jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2002472 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL OLIVIER SIRIEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 12 décembre 2020 et le 16 janvier 2023, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) Projicom, représentée par Me Siriez, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 septembre 2020, par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a rejeté sa réclamation contentieuse du 3 mars 2016, par laquelle elle avait demandé la décharge des rappels supplémentaires de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) mis à sa charge pour les périodes du 1er janvier 2012 au 31 janvier 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l'administration fiscale la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable conformément à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales ;
- la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité pour non-respect d'un débat oral et contradictoire lors de la vérification de comptabilité ;
- la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité pour non-respect de la procédure contradictoire dans le cadre du dégrèvement accordé le 18 octobre 2017 ;
- la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité pour non-respect du délai raisonnable prévu par le 1 de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la procédure d'imposition est entachée d'irrégularité en raison du caractère probant de la comptabilité de la société Projicom qui ne comprend que des erreurs minimes ;
- les chiffres d'affaires et le montant du bénéfice industriel et commercial déterminés par l'administration à la suite de la vérification de comptabilité de la société Projicom sont erronés ; les rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er janvier 2012 au 31 janvier 2015 doivent être réduits des crédits inscrits en compte de tiers, lesquels correspondent à des apports personnels ou à des paiements de factures par la société Cassagnon ;
- le rehaussement des bases imposables du bénéfice industriel et commercial pour les exercices clos en 2012 et 2013 n'est pas fondé aussi bien quant aux provisions qu'aux réintégrations de chiffre d'affaires ;
- concernant les pénalités, l'administration reproche un comportement frauduleux à M. B, gérant de la société Projicom, sans pour autant appliquer les sanctions financières correspondantes ;
- l'avis de mise en recouvrement est entaché d'irrégularité à défaut de sa signature et doit être annulé.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 30 juin 2021 et le 18 janvier 2023, le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 octobre 2022.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, par courrier du 19 janvier 2023, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions de l'EURL Projicom tendant à la correction d'erreurs commises dans la détermination des résultats industriels et commerciaux de la société pour les exercices clos en 2012 et 2013 sont irrecevables dès lors que la société ne justifie pas de résultats déficitaires pour ces exercices, ni d'une imposition supplémentaire mise à sa charge résultant de la détermination de ces résultats industriels et commerciaux.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le jugement du 2 décembre 2021 n° 1901207, par lequel le tribunal a rejeté la requête de M. D B tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, ainsi que les pénalités et intérêts de retard, auxquels il a été assujetti au titre des années 2012 et 2013 ;
- l'arrêt du 17 septembre 2020 n°18/00648 par lequel la cour d'appel de Pau a reconnu M. B, en sa qualité de gérant de la société Projicom, coupable des chefs de soustraction frauduleuse à l'établissement ou au paiement de l'impôt (omission de déclaration dans les délais prescrits - fraude fiscale et soustraction frauduleuse à l'établissement ou au paiement de l'impôt : dissimulation de sommes - fraude fiscale).
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de commerce ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Clen, rapporteur public,
- et les observations de Me Siriez, représentant la société Projicom.
Considérant ce qui suit :
1. La société de personnes EURL Projicom exerce une activité d'études juridiques et techniques, commercialisation d'aménagement de lotissement, achat, vente, importation, exportation et location de véhicules automobiles. Son gérant, M. D B est également gérant de la société à responsabilité limitée (SARL) Cassagnon, laquelle exerce l'activité de promotion immobilière. A la suite de la vérification de comptabilité dont la société Projicom a fait l'objet, portant sur la période du 1er janvier 2012 au 31 janvier 2015, l'administration fiscale lui a adressé une proposition de rectification du 10 août 2015 mettant en œuvre la procédure de taxation d'office en matière de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que la procédure d'évaluation d'office pour ce qui concerne la base imposable des bénéfices industriels et commerciaux. Le rappel de taxe sur la valeur ajoutée pour les périodes allant du 1er janvier 2012 au 31 janvier 2015 d'un montant de 167 007 euros en droits et 30 340 euros en majorations a été mis en recouvrement le 11 janvier 2016. La société Projicom a, par une réclamation contentieuse du 3 mars 2016, contesté les impositions supplémentaires mises à sa charge et demandé un sursis de paiement. Par courrier du 18 octobre 2017, l'administration fiscale a informé la société Projicom qu'à la suite du rehaussement de la société Cassagnon, des correctifs seront apportés aux rectifications notifiées en matière de bénéfice industriel et commercial pour les années 2012 et 2013. Par décision du 21 septembre 2020, l'administration fiscale a rejeté la réclamation de la société Projicom. La société Projicom doit être regardée comme demandant au tribunal la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, et des pénalités correspondantes, mis à sa charge pour la période du 1er janvier 2012 au 31 janvier 2015 ainsi que la correction d'erreurs commises dans la détermination des résultats industriels et commerciaux de la société pour les exercices clos en 2012 et 2013.
Sur la recevabilité des conclusions en correction des résultats industriels et commerciaux de la société Projicom :
2. Aux termes de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales : " Les réclamations relatives aux impôts, contributions, droits, taxes, redevances, soultes et pénalités de toute nature, établis ou recouvrés par les agents de l'administration, relèvent de la juridiction contentieuse lorsqu'elles tendent à obtenir soit la réparation d'erreurs commises dans l'assiette ou le calcul des impositions, soit le bénéfice d'un droit résultant d'une disposition législative ou réglementaire. / Relèvent de la même juridiction les réclamations qui tendent à obtenir la réparation d'erreurs commises par l'administration dans la détermination d'un résultat déficitaire ou d'un excédent de taxe sur la valeur ajoutée déductible sur la taxe sur la valeur ajoutée collectée au titre d'une période donnée, même lorsque ces erreurs n'entraînent pas la mise en recouvrement d'une imposition supplémentaire. Les réclamations peuvent être présentées à compter de la réception de la réponse aux observations du contribuable mentionnée à l'article L. 57, ou à compter d'un délai de 30 jours après la notification prévue à l'article L. 76 ou, en cas de saisine de la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires compétente, à compter de la notification de l'avis rendu par cette commission. () ".
3. La société Projicom doit être regardée comme demandant la minoration de la correction de ses résultats industriels et commerciaux pour les exercices clos en 2012 et 2013 opérée par l'administration fiscale, laquelle non seulement a pris en compte les conséquences sur les résultats industriels et commerciaux de la société des rectifications relatives à la taxe sur la valeur ajoutée mises à la charge de la société Projicom mais aussi a corrigé les provisions déduites par la société. Toutefois, il résulte de l'instruction que la société Projicom ne justifie pas d'un résultat déficitaire pour les exercices clos en 2012 et 2013. Par ailleurs, la correction des résultats industriels et commerciaux réalisés par l'EURL Projicom n'a pas entraîné d'imposition supplémentaire pour cette société, qui n'a pas opté pour le régime des sociétés de capitaux. Des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu résultant de la correction des bénéfices industriels et commerciaux à la suite de la vérification de comptabilité de la société Projicom ont été mises à la charge de M. B, gérant et unique associé de cette société de personnes. Dans ces conditions, la société Projicom, qui ne se présente pas dans sa requête comme le mandataire de M. B, n'est pas recevable à demander la correction des résultats industriels et commerciaux de la société Projicom conformément aux dispositions précitées de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales.
Sur les conclusions à fin de décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les périodes allant du 1er janvier 2012 au 31 janvier 2015 :
4. Aux termes de l'article R.*256-1 du livre des procédures fiscales : " L'avis de mise en recouvrement prévu à l'article L. 256 indique pour chaque impôt ou taxe le montant global des droits, des pénalités et des intérêts de retard qui font l'objet de cet avis. () / Lorsque l'avis de mise en recouvrement est consécutif à une procédure de rectification, il fait référence à la proposition prévue à l'article L. 57 ou à la notification prévue à l'article L. 76 et, le cas échéant, au document adressé au contribuable l'informant d'une modification des droits, taxes et pénalités résultant des rectifications ". Aux termes de l'article R.*256-3 du même livre : " L'avis de mise en recouvrement est rédigé en double exemplaire : / a) Le premier, dit " original ", est déposé au service compétent de la direction générale des finances publiques ou à la recette des douanes et droits indirects chargé du recouvrement ; / b) Le second, dit " ampliation ", est destiné à être notifié au redevable ou à son fondé de pouvoir ". Aux termes de l'article R.*256-6 du même livre : " La notification de l'avis de mise en recouvrement comporte l'envoi au redevable, soit au lieu de son domicile, de sa résidence ou de son siège, soit à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître au service compétent de la direction générale des finances publiques ou au service des douanes et droits indirects compétent, de l'" ampliation " prévue à l'article R. * 256-3. () ".
5. La loi du 29 décembre 2016 de finances rectificative pour 2016 a modifié les dispositions citées au point précédent de l'article L. 256 du livre des procédures fiscales, pour prévoir que l'avis de mise en recouvrement " est émis et rendu exécutoire par l'autorité administrative désignée par décret, selon les modalités prévues aux articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration ". Elle a également modifié les dispositions de l'article L. 212-2 de ce dernier code, pour ajouter les avis de mise en recouvrement à la liste, figurant à cet article, des actes dispensés de la signature de leur auteur, dès lors qu'ils comportent ses prénom, nom et qualité ainsi que la mention du service auquel celui-ci appartient, quelles que soient les modalités selon lesquelles ils sont portés à la connaissance des intéressés. L'ensemble de ces nouvelles dispositions s'applique, en vertu du A du V de l'article 90 de la loi du 29 décembre 2016 de finances rectificative pour 2016, aux avis de mise en recouvrement émis à compter du 1er janvier 2017. Il résulte de ces dispositions que les avis de mise en recouvrement émis à compter du 1er janvier 2017 n'ont pas nécessairement à comporter la signature de leur auteur, dès lors que, par les autres mentions qu'ils comportent, ils sont conformes aux prescriptions de l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration.
6. Pour l'application des dispositions précitées applicables au litige, le contribuable auquel a été adressé, avant le 1er janvier 2017, un avis de mise en recouvrement, lequel constitue un titre exécutoire authentifiant la créance de l'administration, doit être à même de vérifier que son signataire est effectivement l'autorité compétente en vertu des dispositions des articles L. 256, L. 257 A et R. 256-8 du livre des procédures fiscales. Si l'ampliation de l'avis de mise en recouvrement adressée au contribuable n'a pas nécessairement à comporter de signature dès lors que l'original déposé au service compétent en est revêtu, il résulte des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration qu'elle doit en revanche comporter les mentions de nature à permettre l'identification de son auteur et sa qualité.
7. La société Projicom soutient qu'un avis de mise en recouvrement doit être daté et signé et doit indiquer la qualité, le nom et prénom du signataire et qu'en l'espèce, l'avis de mise en recouvrement notifié à la société Projicom est entaché d'irrégularité à défaut de sa signature, entraînant sa nullité sur le fondement des dispositions des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il résulte de l'instruction que des rappels de taxe sur la valeur ajoutée issus de la proposition de rectification du 10 août 2015 d'un montant de 197 347 euros ont été réclamés à la société Projicom par un avis de recouvrement du 31 décembre 2015. Si l'ampliation de cet avis, notifiée à la société Projicom le 14 janvier 2016, ne comporte pas de signature lisible, il résulte de l'instruction que l'original de l'avis de mise en recouvrement comporte la signature, l'identité, la qualité du comptable compétent, ainsi que la date à laquelle il a été rendu exécutoire. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'ampliation comprend de façon lisible uniquement la date de signature et l'identification du service de la 3ème brigade départementale de vérification de Biarritz mais n'indiquent pas le nom et la qualité du signataire de l'avis dans la rubrique correspondante. Or, ces mentions ne mettent pas, à elles seules, à même le destinataire de cet avis d'en identifier le signataire ainsi que sa qualité. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que cet avis est irrégulier et à demander à être déchargée des impositions supplémentaires, majorations et intérêts de retard qui lui ont été réclamés.
8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la société Projicom est fondée à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des pénalités correspondantes auxquels elle a été assujettie pour les périodes allant du 1er janvier 2012 au 31 janvier 2015.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques, la somme de 1 500 euros à verser à la société Projicom au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La société Projicom est déchargée des sommes mises en recouvrement par avis n°6400535 8 00842 du 31 décembre 2015.
Article 2 : L'Etat versera à la société Projicom la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'EURL Projicom, et au directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Neumaier, conseillère,
Mme Corthier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.
La rapporteure,
Signé
Z. C
La présidente,
Signé
M. A
La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026