lundi 22 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2101354 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP ETCHEVERRY-ETCHEGARAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 26 mai 2021, 26 octobre 2022 et 12 décembre 2022, Mme C B, représentée par Me Etcheverry, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 2 avril 2021 par laquelle la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Léon Lafourcade de Saint-Martin-de-Seignanx a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 29 juillet 2019 ;
2°) d'annuler la décision du même jour par laquelle elle a été placée en congé maladie ordinaire du 29 juillet 2019 au 30 juillet 2020, avec maintien de son plein-traitement du 30 juillet au 30 octobre 2019, et mise à demi-traitement du 31 octobre 2019 au 30 juillet 2020 ;
3°) d'enjoindre à l'EHPAD Léon Lafourcade de prendre une décision de reconnaissance d'imputabilité au service de la rechute d'accident du travail du 29 juillet 2019 ;
4°) de mettre à la charge de l'EHPAD Lafourcade une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 2 avril 2021 par laquelle la directrice de l'EHPAD a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute du 29 juillet 2019 de son accident du travail est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'établissement ne pouvait saisir une seconde fois la commission de réforme ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'EHPAD a dépassé le délai de trois mois qui lui était imparti par le décret du 19 avril 1988 pour se prononcer sur l'imputabilité au service de son accident ;
- l'EHPAD a commis une erreur de droit en écartant la présomption d'imputabilité instituée par l'article 21 bis de la loi du 13 janvier 1983 et en ne respectant pas la procédure inhérente à la rechute d'un accident du travail ou de service ;
- l'EHPAD a commis une erreur d'appréciation en ne reconnaissant pas l'imputabilité au service de la rechute du 30 juillet 2019 alors que des avis médicaux indiquent le contraire, que la nature des lésions constatées sont identiques à celles de l'accident initial de juillet 2017, qu'elle s'est blessée sur son lieu de travail, et que la commission de réforme a reconnu à deux reprises une telle imputabilité.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 3 août 2021, le syndicat CFDT Services de Santé, représenté par Me Etcheverry, demande au tribunal :
1°) qu'il soit fait droit aux demandes présentées par Mme B ;
2°) de condamner l'EHPAD Léon Lafourcade à lui verser une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 2132-3 du code du travail ;
3°) de mettre à la charge de l'EHPAD Léon Lafourcade une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 2 août 2021 et 18 novembre 2022, l'EHPAD Léon Lafourcade, représenté par Me Aveline, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de M. Clen, rapporteur public,
- les observations de Me Etcheverry, représentant Mme B,
- et les observations de Me Aveline, représentant l'EHPAD Léon Lafourcade.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, qui exerçait des fonctions d'agent de service hospitalier au sein de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Léon Lafourcade depuis 2004, a été victime d'un accident du travail le 12 avril 2017, reconnu comme étant imputable au service par la directrice de l'établissement le 20 juillet 2018. Par une décision du 20 février 2019, la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a décidé de la reprise à temps partiel de ses fonctions par Mme B, dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique, pour une quotité de 50 %. Mme B se serait blessée sur son lieu de travail le 29 juillet 2019. Cet accident a été reconnu imputable au service par une décision de la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade du 2 août 2019, laquelle a fait l'objet d'un retrait par décision du 29 novembre suivant. Mme B a été placée en congé maladie ordinaire à titre conservatoire du 30 juillet 2019 jusqu'au 29 octobre 2019, avec maintien de son plein traitement. Par une décision du 3 décembre 2019, Mme B a été placée en congé maladie à plein traitement du 30 octobre au 2 décembre 2019, à titre conservatoire dans l'attente d'un avis de la commission de réforme. Par deux avis des 4 février 2020 et 2 mars 2021, la commission de réforme a émis un avis favorable à la prise en charge de l'accident du 29 juillet 2019 au titre d'un accident de service. Par deux décisions du 2 avril 2021, la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute d'accident du travail du 29 juillet 2019, et placé rétroactivement Mme B en congé maladie ordinaire à partir de cette dernière date jusqu'au 30 juillet 2020, avec maintien de son plein-traitement du 30 juillet au 30 octobre 2019, et mise à demi-traitement du 31 octobre 2019 au 30 juillet 2020. Par sa requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de ces deux décisions.
Sur l'intervention volontaire du syndicat CFDT Services de Santé :
2. Est recevable à former une intervention, devant le juge du fond comme devant le juge de cassation, toute personne qui justifie d'un intérêt suffisant eu égard à la nature et à l'objet du litige.
3. Le Syndicat CFDT Services de Santé, qui s'est donné pour mission notamment " d'assurer la défense individuelle et collective des intérêts professionnels, économique, sociaux et moraux (des travailleurs d'un même secteur d'activité) par les moyens les plus appropriés " justifie d'un intérêt suffisant pour intervenir au soutien de la demande de Mme B tendant à l'annulation des décisions refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son accident et la plaçant rétroactivement en congé maladie ordinaire. Ainsi, son intervention par laquelle il s'associe aux conclusions présentées par Mme B doit être admise.
4. En revanche, le syndicat CFDT Services de Santé n'est pas recevable à présenter, en qualité d'intervenant, des conclusions propres distinctes de celles du demandeur ou du défendeur. Ainsi, les conclusions propres présentées par ce syndicat tendant à la condamnation de l'EHPAD Léon Lafourcade à lui verser une somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 2132-3 du code du travail, qui sont des conclusions propres distinctes de celles de Mme B, sont irrecevables et doivent dès lors être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière : " () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévus en application de l'article 42. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de la maladie ou de l'accident est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales ".
6. Lorsque l'état d'un fonctionnaire est consolidé postérieurement à un accident imputable au service, le bénéfice des dispositions précitées de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 est subordonné non pas à l'existence d'une rechute ou d'une aggravation de sa pathologie, mais à l'existence de troubles présentant un lien direct et certain, mais non nécessairement exclusif, avec l'accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de ses fonctions. La date de consolidation de l'état de santé correspond au moment où l'état de santé est stabilisé, ce qui permet d'évaluer l'incapacité permanente en résultant, elle est donc sans incidence sur la persistance de l'affection dont peut souffrir la victime et, partant, sans incidence sur l'imputabilité à un accident de service des troubles en résultant et qui ont persisté après cette date. Le droit à la prise en charge au titre de l'accident de service des arrêts de travail et des frais de soins postérieurs à la consolidation demeure toutefois subordonné au caractère direct du lien entre l'affection et l'accident de service.
7. Mme B soutient que le 29 juillet 2019, alors qu'elle était en service et faisait le ménage dans les chambres du rez-de-chaussée de l'établissement, elle a ressenti une vive douleur au niveau du dos et de la poitrine, et produit à cet effet sa déclaration d'accident du travail datée du 30 juillet 2019. Il ressort des pièces du dossier que, pour remettre en cause la réalité du motif invoqué par la requérante, l'EHPAD Léon Lafourcade produit une attestation rédigée par une collègue de Mme B, dont l'intéressée avait indiqué que celle-ci était présente lors de son accident, qui indique qu'elle n'a pas vu Mme B se blesser et avoir simplement vu cette dernière pleurer dans le couloir et qu'elle lui a déclaré " avoir mal ". L'EHPAD Léon Lafourcade fait également valoir que le récit, par la requérante, de son accident, aurait évolué, celle-ci ayant postérieurement indiqué que la rechute serait survenue alors qu'elle aidait une collègue dans la chambre d'un résident. L'établissement se fonde par ailleurs sur le rapport d'un médecin agréé en date du 25 novembre 2019 indiquant que les lésions constatées relevaient d'un évènement " non imputable, indépendant, relevant de la maladie ordinaire ".
8. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les douleurs ressenties par Mme B à compter du 29 juillet 2019 présentaient la même symptomatologie que celles ayant conduit aux arrêts de travail antérieurs qui avaient été dressés en raison de son accident de service du 12 avril 2017. Il ressort par ailleurs du rapport d'expertise médicale du 23 décembre 2020 établi par un médecin rhumatologue que les faits du 29 juillet 2019 doivent être rattachés à l'accident de service survenu le 12 avril 2017, évènements déclenchés par un nouveau fait traumatique du fait de la suppression trop brutale des conditions d'allègement de poste de l'intéressée. Il ressort également d'un rapport d'expertise médicale en date du 24 août 2021, établi à la demande de la requérante, que les arrêts de travail survenus entre les 30 juillet 2019 et 15 février 2021 doivent être pris en compte au titre d'une rechute de l'accident de service survenu le 12 avril 2017. Mme B produit également un certificat de son médecin traitant daté du 29 juillet 2019, indiquant qu'elle a rechuté le jour même dans le cadre d'une reprise à temps plein de ses fonctions au sein de l'EHPAD Léon Lafourcade et confirme ainsi la matérialité de la rechute et l'existence d'un lien direct et certain entre celle-ci et l'accident de service dont elle a été victime en 2017. Par ailleurs, la commission de réforme a émis à deux reprises, les 4 février 2020 et 2 mars 2021, un avis favorable à la prise en charge des arrêts de travail survenus entre les 30 juillet 2019 et 15 février 2021 au titre de l'accident de service du 12 avril 2017, et indiqué que l'état de santé de Mme B peut être consolidé au 15 février 2021 avec un taux d'incapacité permanente partielle évalué à 3 %. Dans ces conditions, l'établissement ne remet pas sérieusement en cause les pièces concordantes et suffisamment circonstanciées dont se prévaut la requérante. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que la rechute de l'accident du 12 avril 2017 résulterait d'une faute personnelle de la requérante. Ainsi, en écartant l'imputabilité au service de la rechute du 30 juillet 2019 de l'accident de service du 12 avril 2017, l'EHPAD Léon Lafourcade a entaché sa décision du 2 avril 2021 d'une erreur d'appréciation.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 2 avril 2021 par laquelle la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute du 29 juillet 2019, ainsi que par voie de conséquence, la décision du même jour par laquelle elle a été placée rétroactivement en congé maladie ordinaire à compter du 30 juillet 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
11. Eu égard au motif d'annulation retenu aux points précédents, l'exécution de la présente décision implique nécessairement qu'il soit enjoint à la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade de Saint-Martin-de-Seignanx de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute survenue le 29 juillet 2019, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'EHPAD Léon Lafourcade une somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
13. Le syndicat CFDT Services de Santé n'étant pas partie à la présente instance, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative doivent être rejetées comme irrecevables.
14. En revanche, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par l'EHPAD Léon Lafourcade au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'intervention du syndicat CFDT Services de santé est admise en tant qu'elle est présentée au seul soutien des conclusions aux fins d'annulation de Mme B.
Article 2 : L'arrêté du 2 avril 2021 par lequel la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident du 29 juillet 2019 est annulé.
Article 3 : L'arrêté du 2 avril 2021 par lequel la directrice de l'EHPAD Léon Lafourcade a placé rétroactivement Mme B en congé maladie ordinaire du 29 juillet 2019 au 30 juillet 2020, avec maintien de son plein-traitement du 30 juillet au 30 octobre 2019, et mise à demi-traitement du 31 octobre 2019 au 30 juillet 2020, est annulé.
Article 4 : Il est enjoint à la directrice générale de l'EHPAD Léon Lafourcade de Saint-Martin de Seignanx de reconnaître l'imputabilité au service de la rechute survenue le 30 juillet 2019 de l'accident de service du 12 avril 2017, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : L'Etat versera à Mme B une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Les conclusions du syndicat CFDT Services de Santé présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à l'EHPAD Léon Lafourcade et au syndicat CFDT Services de santé.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Corthier, conseillère,
Mme Neumaier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
L. D
La présidente,
Signé
M. A
La greffière,
Signé
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026