mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2100800 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | MACERA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 mars 2021 et le 1er avril 2022,
M. B C, représenté par Me Macéra, demande au tribunal :
1°) de condamner l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques à lui payer la somme totale de 59 254,03 euros en réparation des préjudices financier et moral qu'il a subis en raison de manquements intervenus dans le cadre de différentes procédures ayant précédé son admission à la retraite pour invalidité ;
2°) de mettre à la charge de l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques a commis plusieurs fautes :
o en ne procédant à aucune démarche pour qu'il puisse bénéficier de l'allocation d'invalidité temporaire pour la période du 28 novembre 2017 au 30 août 2018, en méconnaissance de l'article 6 du décret du 11 janvier 1960 relatif au régime de sécurité sociale des agents permanents des départements, des communes et de leurs établissements publics n'ayant pas le caractère industriel ou commercial ;
o en méconnaissant son obligation de lui proposer une période de préparation au reclassement, en application de l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
o en lui refusant une formation professionnelle, en méconnaissance de l'article 22 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, de l'article 2-3 de la loi du 12 juillet 1984 relative à la formation des agents de la fonction publique territoriale et complétant la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et de l'article 6 du décret du 6 mai 2017 relatif à la mise en œuvre du compte personnel d'activité dans la fonction publique et à la formation professionnelle tout au long de la vie ;
- il a subi des préjudices financiers en raison de la perte de chance de se voir verser l'allocation d'invalidité temporaire pour la période du 28 novembre 2017 au 30 août 2018, du défaut de perception de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise pour une durée d'un an correspondant à la période de reclassement qui ne lui a pas été proposée, et de l'absence de reconversion et de perspective d'emploi résultant du refus de lui accorder une formation professionnelle, ainsi qu'un préjudice moral du fait de l'absence de considération de son employeur qui n'a pas cherché de solution pour compenser sa précarité financière durant sa mise en disponibilité d'office et le déroulement de la procédure de mise à la retraite pour invalidité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2022, l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques, représenté par Me Millet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. C une somme de 3 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conclusions aux fins d'indemnité relatives aux préjudices financiers résultant d'une part, de la décision du directeur général de l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques du 25 octobre 2017 refusant une période de préparation au reclassement de M. C, d'autre part, de la décision de cette même autorité du 27 juillet 2017, rappelée par un courrier du 25 octobre 2017 et par un courrier électronique de la directrice des ressources humaines de l'office du 22 juin 2028 refusant la formation sollicitée par le requérant, sont tardives, dès lors que ce dernier n'a contesté aucune de ces décisions devenues ainsi définitives ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de ce que le juge administratif est incompétent pour connaître des conclusions relatives à la mise en œuvre de la responsabilité de l'office public de l'habitat des Pyrénées-Atlantiques résultant du défaut d'instruction de la demande d'allocation d'invalidité temporaire de M. C au motif que celui-ci ne remplit pas les conditions pour pouvoir y prétendre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 84-594 du 12 juillet 1984 ;
- le décret n° 60-58 du 11 janvier 1960 ;
- le décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2007-1845 du 26 décembre 2007 ;
- le décret n° 2017-928 du 6 mai 2017 ;
- le décret n° 2019-172 du 5 mars 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,
- les observations de Me Macéra, représentant M. C, et de Me Fournié, représentant l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, adjoint technique de seconde classe, exerçait ses fonctions depuis 2010 en qualité de chargé de clientèle, au sein des services de l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques. Par décisions du directeur général de cet établissement public local à caractère industriel et commercial des 3 novembre 2015, 18 août 2016 et 16 juin 2017, il a été placé en congé de longue maladie pour la période totale du 28 novembre 2014 au 27 novembre 2017. Par arrêté de cette même autorité du 25 juillet 2018, il a été admis à la retraite pour invalidité à compter du 28 novembre 2017. M. C demande la condamnation de l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques à lui réparer les préjudices qu'il estime avoir subis du fait des fautes de cet établissement public commises dans le cadre de différentes procédures ayant précédé son admission à la retraite pour invalidité.
Sur les conclusions aux fins d'indemnité :
En ce qui concerne l'allocation d'invalidité temporaire pour la période du 28 novembre 2017 au 30 août 2018 :
2. D'une part, aux termes de l'article D. 712-1 du code de la sécurité sociale : " Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux fonctionnaires en activité dès leur entrée en fonction en qualité de titulaire. ". Aux termes de l'article D. 712-13 du même code : " Les fonctionnaires peuvent, sur leur demande, être reconnus en état d'invalidité temporaire s'ils sont atteints d'une invalidité réduisant au moins des deux tiers leur capacité de travail, sans pouvoir reprendre immédiatement leurs fonctions ni être mis ou admis à la retraite. ". Aux termes de l'article D. 712-18 du même code : " L'allocation d'invalidité temporaire est liquidée et payée par l'administration ou l'établissement auquel appartient le fonctionnaire. / () ". Il résulte de ces dispositions que les prestations prévues en faveur des fonctionnaires obtenant le bénéfice de l'allocation d'invalidité temporaire sont indépendantes des avantages qu'ils tiennent de leur statut et constituent des prestations du régime de sécurité sociale qui leur est applicable. D'autre part, aux termes de l'article 6-1 du décret du 11 janvier 1960 relatif au régime de sécurité sociale des agents permanents des départements et des communes et de leurs établissements publics n'ayant pas le caractère industriel ou commercial, dans sa version applicable au litige : " I. Les agents atteints d'une invalidité réduisant au moins des deux tiers leur capacité de travail et qui ne peuvent reprendre immédiatement leurs fonctions ni être admis à la retraite peuvent, sur leur demande, être reconnus en invalidité temporaire. / II. La demande doit être adressée à la caisse primaire de sécurité sociale dans le délai d'un an suivant : / Soit à la date de l'expiration des droits statutaires à un traitement ou du service des prestations en espèces de l'assurance maladie (); / Soit à la date de consolidation de la blessure ou la date de stabilisation de l'état de l'intéressé, telle qu'elle résulte de la notification qui lui est faite par la caisse primaire. La caisse primaire transmet cette demande, avec son avis, à la collectivité ou à l'établissement auquel appartient l'agent. / III - L'invalidité temporaire est appréciée par la commission de réforme prévue par le régime de retraites dont relève l'intéressé, compte tenu du barème indicatif prévu à l'article L. 28 (3ème alinéa) du Code des pensions civiles et militaires de retraite, que l'état de l'intéressé lui interdise ou non d'exercer une activité rémunérée autre que son emploi./ La commission de réforme se prononce : / En vue de l'attribution de l'allocation d'invalidité temporaire visée au paragraphe 5 ci-après, à compter de l'expiration des droits statutaires à un traitement ou du service des prestations en espèces de l'assurance maladie prévues à l'article 4 ci-dessus ; () / IV - Le bénéfice de l'assurance invalidité est accordé, après avis de la commission de réforme, par périodes d'une durée maximum de six mois, renouvelables selon la procédure initiale. / L'état d'invalidité temporaire est constaté par une décision de l'autorité qui a qualité pour procéder à la nomination, prise sur l'avis de la caisse primaire et de la commission de réforme. () ".
3. Ainsi qu'il a été dit au point 1, le congé de longue maladie dont bénéficiait
M. C a expiré le 27 novembre 2017 avec ses droits à rémunération statutaire. Ainsi qu'il lui appartenait de le faire, par un courrier du 10 juillet 2018, M. C a lui-même adressé une demande d'allocation d'invalidité temporaire à la caisse primaire d'assurance maladie dont il relevait, engageant ainsi régulièrement la procédure d'attribution. Il ne peut dès lors, et en tout état de cause, reprocher à son employeur de ne pas avoir accompli les démarches tendant à l'attribution de cette allocation et se prévaloir, à ce titre, d'avoir perdu une chance sérieuse de l'obtenir. Par suite, l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques n'a pas commis de faute à ce titre de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne la proposition de période de reclassement :
4. D'une part, aux termes de l'article 1er du code civil : " Les lois et, lorsqu'ils sont publiés au Journal officiel de la République française, les actes administratifs entrent en vigueur à la date qu'ils fixent ou, à défaut, le lendemain de leur publication. Toutefois, l'entrée en vigueur de celles de leurs dispositions dont l'exécution nécessite des mesures d'application est reportée à la date d'entrée en vigueur de ces mesures () ". L'article 9 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique a inséré, après l'article 85 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, un article 85-1 aux termes duquel : " Le fonctionnaire reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions a droit à une période de préparation au reclassement avec traitement d'une durée maximale d'un an. Cette période est assimilée à une période de service effectif. ". Aux termes de l'article 86 de la même loi : " Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application de la présente section ", laquelle concerne les articles 81 à 86 relatifs au reclassement des fonctionnaires. L'application des dispositions résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 était tributaire de l'intervention de dispositions réglementaires fixant, notamment, les conditions de procédure applicables à la mise en œuvre de ce nouveau dispositif, lesquelles ne sont ainsi entrées en vigueur qu'à la date d'entrée en vigueur, le 8 mars 2019, du décret susvisé du 5 mars 2019 instituant une période de préparation au reclassement au profit des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions.
5. D'autre part, aux termes de l'article 2 du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, modifié par le décret du 5 mars 2019 instituant une période de préparation au reclassement au profit des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'autorité territoriale (), après avis du comité médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article 85-1 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. L'agent est informé de son droit à une période de préparation au reclassement dès la réception de l'avis du comité médical, par l'autorité territoriale dont il relève. / La période de préparation au reclassement débute à compter de la réception de l'avis du comité médical si l'agent est en fonction ou à compter de sa reprise de fonction si l'agent est en congé de maladie lors de la réception de l'avis du comité médical. / La période de préparation au reclassement prend fin à la date de reclassement de l'agent et au plus tard un an après la date à laquelle elle a débuté. () ". Il résulte de ces dispositions que le droit à la préparation au reclassement prend effet à compter de la date de réception de l'avis du comité médical par l'intéressé.
6. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de l'avis du comité médical départemental du 7 juin 2017 concluant à l'inaptitude de M. C à exercer ses fonctions, le directeur général de l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques a invité l'intéressé par un courrier du 20 juin 2017 à solliciter une demande de reclassement, ce que ce dernier a fait par un courrier du 5 juillet 2017. Cette même autorité a alors, comme elle y était tenue, procédé à la recherche des possibilités de reclassement et a constaté par un courrier du 13 novembre 2017 l'impossibilité de le reclasser. En conséquence, l'intéressé a été maintenu en disponibilité d'office par un arrêté du même jour. Dans ces conditions, la situation de M. C était juridiquement constituée avant l'entrée en vigueur du décret du 5 mars 2019 instituant le droit à la préparation au reclassement. Le requérant ne peut dès lors prétendre au bénéfice de ces dernières dispositions et le directeur général de l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques était tenu d'opposer un refus à sa demande, ce qu'il a fait par un courrier du 25 octobre 2017 en précisant ce motif. Par suite, cet établissement public local n'a commis aucune faute à ce titre de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne la formation professionnelle :
7. D'une part, aux termes de l'article 22 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires alors en vigueur dans sa version applicable au litige : " Le droit à la formation professionnelle tout au long de la vie est reconnu aux fonctionnaires. () ". Aux termes de l'article 2-3 de la loi du 12 juillet 1984 relative à la formation des agents de la fonction publique territoriale et complétant la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur dans sa version applicable au litige : " L'agent peut bénéficier, à sa demande, d'un accompagnement personnalisé destiné à l'aider à élaborer et mettre en œuvre son projet professionnel. / Cet accompagnement est assuré par l'autorité territoriale ou par le centre de gestion. ". Aux termes de l'article 6 du décret du 6 mai 2017 relatif à la mise en œuvre du compte personnel d'activité dans la fonction publique et à la formation professionnelle tout au long de la vie : " L'agent sollicite l'accord écrit de son employeur sur la nature, le calendrier et le financement de la formation souhaitée, en précisant le projet d'évolution professionnelle qui fonde sa demande. Lorsque plusieurs actions de formation permettent de satisfaire la demande de l'agent, une priorité est accordée aux actions de formation assurées par l'employeur de l'agent qui demande l'utilisation de son compte personnel de formation. L'agent bénéficie, s'il le souhaite, préalablement au dépôt de sa demande, d'un accompagnement personnalisé afin d'élaborer son projet professionnel et d'identifier les différentes actions nécessaires à sa mise en œuvre. Ce conseil est assuré par un conseiller formé à cet effet au sein de son administration, de sa collectivité ou de son établissement, ou au sein des centres de gestion de la fonction publique territoriale, ou au sein de la fonction publique hospitalière par l'organisme paritaire agréé par l'Etat mentionné à l'article 22 de la loi du 4 juillet 1990 susvisée, ou par les organismes mentionnés à l'article L. 6111-6 du code du travail. ".
8. Il résulte de l'instruction que, par courrier du 5 juillet 2017, M. C a sollicité, dans le cadre d'un projet de reconversion personnelle commandé par son état de santé, la prise en charge d'une formation privée d'une durée de sept mois pour devenir blogueur professionnel et consistant en un apprentissage en ligne par internet depuis son domicile. Il a réitéré cette demande par un courrier du 15 octobre 2017 et par un courrier électronique du 22 juin 2018. Pour refuser d'accéder à sa demande, le directeur général de l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques, par courrier du 27 juillet 2017, réexpliqué par un courrier électronique du 22 juin 2018, s'est fondé sur la circonstance que le requérant se trouvant placé en " position " de congé de longue maladie, ne pouvait prétendre à cette formation.
9. En se bornant à soutenir que les dispositions précitées de l'article 22 de la loi du 13 juillet 1983, de l'article 2-3 de la loi du 12 juillet 1984 et de l'article 6 du décret du 6 mai 2017 ont été méconnues, et en faisant valoir que l'office public de l'habitat des Pyrénées-Atlantiques ne pouvait légalement rejeter sa demande de formation professionnelle en raison de sa position administrative alors qu'il était placé en congé de longue maladie, M. C n'étaye pas ce moyen des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
10. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques, les conclusions aux fins d'indemnité de la requête de M. C doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
12. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. C doivent dès lors être rejetées. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de ce dernier une somme de 750 euros au titre des frais exposés par l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : M. C versera à l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques une somme de 750 (sept cent cinquante) euros au titre des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à l'office public de l'habitat du département des Pyrénées-Atlantiques.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé
F. A
Le président,
Signé
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLONLa greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026