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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2100790

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2100790

lundi 3 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2100790
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBOZZACCHI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 mars et 25 octobre 2021, M. et Mme A et C B, représentés par Me Bozzacchi, demandent au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquels ils ont été assujettis au titre de l'année 2015 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens, ainsi qu'une somme de 40 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

En ce qui concerne la régularité de la procédure d'imposition :

- l'évaluation faite par l'administration de la valeur vénale des produits stupéfiants en litige n'est pas justifiée ;

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions en litige :

- l'administration fiscale ne pouvait réintégrer dans leurs revenus fiscaux la valeur des produits stupéfiants découverts lors de l'arraisonnement en 2015 du voilier " Relambi " ;

* M. B, skipper du voilier, n'est intervenu que comme transporteur et ne pouvait être regardé comment ayant eu la libre disposition des produits transportés au sens des dispositions de l'article 1649-quater-0-B-bis du code général des impôts, alors notamment que l'opération impliquait quatorze personnes ;

* il y a lieu d'opérer une distinction entre la possession d'un bien et sa seule garde temporaire, ainsi qu'il ressort notamment de l'amendement n° 357 présenté par le ministre du budget lors du vote de la loi de finance rectificative pour 2009 ;

* les dispositions de l'article 1649-quater-0-B-bis du code général des impôts excluent du dispositif qu'elles instituent les personnes qui ne sont réellement propriétaires des biens en cause et qui n'en ont eu que la disposition temporaire ;

* il avait accepté d'assurer ce transport en échange d'une somme de 300 000 euros, qu'il n'a jamais perçue ;

* le tribunal correctionnel de Marseille a estimé qu'il ne faisait pas partie des responsables de l'opération ;

- à supposer que M. B ait eu la libre disposition de la totalité des biens en cause, il n'en avait pas la disposition exclusive dès lors que quatorze autres individus ont été condamnés à raison de ces faits, de sorte que la base du revenu imposable aurait dû être proportionnellement répartie entre ces personnes ;

- les impositions et pénalités en litige ont été établies en méconnaissance des dispositions de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts en ce qu'elles ont été calculées en tenant compte d'une valeur vénale de la cocaïne exagérée ;

* Le service a tenu compte à tort de la valeur vénale de la cocaïne saisie alors qu'elle aurait dû se fonder sur le seul montant du profit issu de la revente de ce produit ;

* selon le commissaire adjoint au sous-directeur de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière, la cocaïne achetée en gros se négocie à une prix avoisinant la somme de 34 000 euros par kilogramme ;

En ce qui concerne les intérêts de retard et les pénalités :

- leur application méconnaît le principe de proportionnalité.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 14 octobre 2021 et 1er septembre 2022, le directeur chargé de la direction de contrôle fiscal Sud-Ouest conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 5 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Neumaier,

- et les conclusions de M. Clen, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a été condamné le 17 février 2017 à une peine de six ans d'emprisonnement à raison de faits de transport, détention, offre, cession, acquisition ou emploi illicites de stupéfiants et de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de 10 ans d'emprisonnement par la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Marseille, suite à la découverte le 7 juin 2015, sur le voilier " Relambi " qu'il skippait, de 79 pains de cocaïne, pour un poids total de 86 kilogrammes. M. et Mme B ont fait l'objet d'un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle portant sur la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015. Par une proposition de rectification du 24 avril 2017, le service les a assujettis à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, assorties de pénalités et des intérêts de retard, à la suite, notamment, de la réintégration dans leurs revenus de l'année 2015 d'une quote-part de la valeur vénale des produits stupéfiants saisis le 7 juin 2015. Par un courrier du 19 juillet 2017, le service a rejeté en totalité les observations présentées par les contribuables les 16 mai, 30 mai, et 19 juin 2017 au titre de l'année 2015. Par un courrier du 1er mars 2021, le service a rejeté la réclamation formée par M. et Mme B le 11 juin 2019. Par leur requête, M et Mme B demandent au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2015.

Sur les conclusions à fin de décharge :

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ". Aux termes de l'article R. 57-1 du même livre : " La proposition de rectification prévue par l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. () ". Il résulte de ces dispositions que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler utilement ses observations. En revanche, la régularité d'une proposition de rectification ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs.

3. A supposer que M. et Mme B aient entendu soutenir que l'administration fiscale aurait insuffisamment motivé, dans la proposition de rectification datée du 24 avril 2017, l'évaluation qu'elle a faite de la valeur vénale des produits stupéfiants en litige, il résulte de l'instruction que ladite proposition de rectification, qui précise que la valeur vénale des biens en cause a été déterminée en tenant compte de ce que la cocaïne était en 2014 valorisée à 43 566 euros par kilogramme selon l'Office des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) mentionne, avec suffisamment de précision les modalités selon lesquels la valeur vénale des produits en litige a été déterminée. Par suite, ce moyen doit être écarté.

Sur le bien-fondé des impositions en litige :

4. En premier lieu, aux termes de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts, dans sa rédaction applicable : " 1. Lorsqu'il résulte des constatations de fait opérées dans le cadre d'une des procédures prévues aux articles 53, 75 et 79 du code de procédure pénale et que l'administration fiscale est informée dans les conditions prévues aux articles L. 82 C, L. 101 ou L. 135 L du livre des procédures fiscales qu'une personne a eu la libre disposition d'un bien objet d'une des infractions mentionnées au 2, cette personne est présumée, sauf preuve contraire appréciée dans le cadre des procédures prévues aux articles L. 10 et L. 12 de ce même livre, avoir perçu un revenu imposable équivalent à la valeur vénale de ce bien au titre de l'année au cours de laquelle cette disposition a été constatée. / La présomption peut être combattue par tout moyen et procéder notamment de l'absence de libre disposition des biens mentionnés au premier alinéa, de la déclaration des revenus ayant permis leur acquisition ou de l'acquisition desdits biens à crédit. () / Lorsqu'il résulte des constatations de fait opérées dans le cadre d'une des procédures prévues aux articles 53, 75 et 79 du code de procédure pénale et que l'administration fiscale est informée dans les conditions prévues aux articles L. 82 C, L. 101 ou L. 135 L du livre des procédures fiscales qu'une personne a eu la libre disposition d'une somme d'argent, produit direct d'une des infractions visées au 2, cette personne est présumée, sauf preuve contraire appréciée dans le cadre des procédures prévues aux articles L. 10 et L. 12 de ce même livre, avoir perçu un revenu imposable égal au montant de cette somme au titre de l'année au cours de laquelle cette disposition a été constatée. / La présomption peut être combattue par tout moyen et procéder notamment de l'absence de libre disposition des sommes mentionnées au quatrième alinéa, du caractère non imposable de ces sommes ou du fait qu'elles ont été imposées au titre d'une autre année. () / 2. Le 1 s'applique aux infractions suivantes : a. crimes et délits de trafic de stupéfiants prévus par les articles 222-34 à 222-39 du code pénal ; () ".

5. Le régime d'imposition prévu par les dispositions de l'article 1649 quater 0 B bis du code général des impôts ne vise pas à imposer les profits issus de la revente ou du transport de produits illicites, mais à taxer le revenu imposable qui, correspondant à la valeur vénale des biens visés par ces dispositions, est présumé avoir été perçu par les personnes qui les détiennent et sont coupables des infractions mentionnées par ces dispositions. Il appartient alors au contribuable de combattre cette présomption, en établissant par exemple qu'il n'a pas eu en réalité la disposition des biens ou des sommes d'argent en cause. Il résulte en outre des dispositions du dernier alinéa du 1 de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts citées ci-dessus que, lorsque le contribuable établit que plusieurs personnes ont eu la libre disposition des biens ou de la somme, visés au premier et quatrième alinéas de cet article, la base du revenu imposable doit, en principe, être répartie par parts égales entre ces personnes. Le contribuable comme l'administration peuvent toutefois apporter par tout moyen la preuve que les circonstances de l'espèce imposent une répartition différente.

6. Il résulte toutefois des dispositions de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts rappelées au point 4, éclairées par les travaux préparatoires, que lorsqu'une personne n'a eu que la garde temporaire d'une somme d'argent, produit direct d'une des infractions visées au 2 de cet article, elle doit être regardée comme n'en ayant pas eu la libre disposition au sens de ces dispositions.

7. D'une part, M. et Mme B soutiennent que M. B doit être considéré comme un simple transporteur de marchandises illicites et non comme un acteur déterminant du trafic de stupéfiants en cause ayant eu la libre disposition des produits transportés. Ils soutiennent en outre qu'il avait simplement accepté d'assurer ce transport en échange d'une somme de 300 000 qu'il n'aurait jamais perçue. Cependant, et ainsi qu'il a été dit au point 1 du présent jugement, l'intéressé a été condamné à une peine de six ans d'emprisonnement par un jugement de la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Marseille du 17 février 2017 pour des faits d'acquisition, transport, détention, acquisition et offre ou cession de stupéfiants, à la suite de la saisie, le 7 juin 2015, de 86 kilos de cocaïne à bord du voilier " Relambi ", sur lequel il se trouvait au moment des faits et dont il était propriétaire. A cet égard, il résulte notamment des termes du jugement précité de la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Marseille qu'une somme de 100 000 euros en espèces avait été dissimulée à son domicile, que, lors de l'arraisonnement du navire par la marine nationale, M. B se trouvait en possession d'une somme de plus de 6 000 euros en espèces, et qu'il était resté sans explications quant à des versements effectués sur son compte bancaire au cours des mois de mars et mai 2015 de sommes de 6 000 euros, 2 500 euros, 2 000 euros, et 1 500 euros. En l'absence de tout élément permettant de considérer qu'il ne pouvait librement disposer des biens trouvés en sa possession, il doit être regardé comme en ayant eu la libre disposition, au sens des dispositions de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts.

8. D'autre part, M. et Mme B soutiennent que, dès lors que quatorze prévenus intervenaient dans le trafic de stupéfiants, l'administration fiscale aurait dû, à tout le moins, répartir proportionnellement la base imposable entre toutes les personnes impliquées dans ce trafic. Il résulte de l'instruction que si quatorze personnes ont effectivement fait l'objet de condamnations au terme de la procédure pénale engagée, trois d'entre elles ont été relaxées du chef de transport, détention, offre, cession, acquisition ou emploi illicites de stupéfiants. Il ressort en outre des termes du jugement de la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Marseille susmentionné que sept personnes ont été reconnues comme étant les responsables opérationnels de l'importation de cocaïne, et doivent être considérées comme ayant eu la libre disposition des produits en litige, dès lors qu'il ressort du jugement susmentionné que les autres prévenus n'ont joué qu'un rôle d'intermédiaire, dont les missions se limitaient à mettre en contact les différents protagonistes du trafic. Par suite, la circonstance que les treize autres co-prévenus ont fait l'objet de condamnations n'est pas de nature, en l'espèce, à démontrer qu'ils avaient tous la libre disposition de la cocaïne saisie dans le voilier de M. B et objet du revenu imposé sur le fondement des dispositions précitées de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts.

9. En deuxième lieu, M. et Mme B font valoir les impositions et pénalités en litige ont été établies en méconnaissance des dispositions de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts en ce qu'elles ont été calculées en tenant compte d'une valeur vénale de la cocaïne exagérée. Alors que ni l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts ni aucune autre disposition ne prévoient de procédure particulière pour la détermination de la valeur vénale des biens objets de l'infraction, l'administration fait valoir que cette valeur a été établie selon un protocole de coopération entre la direction générale des douanes et des droits indirects et la direction générale des finances publiques basé sur les prix fournis, pour l'année 2014, par l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC). Eu égard à l'illicéité des biens en cause, la référence à des prix issus de données fournis par un organisme officiel, en charge de la lutte contre le trafic de stupéfiants doit être regardée comme pertinente. Dans ces conditions, l'administration doit être regardée comme établissant la valeur vénale de la cocaïne saisie sur le voilier de M. B. En outre, s'ils font valoir que l'administration aurait dû déduire de la valeur vénale de ces produits le coût de leur acquisition et se fonder sur le montant du produit issu de leur revente, le régime d'imposition prévu par les dispositions précitées de l'article par l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts ne vise pas à imposer les profits illicites résultant de la vente de produits stupéfiants mais à taxer le revenu imposable correspondant à la valeur vénale des biens et des sommes d'argent qu'il vise. Par suite, ce moyen doit être écarté.

10. Il résulte de ce qui précède que la demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles M. et Mme B ont été assujettis au titre de l'année 2015 doit être rejetée.

Sur les intérêts de retard et majorations :

En ce qui concerne les intérêts de retard :

11. Aux termes de l'article 1727 du code général des impôts, dans sa version applicable au litige : " I. - Toute créance de nature fiscale, dont l'établissement ou le recouvrement incombe aux administrations fiscales, qui n'a pas été acquittée dans le délai légal donne lieu au versement d'un intérêt de retard. () III. - Le taux de l'intérêt de retard est de 0,40 % par mois. () ".

12. L'intérêt de retard prévu par ces dispositions, qui s'applique indépendamment de toute appréciation portée par l'administration fiscale sur le comportement du contribuable, vise essentiellement à réparer les préjudices de toute nature subis par l'Etat à raison du non-respect par les contribuables de leurs obligations de déclarer et payer l'impôt aux dates légales. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à se prévaloir du caractère excessif des intérêts de retard, qui n'ont pas la nature d'une sanction.

Sur la majoration de 80 % :

13. Aux termes de l'article 1758 du code général des impôts : " () En cas d'application des dispositions prévues à l'article 1649 quater-0 B bis, le montant des droits est assorti d'une majoration de 80 % ".

14. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que l'administration fiscale était fondée à mettre en œuvre le dispositif prévu à l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts pour imposer forfaitairement les revenus résultant de l'activité illicite de trafic de stupéfiants au titre de laquelle M. B a été condamné par la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Marseille. Ainsi, elle était fondée à appliquer à ces revenus la majoration de 80 % prévue par le quatrième alinéa de l'article 1758 du code général des impôts.

Sur les dépens :

15. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées par M. et Mme B et tendant à ce qu'ils soient mis à la charge de l'Etat ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme quelconque au titre des frais exposés par M. et Mme B et non compris dans les dépens

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et C B et au directeur chargé de la direction de contrôle fiscal Sud-Ouest.

Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2023.

La rapporteure,

signé

L. NEUMAIERLa présidente,

signé

M. SELLES

La greffière,

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

P. SANTERRE

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