LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2002452

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2002452

jeudi 17 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2002452
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL KARINE LHOMY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 décembre 2020, M. E B, représenté par Me Diallo, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier de la Côte Basque à lui verser la somme de 30 980 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis suite à l'accident survenu le 1er octobre 2015 ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de la Côte Basque une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- admis le 1er septembre 2015 au centre hospitalier de la Côte Basque pour une hospitalisation en soins psychiatriques sans consentement, il a, le 1er octobre 2015, fait une chute depuis une fenêtre du deuxième étage de l'établissement alors qu'il se trouvait sous la surveillance du personnel soignant ;

- cette chute a eu pour conséquence une fracture de la vertèbre lombaire L4, qui a nécessité une chirurgie de décompression et une ostéosynthèse en urgence ;

- la responsabilité du centre hospitalier de la Côte Basque doit être engagée en raison d'un défaut de surveillance ;

- ses préjudices extrapatrimoniaux temporaires doivent être indemnisés à hauteur de :

- 3 980 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire dont :

- 200 euros, au titre du déficit fonctionnel temporaire total, à raison de 25 euros par jour, sur une période de 8 jours ;

- 275 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel, au taux de 50 %, sur une période de 22 jours ;

- 3 505 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel, au taux de 20 %, sur une période de 701 jours ;

- 6 000 euros au titre des souffrances endurées, évaluées par l'expert à 3 sur une échelle de 7 ;

- ses préjudices extrapatrimoniaux permanents doivent être indemnisés à hauteur de :

- 18 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, qu'il convient de fixer au taux de 10 %, et à raison de 1 800 euros par point de déficit tel que fixé par le barème des cours d'appel d'Agen, Bordeaux, Pau et Toulouse ;

- 3 000 euros au titre du préjudice esthétique, évalué par l'expert à 2 sur une échelle de 7.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 août 2021, le centre hospitalier de la Côte Basque, représenté par Me Lhomy, demande au tribunal de limiter l'indemnisation de M. B à la somme de 11 330,20 euros ou, à titre subsidiaire, à 21 537 euros, et de le débouter de ses plus amples demandes.

La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de Bayonne, qui n'a pas présenté d'observations.

Par ordonnance du 5 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 5 septembre 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le rapport d'expertise ordonnée en référé, déposé le 19 novembre 2018 ;

- le rapport d'expertise ordonnée en référé, déposé le 5 juillet 2019 ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme F,

- et les conclusions de M. Clen, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. E B, né le 18 août 1993, a fait l'objet d'une hospitalisation complète sans consentement au sein du service psychiatrique du centre hospitalier de la Côte Basque, en raison d'un état d'angoisse important avec propos délirants et idées de persécution, à compter du 1er septembre 2015. Le 1er octobre 2015, M. B allègue avoir fait une chute depuis la fenêtre du deuxième étage de l'établissement, et s'est facturé la vertèbre lombaire L4, rendant nécessaire, le même jour, la réalisation en urgence d'une chirurgie de décompression et d'une ostéosynthèse. M. B est resté hospitalisé au sein du service de neurochirurgie du centre hospitalier de la Côte Basque jusqu'au 8 octobre 2015. Par une ordonnance du 28 juin 2018, le juge des référés du tribunal administratif de Pau a ordonné une expertise, et désigné le docteur D, qui a déposé son rapport le 19 novembre 2018. Une seconde expertise a été ordonnée par une ordonnance du 8 mars 2019 du juge des référés du tribunal administratif de Pau. Le docteur A a été désigné, et a déposé son rapport le 5 juillet 2019. Par un courrier du 14 janvier 2020, M. B a formé une demande préalable d'indemnisation auprès du centre hospitalier de la Côte Basque, qui a implicitement rejeté sa demande. Par sa requête, M. B demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de la Côte Basque à lui verser la somme de 30 980 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des manquements commis par l'établissement lors de sa prise en charge.

Sur la responsabilité du centre hospitalier de la Côte Basque :

2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ". Aux termes de l'article L. 3213-1 du même code : " " I.-Une personne atteinte de troubles mentaux ne peut faire l'objet de soins psychiatriques sur la décision du directeur d'un établissement mentionné à l'article L. 3222-1 que lorsque les deux conditions suivantes sont réunies : / 1° Ses troubles mentaux rendent impossible son consentement ; / 2° Son état mental impose des soins immédiats assortis soit d'une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d'une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous la forme mentionnée au 2° du I de l'article L. 3211-2-1. ".

3. Il résulte de l'instruction que M. B, qui présente des troubles psychotiques évoluant depuis plusieurs années, a été hospitalisé sans son consentement à compter du 1er septembre 2015 au sein du centre hospitalier de la Côte Basque, dans le cadre d'une admission en soins psychiatriques en cas de péril imminent, en raison d'un état d'angoisse important avec propos délirants et idées de persécution dans un contexte d'altercation familiale violente. Il résulte également de l'instruction que M. B, au cours de sa prise en charge au sein de cet établissement, a été victime d'une chute ayant eu pour conséquence une fracture de la vertèbre lombaire L4, ayant nécessité la réalisation, en urgence, d'une chirurgie de décompression ainsi qu'une ostéosynthèse. Si le premier rapport d'expertise, déposé le 19 novembre 2018, indique, en se fondant sur le récit de l'intéressé, que la blessure de M. B trouve son origine dans une chute de ce dernier depuis la fenêtre du deuxième étage de l'établissement, il résulte des termes du second rapport d'expertise, corroborés par une fiche de transmission en date du 1er octobre 2015, que M. B aurait chuté après avoir tenté de prendre la fuite en escaladant la clôture de l'hôpital à la fin d'une pause cigarette se déroulant en extérieur. Il résulte également de l'instruction que M. B, connu de l'établissement pour schizophrénie paranoïde avec décompensation en rupture de traitement, ainsi qu'il ressort de son compte-rendu d'admission mentionné dans le second rapport d'expertise, avait fait l'objet, cinq mois auparavant, d'une hospitalisation sans consentement au sein du centre hospitaliser de la Côte Basque, dans le cadre d'une admission en soins psychiatriques sur demande d'un tiers. Par ailleurs, et ainsi qu'il ressort des consignes médicales dont les termes sont reproduits dans le premier rapport d'expertise, l'intéressé faisait l'objet, en raison de son état de santé, de restrictions quant à sa circulation dans l'établissement. Il ressort enfin du dossier infirmier du 26 septembre 2015 que M. B présentait des demandes aux équipes soignantes concernant sa sortie définitive de l'établissement. Eu égard à ces éléments, et alors même que les circonstances de l'accident ne sont pas clairement précisées, l'accident dont a été victime M. B doit être regardé comme étant imputable à un défaut de surveillance de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de la Côte Basque.

Sur l'évaluation des préjudices :

En ce qui concerne la date de consolidation :

4. Le centre hospitalier de la Côte Basque fait valoir que la date de consolidation de l'état de santé de M. B doit être fixée au 1er octobre 2016, soit un an après la chute dont il a été victime. Il résulte de l'instruction qu'il a été indiqué, dans le second rapport d'expertise, qu'en l'absence d'éléments en rapport avec le suivi de M. B postérieurement à l'intervention visant à traiter sa fracture, les lésions de l'intéressé pouvaient être considérées comme consolidées au 1er octobre 2017. En l'absence de tout élément produit par M. B relatif au suivi médical dont il a fait l'objet postérieurement à l'intervention chirurgicale du 1er octobre 2015, dès lors qu'il n'est ni établi, ni allégué que la consolidation d'une opération chirurgicale de décompression et d'ostéosynthèse ne puisse être acquise dans le délai d'un an suivant l'opération, et alors qu'il ressort du compte-rendu d'hospitalisation du 6 octobre 2015 que les suites de l'intervention étaient simples, M. B n'ayant pas présenté de conséquences neurologiques cicatricielles ou intercurrentes et ayant rapidement recouvré une autonomie fonctionnelle et à la marche, il y a lieu de fixer la date de consolidation de l'état de santé de l'intéressé à la date du 1er octobre 2016.

En ce qui concerne les préjudices subis par M. B :

S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux temporaires :

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

5. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise déposé par le docteur A le 5 juillet 2019, que M. B a subi, en rapport direct avec la chute dont il a été victime, un déficit fonctionnel temporaire total du 1er au 8 octobre 2015, un déficit fonctionnel temporaire partiel de 50 % du 9 au 30 octobre 2020, et un déficit fonctionnel temporaire partiel de 20 % du 1er novembre 2015 jusqu'à la date de consolidation de son état de santé. Il sera fait une juste appréciation du préjudice ayant résulté pour lui de son déficit fonctionnel temporaire sur la base de 400 euros par mois à taux plein, à 1 120 euros.

Quant aux souffrances endurées :

6. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise cité au point précédent, que les souffrances endurées par M. B avant la consolidation de son état de santé doivent être fixées à 3 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à la somme de 3 600 euros.

S'agissant des préjudices extrapatrimoniaux permanents :

Quant au déficit fonctionnel permanent :

7. Aux termes de son rapport, le docteur A a estimé que le déficit fonctionnel permanent dont M. B restera atteint doit être fixé à 10 %. Si le centre hospitalier de la Côte Basque fait valoir que ce taux doit être ramené à 5 %, dès lors que les séquelles dont souffre M. B sont limitées à des douleurs intermittentes et une raideur du rachis, et qu'aucun trouble de la marche n'est rapporté, il résulte cependant de l'instruction que l'intéressé reste atteint d'une gêne dans la flexion de son genou et de son tronc, de douleurs nécessitant la prise d'anti-inflammatoires, ainsi d'une diminution de l'amplitude de sa mobilité lombaire. Dans ces conditions, il y a lieu de retenir le taux de déficit fonctionnel permanent de 10 % fixé par l'expert. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice, en l'évaluant, compte tenu de l'âge de la victime à la date de consolidation de son état de santé, à la somme de 15 000 euros.

Quant au préjudice esthétique :

8. Il résulte de l'instruction que l'expert a évalué le préjudice esthétique subi par le requérant à 2 sur une échelle de 7. Le centre hospitalier de la Côte Basque fait valoir que ce poste de préjudice doit être évalué à 1 sur une échelle de 7, dès lors que M. B ne présente que des cicatrices cachées par ses vêtements. Il ressort des termes du rapport d'expertise que M. B présente, suite à l'intervention du 1er octobre 2015, cinq cicatrices lombaires, l'une d'une longueur de dix centimètres environ, et les quatre autres d'une longueur de deux centimètres chacune. Au regard du caractère peu visible de ces cicatrices, et de l'absence de toute autre conséquence esthétique de l'opération, il y a lieu d'évaluer ce poste de préjudice à 1 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 1 000 euros.

9. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de la Côte Basque est condamné à verser une somme globale de 20 180 euros à M. B, en réparation des dommages liés aux manquements commis lors sa prise en charge par le service de psychiatrie de l'établissement le 1er octobre 2015.

Sur les dépens :

10. Les dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative posent le principe que les dépens, tels que les frais d'expertise, sont mis à la charge de la partie perdante. Par suite, il y a lieu de mettre les frais des expertises ordonnées par le tribunal par les ordonnances des 28 juin 2018 et 8 mars 2019 à la charge définitive du centre hospitalier de la Côte Basque.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de la Côte Basque une somme de 1 000 euros à verser à M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier de la Côte Basque est condamné à verser une somme globale de 20 180 (vingt mille cent quatre-vingts) euros à M. E B en réparation de ses préjudices, liés aux manquements de cet établissement de santé dans la prise en charge de celui-ci le 1er octobre 2015.

Article 2 : Les frais d'expertise sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de la Côte Basque.

Article 3 : Le centre hospitalier de la Côte Basque versera à M. B une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et au centre hospitalier de la Côte Basque.

Copie en sera adressée à la caisse primaire d'assurance maladie de Bayonne et à MM. D et A, experts.

Délibéré après l'audience du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2022.

La rapporteure,

Signé

L. F

La présidente,

Signé

M. C

La greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions