mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2100696 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CABINET CAMBOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 18 mars 2021, le 24 mai 2022 et le 17 janvier 2023, la société civile immobilière (SCI) Côte Basque, représentée par Me Lamouret, demande au tribunal :
1°) d'annuler la convention de concession à long terme de quinze places de stationnement dans le parking public de la Villa Sion, conclue le 7 décembre 2020 entre la commune de Biarritz et la SCI Alaena-Sion ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Biarritz la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'elle met en cause la validité d'un contrat administratif, qu'elle est formée par un tiers susceptible d'être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses, et que les délais de recours dans lesquels elle a été introduite ne lui sont pas opposables faute, pour la commune de Biarritz, de justifier de la réalisation des mesures de publicité appropriées ; elle justifie de son intérêt à agir dès lors qu'en sa qualité de propriétaire du château Boulart, elle entend faire respecter les charges pesant sur la commune de Biarritz, propriétaire du fonds voisin, et dès lors que la dévolution des places de stationnement en cause n'a jamais été envisagée lors de la procédure de cession de la villa Sion, ce qui l'a privée de la possibilité de se porter candidate à cette dévolution ;
- la convention en litige a été conclue au terme d'une procédure illégale, en méconnaissance de l'article L. 1311-17 du code général des collectivités territoriales dès lors que la commune bénéficiaire d'une libéralité ne peut se dispenser de l'exécution des charges qu'elle a régulièrement acceptées et ne peut s'exonérer desdites charges qu'au terme d'une procédure de révision judiciaire ; cette illégalité est en rapport direct avec l'intérêt lésé ;
- la convention en litige a été conclue au terme d'une procédure illégale, en méconnaissance de l'article L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques dès lors que la délivrance, à la SARL Alaena-Sion, d'un titre d'occupation du domaine public en vue de l'exploitation économique de la villa Sion, n'a pas été précédée d'une procédure de mise en concurrence ; cette illégalité est en rapport direct avec l'intérêt lésé ;
- la convention en litige méconnaît les articles L. 2125-1 et L. 2125-4 du code général de la propriété des personnes publiques dès lors qu'elle prévoit la concession de quinze places de stationnement à titre gratuit ; cette illégalité est en rapport direct avec l'intérêt lésé et d'une gravité telle que le juge devrait la relever d'office ;
- l'octroi d'une telle concession sur le domaine public est manifestement contraire à l'affectation de la dépendance domaniale en cause ; cette illégalité est en rapport direct avec l'intérêt lésé et d'une gravité telle que le juge devrait la relever d'office ;
- la convention en litige méconnaît l'article L. 151-33 du code de l'urbanisme en raison du caractère par nature précaire et révocable d'une autorisation d'occupation privative du domaine public, comme l'a confirmé une réponse ministérielle de mai 2016 ; cette illégalité est en rapport direct avec l'intérêt lésé et d'une gravité telle que le juge devrait la relever d'office ;
- la convention en litige méconnaît les exigences des articles 900-2 et suivants du code civil dès lors qu'elle est contraire aux charges pesant sur la commune au titre de la donation avec charge dont elle a bénéficié en 1975 ; cette illégalité est en rapport direct avec l'intérêt lésé et d'une gravité telle que le juge devrait la relever d'office.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2022, la commune de Biarritz, représentée par Me Cambot, conclut, à titre principal, au rejet de la requête comme irrecevable, à titre subsidiaire, à ce qu'il lui soit accordé un délai pour régulariser la convention d'occupation du domaine public signée avec la SCI Alaena-Sion, et dans tous les cas, à ce que soit mise à la charge de la SCI Côte Basque la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la SCI Côte Basque ne fait état d'aucun intérêt lésé par la convention en litige dans le délai de recours de deux mois ; la SCI Côte Basque n'établit aucun lien entre ses intérêts et les vices qu'elle invoque ;
- dans tous les cas, chacun des griefs invoqués est susceptible de régularisation.
Par un mémoire enregistré le 23 décembre 2022, la société civile immobilière (SCI) Alaena-Sion, représentée par Me Delhaes, conclut, au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SCI Côte Basque la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- la requérante ne justifie pas d'un intérêt susceptible d'être lésé de façon suffisamment directe et certaine ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par la SCI Côte Basque ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 29 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 31 janvier 2023.
Un mémoire présenté pour la commune de Biarritz a été enregistré le 31 janvier 2023.
Un mémoire présenté pour la SCI Alaena-Sion a été enregistré le 31 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Clen, rapporteur public,
- et les observations de Me Rota, représentant la SCI Côte Basque, et de Me Dauga, représentant la SCI Alaena-Sion.
Considérant ce qui suit :
1. Par une convention du 14 avril 1975, la SCI " Le Château d'Arcadie " a cédé à la ville de Biarritz une partie d'un terrain lui appartenant d'une superficie de 7 615 m2, pour le prix symbolique d'un franc. La ville s'est engagée à y aménager un jardin public avec des jeux d'enfants. La convention a fait l'objet de deux avenants du 10 décembre 1979 et du 14 août 1980. Sur ce terrain cédé à la commune est implanté un bâtiment appelé " villa Sion ". Par une délibération du 10 avril 2019, le conseil municipal de Biarritz a décidé de vendre ce bâtiment et son terrain d'assiette, et organisé un appel à candidature en fixant un prix de vente minimum. Par une délibération en date du 18 juillet 2019, le conseil municipal de Biarritz a constaté la désaffectation de la villa Sion et a prononcé le déclassement des 209 m2 correspondant à l'emprise du bâtiment puis, par une délibération du 19 décembre 2019, a décidé de céder la villa Sion et son terrain d'assiette à M. D A et à la SARL Alaena Cosmétiques, au prix de 1 700 000 euros. Enfin, par une délibération du 18 novembre 2020, le conseil municipal de Biarritz a autorisé la signature d'une convention de concession à long terme de quinze places de stationnement dans le parking public de la villa Sion, dans le cadre d'un permis de construire déposé par la SCI Alaena-Sion. Par la présente requête, la SCI Côte Basque demande au tribunal d'annuler la convention de concession à long terme de quinze places de stationnement dans le parking public de la Villa Sion, dont la signature a été autorisée par la délibération du 18 novembre 2020 et qui a été conclue entre la commune de Biarritz et la SCI Alaena-Sion le 7 décembre 2020.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense tirée du défaut d'intérêt à agir :
2. Indépendamment des actions dont disposent les parties à un contrat administratif et des actions ouvertes devant le juge de l'excès de pouvoir contre les clauses réglementaires d'un contrat ou devant le juge du référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, tout tiers à un contrat administratif susceptible d'être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses est recevable à former devant le juge du contrat un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles. Ce recours doit être exercé dans un délai de deux mois à compter de l'accomplissement des mesures de publicité appropriées, notamment au moyen d'un avis mentionnant à la fois la conclusion du contrat et les modalités de sa consultation dans le respect des secrets protégés par la loi. La légalité du choix du cocontractant, de la délibération autorisant la conclusion du contrat et de la décision de le signer, ne peut être contestée qu'à l'occasion du recours ainsi défini.
3. Le représentant de l'Etat dans le département et les membres de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné, compte tenu des intérêts dont ils ont la charge, peuvent invoquer tout moyen à l'appui du recours ainsi défini. Les autres tiers ne peuvent invoquer que des vices en rapport direct avec l'intérêt lésé dont ils se prévalent ou ceux d'une gravité telle que le juge devrait les relever d'office. Saisi par un tiers dans les conditions définies ci-dessus, de conclusions contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses, il appartient au juge du contrat, après avoir vérifié que l'auteur du recours autre que le représentant de l'Etat dans le département ou qu'un membre de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné se prévaut d'un intérêt susceptible d'être lésé de façon suffisamment directe et certaine et que les irrégularités qu'il critique sont de celles qu'il peut utilement invoquer, lorsqu'il constate l'existence de vices entachant la validité du contrat, d'en apprécier l'importance et les conséquences.
En ce qui concerne l'intérêt pour agir de la requérante en qualité de propriétaire du château Boulart :
4. Les voisins d'une zone faisant l'objet d'une convention d'occupation du domaine public et de services ne peuvent en cette seule qualité être regardés comme justifiant d'un intérêt leur donnant qualité pour demander au juge administratif d'annuler cette convention. Il leur appartient, au contraire, comme à tout tiers, de démontrer qu'ils ont été lésés dans leurs intérêts de façon suffisamment directe et certaine par la passation ou les clauses d'une telle convention pour en contester la validité. Il leur incombe notamment de préciser l'atteinte qu'ils invoquent, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien.
5. Il résulte de l'instruction que par acte du 26 juillet 2016, le syndicat des copropriétaires de la résidence " Château d'Arcadie " a cédé à la SCI Côte Basque l'immeuble bâti dénommé Château Boulart, anciennement dénommé Bellefontaine ou encore Folie Boulart, constituant le club house de la résidence, avec maison de gardien et autre accès par la porte du sous-sol du Château, sur l'avenue Bellefontaine à Biarritz, au prix de 3 560 000 euros. Cet acte précise que l'acquéreur est subrogé dans tous les droits et actions du vendeur, et mentionne que " La SCI Côte Basque vient donc au droit des propriétaires successifs du Château Boulart ". La SCI Côte Basque se prévaut de ce qu'elle est subrogée dans les droits des précédents propriétaires du château Boulart pour faire respecter les charges pesant sur la commune de Biarritz, propriétaire du fonds voisin, en application de la convention du 14 avril 1975, laquelle est un contrat de droit privé, quand bien même cette convention n'a pas été conclue par le syndicat des copropriétaires de la résidence Château d'Arcadie mais par la SCI " Le Château Arcadie ". Toutefois, d'une part, le Château Boulart est sans lien avec la convention du 14 avril 1975 qui concerne un bien immobilier distinct et une parcelle dont la SCI Côte Basque n'a pas été propriétaire, et l'acte de vente du 26 juillet 2016 ne contient pas les conditions et charges dont elle se prévaut. D'autre part, la concession en litige ne peut porter atteinte aux conditions et charges privées annexées à l'acte de vente initial dès lors que les conditions et charges de l'ensemble contractuel de 1975 n'ont pas été modifiées par la concession litigieuse. Dans ces conditions, la SCI Côte Basque qui, en tant que propriétaire du seul château Boulart, peut uniquement se prévaloir de sa qualité de voisine du site de la villa Sion, n'établit pas que la convention conclue le 7 décembre 2020 entre la commune de Biarritz et la SCI Alaena-Sion lèse ses intérêts de manière suffisamment directe et certaine pour lui conférer un intérêt à contester la validité de cette convention.
En ce qui concerne l'intérêt pour agir de la requérante en qualité de candidate évincée à l'achat de la villa Sion :
6. La requérante soutient que son intérêt à agir résulte également de sa qualité de candidate évincée à l'achat de la villa Sion, procédure de cession au cours de laquelle, selon ses dires, l'éventuelle mise à disposition de places de stationnement n'a pas été évoquée. S'il est constant que les occupants de la villa Sion auront, à terme, vocation à utiliser les quinze places de stationnement concédées par la commune de Biarritz aux propriétaires de cet immeuble pour leur permettre de remplir leurs obligations en matière de création d'aires de stationnement, la qualité de candidate évincée à la procédure de cession de la villa Sion ne confère pas à la requérante, en elle-même, un intérêt pour agir à l'encontre de la convention litigieuse, laquelle n'a pas été prise sur le fondement ou en application de la procédure de cession de la villa Sion mais dans le cadre d'une autorisation d'urbanisme et constitue, en tout état de cause, une procédure distincte de celle par laquelle la cession de la villa Sion a été conclue. Dans ces conditions, la qualité de candidate évincée lors de la procédure de cession de la villa Sion ne confère pas, par elle-même, à la requérante un intérêt pour agir contre la convention litigieuse.
7. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les moyens de la requête relatifs à la validité de la convention du 7 décembre 2020, ni sur l'autre fin de non-recevoir opposée en défense par la SCI Alaena-Sion tirée de la tardiveté du recours, la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune de Biarritz et par la SCI Alaena-Sion tirée de l'absence d'intérêt pour agir de la SCI Côte Basque doit être accueillie.
Sur les frais de l'instance :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Biarritz, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse à la SCI Côte Basque une somme quelconque au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SCI Côte Basque une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par la commune de Biarritz et non compris dans les dépens, ainsi qu'une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par la SCI Alaena-Sion, au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCI Côte Basque est rejetée.
Article 2 : La SCI Côte Basque versera à la commune de Biarritz une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La SCI Côte Basque versera à la SCI Alaena-Sion une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la commune de Biarritz et de la SCI Alaena-Sion est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Côte Basque, à la commune de Biarritz et à la SCI Alaena-Sion.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Beneteau, première conseillère,
Mme Neumaier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
A. C
La présidente,
Signé
M. B La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026