conditions d'expériences et assurerait une partie des missions définies par le référentiel des emplois ministériels pour l'emploi type d' " expert archiviste confirmé ", correspondant à un niveau de responsabilité de catégorie A, ne lui confère aucun droit à bénéficier de la nomination au choix dans ce corps.
9. Enfin, et par ailleurs, il résulte de l'instruction que la requérante a bénéficié d'avancements d'échelons.
10. Par suite, Mme A n'établit pas qu'elle aurait subi un retard illégal dans le déroulement de sa carrière.
En ce qui concerne la discrimination et le harcèlement moral dont la requérante aurait été victime :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dont les dispositions ont été abrogées et codifiées, à compter du 1er mars 2022, aux articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / () ".
12. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
13. Mme A soutient être victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral et fait valoir, tout d'abord, que l'administration n'a pas réagi à une alerte qu'elle a formulée, en 2018, au moyen d'une " fiche emploi nuisances ", faisant état de son mal-être au travail dû à son absence d'avancement, et qu'elle n'a pas été désignée pour assurer, du 2 au 13 décembre 2019, la suppléance, en leur absence, du chef du département de l'exploitation et de la valorisation des archives et de son adjoint, alors que l'ancienneté des agents désignés pour assurer cette suppléance était inférieure à la sienne. Elle fait valoir, enfin, qu'elle n'a pas été destinataire du courriel d'invitation envoyé par le chef du bureau études coordination, au nom du chef du centre des archives du personnel militaire, à un apéritif organisé le 13 décembre 2019, auquel étaient conviés les chefs de départements et de bureaux ainsi que leurs adjoints. Toutefois, ces circonstances ne sauraient à elles seules suffire à faire présumer l'existence d'un harcèlement moral à son encontre. Par suite, Mme A n'est pas fondée à solliciter l'engagement de la responsabilité de l'Etat sur ce fondement.
14. En second lieu, si Mme A soutient que le déroulement de sa carrière a été discriminatoire, la seule circonstance que des agents ont bénéficié de promotions, alors que leur ancienneté était moins importante que la sienne, n'est pas constitutive d'une discrimination dès lors que l'inscription sur un tableau d'avancement ou sur une liste d'aptitude résulte de l'appréciation par l'autorité administrative compétente de la valeur professionnelle de l'agent et des acquis de son expérience professionnelle. Par suite, Mme A n'est pas davantage fondée à solliciter l'engagement de la responsabilité de l'Etat sur ce fondement.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au ministre des armées.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Perdu, présidente,
Mme Duchesne, conseillère,
M. Diard, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2022.
Le rapporteur,
Signé : F. BLa présidente,
Signé : S. PERDU
La greffière,
Signé : P. UGARTE
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Signé : P. UGARTE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026