jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2101430 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL DALEAS-HAMTAT-GABET |
Vu la procédure suivante :
I. A une requête, enregistrée le 4 juin 2021 sous le n° 2101430, la SARL Hourquet et fils, représentée A C, entend demander au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2019 à raison des locaux qu'elle occupe sis 10 rue d'Oroix à Ponson-Dessus ;
2°) d'enjoindre à l'administration fiscale que les sommes versées à ce titre soient remboursées, majorées des intérêts moratoires ;
3°) de constater, à titre subsidiaire, que l'abattement de 30 % n'a pas été appliqué et de dire et juger qu'il doit l'être si et seulement si la juridiction maintient le caractère industriel ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration n'a pas respecté les dispositions du livre des procédures fiscales et la jurisprudence en matière de débat oral et contradictoire, viciant de ce fait la procédure ;
- l'administration n'a pas tenu compte du détail des immobilisations qu'elle a transmis ;
- l'application d'un abattement de 30 % s'impose en vertu de la législation fiscale en vigueur ;
- les travaux relatifs à la presse cisaille, à l'agencement sur le processus industriel de la presse cisaille, de démolition avant l'installation de la presse cisaille, et les aménagements paysagers liés à la presse cisaille sont rattachés à l'installation de la presse cisaille et au processus industriel pour le site de Ponson-Dessus ;
- les travaux réalisés sur les sols, les bâtiments et les voies de communication, qui sont en principes imposables au titre de la taxe foncière constituent des travaux indispensables au processus industriels puisqu'ils ont été imposés A la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, dès lors ils ne sont pas imposables ;
- les travaux de démolition des anciennes installations ne doivent pas être pris en compte dans la taxe foncière.
A un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2021, l'administrateur général des finances publiques de la direction spécialisée de contrôle fiscal Sud-Ouest conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la procédure de rectification contradictoire ne trouve pas à s'appliquer en matière d'impôts directs locaux, conformément à l'article L. 56 du livre des procédures fiscales ; en outre l'exigence d'un débat oral et contradictoire au cours du contrôle sur place ne concerne que les vérifications de comptabilité, elle ne s'applique pas pour l'établissement des impositions primitives ;
- l'abattement prévu à l'article 1467 du code général des impôts, qui n'a pas à figurer sur l'avis d'imposition, a d'ores et déjà été appliqué ;
- seuls les biens qui sont intégrés dans le processus de fabrication, de transformation ou de manutention et qui sont dissociables des immeubles peuvent prétendre à l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;
- les équipements spécialisés qui interviennent directement dans le fonctionnement de la presse cisaille listés A la société dans ses observations ont été enlevés des bases imposables ;
- les travaux listés A la société requérante doivent être maintenus dans la base imposable à la cotisation foncière des entreprises de l'année 2019 car les sommes mentionnées comme étant non taxées à l'issue du contrôle ne peuvent pas être soustraites de la base imposable dès lors qu'elles n'y ont jamais été inclues A le vérificateur ;
- les travaux de fondation et d'aménagement des sols sont A leur nature (réalisation d'une dalle, ouvrage maçonné), et quand bien même ils sont liés à l'installation d'un processus industriel, à inclure dans la base imposable en application des dispositions de l'article 1381-1° du code général des impôts ;
- concernant les travaux d'alimentation électrique de la presse cisaille, il n'apparaît pas que les éléments facturés soient spécifiquement adaptés au processus industriel ;
- les travaux de protection incendie rentrent dans les dispositions du 2° de l'article 1381 du code général des impôts et les autres préconisations en la matière ressortant de l'arrêté préfectoral sont de l'ordre des usages et pratiques, dès lors l'analyse des facturations ne permet pas de considérer les travaux afférents comme spécifiquement adaptés au processus industriel ;
- les dépenses d'immobilisation relatives à la démolition et au démontage de la structure préexistante constituent un élément du prix de revient de la nouvelle construction entrant dans la détermination de la valeur locative des immobilisations industrielles ;
- les dépenses d'aménagement paysager ne peuvent être considérées comme spécifiquement adaptées au processus industriel car elles ne contribuent pas directement à son fonctionnement ; en revanche elles s'incorporent au terrain et constituent de ce fait un bien immeuble taxable à la taxe foncière et A suite intégrés dans la base imposable à la cotisation foncière des entreprises.
II. A une requête, enregistrée le 4 juin 2021 sous le n° 2101431, la SARL Hourquet et fils, représentée A C, entend demander au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 à raison des locaux qu'elle occupe sis 10 rue d'Oroix à Ponson-Dessus ;
2°) d'enjoindre à l'administration fiscale que les sommes versées à ce titre soient remboursées, majorées des intérêts moratoires ;
3°) de constater, à titre subsidiaire, que l'abattement de 30 % n'a pas été appliqué et de dire et juger qu'il doit l'être si et seulement si la juridiction maintient le caractère industriel ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en vertu de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'administration n'a pas respecté les dispositions du livre des procédures fiscales et la jurisprudence en matière de débat oral et contradictoire, viciant de ce fait la procédure ;
- l'administration n'a pas tenu compte du détail des immobilisations qu'elle a transmis ;
- l'application d'un abattement de 30 % s'impose en vertu de la législation fiscale en vigueur ;
- les travaux relatifs à la presse cisaille, à l'agencement sur le processus industriel de la presse cisaille, de démolition avant l'installation de la presse cisaille, et les aménagements paysagers liés à la presse cisaille sont rattachés à l'installation de la presse cisaille et au processus industriel pour le site de Ponson-Dessus ;
- les travaux réalisés sur les sols, les bâtiments et les voies de communication, qui sont en principes imposables au titre de la taxe foncière constituent des travaux indispensables au processus industriels puisqu'ils ont été imposés A la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement et la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, dès lors ils ne sont pas imposables ;
- les travaux de démolition des anciennes installations ne doivent pas être pris en compte dans la taxe foncière.
A un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2021, l'administrateur général des finances publiques de la direction spécialisée de contrôle fiscal Sud-Ouest conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la procédure de rectification contradictoire ne trouve pas à s'appliquer en matière d'impôts directs locaux, conformément à l'article L. 56 du livre des procédures fiscales ; en outre l'exigence d'un débat oral et contradictoire au cours du contrôle sur place ne concerne que les vérifications de comptabilité, elle ne s'applique pas pour l'établissement des impositions primitives ;
- l'abattement prévu à l'article 1467 du code général des impôts, qui n'a pas à figurer sur l'avis d'imposition, a d'ores et déjà été appliqué ;
- seuls les biens qui sont intégrés dans le processus de fabrication, de transformation ou de manutention et qui sont dissociables des immeubles peuvent prétendre à l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;
- les équipements spécialisés qui interviennent directement dans le fonctionnement de la presse cisaille listés A la société dans ses observations ont été enlevés des bases imposables ;
- les travaux listés A la société requérante doivent être maintenus dans la base imposable à la CFE de l'année 2019 car les sommes mentionnées comme étant non taxées à l'issue du contrôle ne peuvent pas être soustraites de la base imposable dès lors qu'elles n'y ont jamais été incluses A le vérificateur ;
- les travaux de fondation et d'aménagement des sols sont A leur nature (réalisation d'une dalle, ouvrage maçonné), et quand bien même ils sont liés à l'installation d'un processus industriel, à inclure dans la base imposable en application des dispositions de l'article 1381-1° du code général des impôts ;
- concernant les travaux d'alimentation électrique de la presse cisaille, il n'apparaît pas que les éléments facturés soient spécifiquement adaptés au processus industriel ;
- les travaux de protection incendie rentrent dans les dispositions du 2° de l'article 1381 du code général des impôts et les autres préconisations en la matière ressortant de l'arrêté préfectoral sont de l'ordre des usages et pratiques, dès lors l'analyse des facturations ne permet pas de considérer les travaux afférents comme spécifiquement adaptés au processus industriel ;
- les dépenses d'immobilisation relatives à la démolition et au démontage de la structure préexistante constituent un élément du prix de revient de la nouvelle construction entrant dans la détermination de la valeur locative des immobilisations industrielles ;
- les dépenses d'aménagement paysager ne peuvent être considérées comme spécifiquement adaptées au processus industriel car elles ne contribuent pas directement à son fonctionnement ; en revanche elles s'incorporent au terrain et constituent de ce fait un bien immeuble taxable à la taxe foncière et A suite intégrés dans la base imposable à la cotisation foncière des entreprises.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Clen , rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Hourquet et fils exerce une partie de son activité de récupération de déchets sur le site situé 10 route d'Oroix à Ponson-Dessus. En 2015, elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité pour la période s'étendant du 1er juillet 2011 au 30 juin 2014. A l'issue de cette procédure, le service vérificateur a considéré qu'en vertu de son caractère industriel l'établissement relevait de l'évaluation selon la méthode comptable prévue à l'article 1499 du code général des impôts. Les cotisations foncières d'entreprises dues au titre des années 2018 et 2019 ont été calculées selon la nouvelle base imposable. A des réclamations en date du 19 novembre 2019 et 12 décembre 2019 la société requérante a demandé le dégrèvement de ces impositions. En l'absence de réponse de l'administration, la SARL Hourquet et fils, A les présentes requêtes enregistrées sous les nos 2101430 et 2101431, demande au tribunal de prononcer la décharge des cotisations foncières des entreprises primitives auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019 à raison des locaux qu'elle occupe au 10 route d'Oroix à Ponson-Dessus.
Sur la jonction :
2. Les requêtes enregistrées sous les nos 2101430 et 2101431 concernent le même contribuable et présentent à juger des questions similaires. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu d'y statuer A un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la procédure fiscale :
3. Aux termes de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales : " I. - Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues A le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables. () ". Aux termes de l'article L. 56 du livre des procédures fiscales : " La procédure de rectification contradictoire n'est pas applicable : 1° En matière d'impositions directes perçues au profit des collectivités locales ou d'organismes divers, à l'exclusion de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises prévue à l'article 1586 ter du code général des impôts () ".
4. En l'espèce, la SARL Hourquet et fils ne peut utilement soutenir que l'administration fiscale aurait méconnu la procédure de redressement contradictoire prévue aux articles L. 55 et suivants du livre des procédures fiscales, lesquels ne sont pas applicables à la cotisation foncière des entreprises en vertu de l'article L. 56 du même livre précité. Au surplus, si la SARL Hourquet et fils soutient que l'analyse du détail des comptes afférents aux différentes immobilisations à laquelle elle a procédé n'a pas été réalisée contradictoirement dans le cadre de la vérification de comptabilité, il résulte toutefois de l'instruction qu'elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité en 2015 qui a permis au service vérificateur de procédé à la réévaluation de la base imposable et A suite de prononcer des impositions supplémentaires de cotisations foncières des entreprises au titre des années 2012, 2013, 2014 et 2015. Dès lors, un document mettant à jour les différentes immobilisations pour la période allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 ne saurait être concerné A l'exigence de débat oral et contradictoire mis en œuvre pour la vérification de comptabilité réalisée en 2015.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'imposition :
S'agissant de l'exonération prévue A le 11° de l'article 1382 du code général des impôts :
7. Aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées A les dispositions du présent code. ". Aux termes de l'article 1381 du même code : " Sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâtie :: 1° Les installations destinées à abriter des personnes ou des biens ou à stocker des produits ainsi que les ouvrages en maçonnerie présentant le caractère de véritables constructions tels que, notamment, les cheminées d'usine, les réfrigérants atmosphériques, les formes de radoub, les ouvrages servant de support aux moyens matériels d'exploitation ; 2° Les ouvrages d'art et les voies de communication ; () ". Aux termes de l'article 1382 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties : () 11° Les outillages et autres installations et moyens matériels d'exploitation des établissements industriels à l'exclusion de ceux visés aux 1° et 2° de l'article 1381 () ". Aux termes du premier alinéa de l'article 1495 de ce code : " Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation ". Aux termes du II de l'article 324 B de l'annexe III au même code : " Pour l'appréciation de la consistance il est tenu compte de tous les travaux équipements ou éléments d'équipement existant au jour de l'évaluation ". A ailleurs, aux termes de l'article 1467 du même code : " La cotisation foncière des entreprises a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France, à l'exclusion des biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu des 11°, 12° et 13° de l'article 1382, dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence définie aux articles 1467 A et 1478, à l'exception de ceux qui ont été détruits ou cédés au cours de la même période ".
8. Pour apprécier, en application de l'article 1495 du code général des impôts et de l'article 324 B de son annexe III, la consistance des propriétés qui entrent, en vertu de ses articles 1380 et 1381, dans le champ de la taxe foncière sur les propriétés bâties et en vertu de l'article 1467 du même code, dans le champ de la cotisation foncière des entreprises, il est tenu compte, non seulement de tous les éléments d'assiette mentionnés A ces deux derniers articles mais également des biens faisant corps avec eux. Sont toutefois exonérés de cette taxe, en application du 11° de l'article 1382 du même code, ceux de ces biens qui font partie des outillages, autres installations et moyens matériels d'exploitation d'un établissement industriel, c'est-à-dire ceux de ces biens qui relèvent d'un établissement qualifié d'industriel au sens de l'article 1499, qui sont spécifiquement adaptés aux activités susceptibles d'être exercées dans un tel établissement et qui ne sont pas au nombre des éléments mentionnés aux 1° et 2° de l'article 1381.
9. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve au contribuable, il appartient au juge de l'impôt, au vu de l'instruction et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si la situation du contribuable entre dans le champ de l'assujettissement à l'impôt ou, le cas échéant, s'il remplit les conditions légales d'une exonération. A cet égard, les libellés figurant sur le registre des immobilisations peuvent être retenus comme élément de preuve lorsqu'ils sont suffisamment précis et explicites. Il appartient donc à la partie qui souhaite les combattre d'apporter des éléments suffisamment précis en sens inverse. La société requérante ayant comptabilisé les éléments litigieux dans les comptes " 21211100 Agencement aménagement construction ", " 21211200 Agencement aménagement terrains nus " et " 21350000 AAI des constructions ", l'administration fiscale était fondée à les prendre en compte pour la détermination de la valeur locative des biens passibles de taxe foncière, sauf pour la société à démontrer que ces éléments ne doivent pas être pris en compte.
S'agissant des éléments dont la déduction a déjà été admise A l'administration :
10. Il résulte de l'instruction que les éléments dénommés " 0047 MTP 8878 Fourniture presse CVB " d'un montant de 3 285,79 euros, " 0102 Forclum 8721 Alim presse CVB " d'un montant de 13 635,64 euros, " 0103 Cazaban 9157 Planchet Presse cisaille " d'un montant de 1 377 euros, " 0104 Bourau 9226 Sablage plateforme presse " d'un montant de 453 euros, " 0105 Cazaban 9275 Accessoire presse " d'un montant de 303 euros et " 0106 Forclum 9668 Alim presse cisaille " d'un montant de 40 725,13 euros ont déjà été admis en déduction A l'administration au stade du courrier du 9 novembre 2015. Dès lors, il n'y a pas lieu de les déduire de la base imposable.
S'agissant des éléments non-taxés A l'administration sur le site de Ponson-Dessus :
11. Il résulte de l'instruction d'une part que les éléments dénommés " 0070 ERDF 8831 Raccordement CVB 1750 " d'un montant de 3 652 euros, " 0127 Techni confort " d'un montant de 5 910 euros " et " 0104 MTP 10133 Fourniture Dalle " n'ont pas été pris en compte A l'administration dans la détermination de la base imposable et d'autre part, que les éléments dénommés " 0122 Pages 14 360 Fourniture pont à bascule " d'un montant de 1 784,71 euros et " 00018 Soules 188 aménagement vert " d'un montant de 10 904 euros ont été pris en compte dans la détermination de la base imposable pour le site de Lons. Dès lors, il n'y a pas lieu de les déduire de la base imposable pour le site de Ponson-Dessus.
S'agissant des éléments non-attestés A des factures ou attestés A des factures illisibles :
12. Il résulte de l'instruction que d'une part, les éléments dénommés " 0038 KD Accessoire presse CVB " d'un montant de 1 110 euros, " 0092 Loxam mat presse " d'un montant de 395,93 euros, " 0095 Locater OC Mat presse " " 061 KDI 10374 Accessoire presse CVB " d'un montant de 643,79 euros, " 067 KDI 10507Accessoire presse CVB " d'un montant de 600,77 euros, " 071 KDI 10372 Accessoire presse " d'un montant de 556,87 euros, " 0110 MTP 10370 Fourn dalle " d'un montant de 1 714,04 euros et " 0112 MTP Fourn Dalle " d'un montant de 372,29 euros ne sont justifiés A aucune des factures fournies A la société requérante et que d'autre part, les éléments dénommés " 0045 Bigmat 8868 Fourniture presse CVB " d'un montant de 3 186,59 euros, " 0055 Bigmat 9003 Fourniture presse CVB " d'un montant de 143, 78 euros, " 0110 Bigmat 9137 Fournitures " d'un montant de 236, 20 euros, " 0114 Bigmat 9299 Fourniture presse CVB " d'un montant de 369, 60 euros, " 0118 Bigmat fourniture presse " d'un montant de 1 866,41 euros, " 0119 Bigmat 9698 Fourniture presse " d'un montant de 80,02 euros sont justifiés A la société requérante A des factures illisibles empêchant de déterminer précisément ce qu'elles recouvrent. Dès lors, en l'absence de précisions supplémentaires sur ces immobilisations, que la société requérante est seule en mesure d'apporter, il n'est pas justifié que ces éléments seraient spécifiquement adaptés aux activités industrielles de la société requérante, et relèveraient ainsi de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts. A suite, c'est à bon droit que l'administration les a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigeuses.
S'agissant des éléments relatifs à la dalle et au support de la presse cisaille :
13. Il résulte de l'instruction que les éléments dénommés " 0001 Sablières des Pyrénées " pour un montant de 1 668,59 euros, " 0002 MTP " pour un montant de 1 891,34 euros, " 0003 bcb 8789 béton cvb 1750 " pour un montant de 401 euros, " 0004 bcb 8778 beton cvb 1750 " pour un montant de 1 553 euros, " 0005 sablière des Pyrénées 8747 sable fouille cvb " pour un montant de 2 503,49 euros, " 0006 sarraberre 8897 bois coffrage " pour un montant de 297, 75 euros, " 0007 cachi 8893 ciment drain cvb pour un montant de 244,36 euros, " 0008 bcb 8915 béton propreté et fouille cvb " pour un montant de 14 586,25 euros, " 0009 bcb 8915 béton propreté et fouille cvb " pour un montant de 26 391 euros, " 0010 sablière des Pyrénées 8869 graviers " pour un montant de 3 742,96 euros, " 0011 Sarraberre 9028 bois coffrage cvb " pour un montant de 270 euros, " 0012 bcb 9004 Béton coffrage massif cvb " pour un montant de 2 496 euros, " 0013 Daniel 9012 Graviers presse cvb " pour un montant de 1 396,89 euros, " 0014 Bcb béton 9059 " pour un montant de 3 074,25 euros, " 0015 Sablières des Pyrénées 9011 Graviers " pour un montant de 2 537,65 euros, " 0016 Bcb 9141 béton CVB 1750 " pour un montant de 3 908,25 euros, " 0017 BCB 9142 Béton CVB 1750 " pour un montant de 700,75 euros, " 0018 Sarraberre 9787 Bois coffrage CVB " pour un montant de 90 euros, " 0019 Sarraberre 9274 Bois coffrage CVB " pour un montant de 126 euros, " 0020 Cachi 9328 Ciment " pour un montant de 86,70 euros, " 0021 BCB 9323 Béton convoyeur CVB " pour un montant de 1 971 euros, " 0022 BCB 9324 Convoyeur CVB " pour un montant de 536,50 euros, " 0023 BCB 9327 Béton convoyeur CVB " pour un montant de 8 281,23 euros, " 0024 Sablières des Pyrénées 9292 Graviers " pour un montant de 1 467,96 euros, " 0025 Daniel graviers presse CVB " pour un montant de 869, 30 euros, " 0026 BCB 9496 Massif presse cisaille " pour un montant de 45 702,75 euros, " 0027 BCB 9497 Massif presse cisaille " pour un montant de 30 401 euros, " 0028 Malet 9453 Gravier presse CVB " pour un montant de 1 637 euros, " 0029 Daniel Graviers 9480 presse CVB " pour un montant de 291,60 euros, " 0030 Daniel Graviers 9489 Presse CVB " pour un montant de 450,10 euros, " 0031 Daniel Graviers 9495 Presse CVB " pour un montant de 899,25 euros, " 0033 BCB 9616 Béton quai CVB " pour un montant de 524,50 euros, " 0034 Daniel 9617 Gravier quai CVB " pour un montant de 564,30 euros, " 0035 BCB 9623 Murs support convoyeur CVB " pour un montant de 16 180 euros, " 0036 BCB 9624 Dalle quai presse CVB " pour un montant de 14 068 euros, " 0039 Daniel gravier quai CB " pour un montant de 300,24 euros, " 0041 Cachi 10146 Ciment Drain Transfo presse " pour un montant de 273,76 euros, " 0070 Pages 9451 Fourniture CVB " pour un montant de 7 092,90 euros, " 0072 Pages 9279 Fourniture Presse " pour un montant de 24 355,80 euros, " 0113 Réseau pro 9227 Fourniture presse CVB " d'un montant de 272,50 euros (mortier), " 0115 Point P 9404 Fourniture presse CVB " d'un montant de 67,76 euros (mortier), " 0116 Bigmat 9300 Fourniture presse CVB d'un montant de 8 438,41 euros, " 012 Pyrénées Armature 8863 Armature massif " d'un montant de 6 694,70 euros " 0120 Bigmat 9836 Fourniture presse CVB " pour un montant de 187,26 euros, " 0129 Pages 9132 Fourniture presse CVB " d'un montant de 901,75 euros (treillis, profil creux, poteau, caniveau), " 039 Cachi 9615 ciment presse CVB " " 046 Buzy 9716 scellement ancrage CVB " pour un montant de 7 376,05 euros, " 047 Cachi 9812 Ciment et agglo quai CVB " pour un montant de 837,66 euros, " 048 Bidau 9779 Coulage massif CVB " pour un montant de 42 000 euros, " 040 Sarraberre coffrage massif CVB " d'un montant de 43,12 euros, " 050 cachi 9812 ciment et agglo quai CVB " d'un montant de 837,66 euros, " 054 Daniel 10148 Graviers dalle " pour un montant de 894,54 euros, " 056 Cachi 10249 ciment dalle béton " pour un montant de 213,36 euros, " 057 Sablière des Pyrénées 10244 gravier " pour un montant de 475,45 euros, " 058 Daniel 10406 Graviers sous dalle " pour un montant de 907,11 euros, " 059 BCB 10407 Béton dalle chantier " pour un montant de 6 421,75 euros, " 060 BCB 10408 Béton dalle chantier " pour un montant de 4 380,50 euros, " 061 KDI 10374 Treillis dallage " d'un montant de 4 400 euros, " 062 Sablière des Pyrénées 103960 gravier " pour un montant de 496,35 euros, " 063 Daniel 10455 gravier dalle chantier " pour un montant de 899,40 euros, " 064 BCB 10556 Beton chantier ferraille " pour un montant de 14 014,25 euros, " 065 BCB 10557 Béton chantier ferraille " pour un montant de 23 412,25, " 066 Daniel 10558 Gravier sous dalle " pour un montant de 2 582,67 euros, " 067 KDI 10507 Treillis soude " d'un montant de 4 447 euros, " 069 BCB 10691 Dalle béton chantier " pour un montant de 3 291 euros, " 070 BCB 10690 Dalle béton chantier " pour un montant de 15 138,50 euros, " 071 KDI 10672 treillis soude dalle " d'un montant de 3 352 euros et " 072 cachi ciment " d'un montant de 378,12 euros sont des matériaux divers relatifs à la maçonnerie ayant notamment servi à la construction d'une dalle et de murs ayant le caractère de véritables constructions au sens du 1° de l'article 1381 du code général des impôts et servant de support à la presse cisaille. Dès lors, les éléments de fourniture de la dalle dénommés " 0105 MTP 10258 Fourniture dalle " d'un montant de 198,40 euros, " 0106 PUM 10336 Fourniture dalle " d'un montant de 287,60 euros, " 0107 France Bonhomme " d'un montant de 93 euros, " 0108 PUM 103825 Fourniture dalle " d'un montant de 262,60 euros, " 0109 MTP 10506 Fourniture dalle " d'un montant de 1 235,51 euros, " 0111 MTP Fourniture dalle " d'un montant de 190,77 euros, " 0116 Pages 14112 Fourniture dalle " d'un montant de 10 298,83 euros, sont des fournitures relatives à la construction de la dalle, ouvrage en maçonnerie présentant le caractère de véritable construction. A suite, c'est à bon droit que l'administration les a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant des éléments relatifs à la location de matériel :
14. Il résulte de l'instruction que les éléments dénommés " 0049 Ulma 8805 Location matériel convoyeur " d'un montant de 3 256,80 euros, " 0051 Ulma 9007 Location coffrage presse " d'un montant de de 5 618,30 euros, " 0061 Ulma 9178 Location coffrage CVM " d'un montant de 4 989,16 euros, " 0062 Locater 9163 Location mat presse CVM " d'un montant de 96,01 euros, " 0063 Locadour 3151 Location mat presse CVB " d'un montant de 578,64 euros, " 0064 Locater 9171 Location mat CVB " d'un montant de 49,41 euros, " 0066 Locadour 9293 Location mat presse CVB " d'un montant de 666,89 euros, " 0067 Locadour 9295 Loc mat presse CVB " d'un montant de 215,31 euros, " 0068 Locater 9285 Location mat presse CVB " d'un montant de 196,37 euros, " 0069 Loxam 9290 Location matériel " d'un montant de 63,10 euros, " 0073 Loca64 9139 Mat location presse " d'un montant de 2 910,19 euros, " 0074 Locadour 9294 Location matériel " d'un montant de 438,10 euros, " 0075 Locadour 9319 Location matériel " d'un montant de 642,94 euros, " 0076 Locadour 9320 Location matériel presse " d'un montant de 996,53 euros, " 0077 Locadour 9317 Location matériel presse " d'un montant de 62,85 euros, " 0079 Locadour 9468 Location matériel presse " d'un montant de 47,85 euros, " 0080 Locadour 9469 Location matériel presse " d'un montant de 240,73 euros, " 0081 Locadour 9470 Location matériel presse " d'un montant de 381,28 euros, " 0082 Locadour 9319 Location matériel presse " d'un montant de 642,94 euros, " 0083 Loxam 9472 Loc Mt Presse " d'un montant de 2028,25 euros, " 0084 Loxam 9473 Loc Mt Presse " d'un montant de 59, 0 euros, " 0093 Locater Loc mat presse " d'un montant de 536,31 euros, " 0094 Locater OC Mat presse " d'un montant de 87,87 euros, " 0096 Locadour OC mat presse " d'un montant de 427,20 euros, " 0097 Locater Loc mat Presse " d'un montant de 514,35 euros, " 0098 Loxam Loc Mat Presse " d'un montant de 20,04 euros, " 0099 Locadour Loc mat presse " d'un montant de 38,77 euros sont relatifs à la location de matériel divers nécessaires au chantier. Toutefois, les factures insuffisamment précises qui sont produites ne justifient pas que ces éléments seraient spécifiquement adaptés aux activités industrielles de la société requérante, et notamment qu'ils ne seraient pas relatifs à de la maçonnerie ou à la construction proprement dite de l'immeuble, et relèveraient ainsi de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts. A suite, c'est à bon droit que l'administration les a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant des éléments relatifs à l'intérim :
15. Il résulte de l'instruction que les éléments dénommés " 0056 Manpower 9315 Intérim presse " d'un montant de 910,43 euros, " 0057 Manpower 9394 Intérim presse " d'un montant de 2 624,49 euros, " 0058 Manpower 9316 Intérim presse " d'un montant de 1 148,95 euros, " 0059 Manpower 9452 Intérim presse " d'un montant de 1 118,34 euros, " 0060 Manpower 9421 Intérim presse " d'un montant de 864,68 euros, " 0107 Manpower 9403 Intérim " d'un montant de 1 118,34 euros, " 0108 Manpower 9478 Intérim " d'un montant de 1 118,34 euros, " 0109 Manpower 9488 Intérim " d'un montant de 4874,08 euros, " 0123 Manpower 9150 Intérim " d'un montant de 1 210,17 euros, " 0124 Manpower 9580 Intérim " d'un montant de 499,39 euros, " 0125 Manpower 9581 Intérim " d'un montant de 850,85 euros, " 0138 Randstad 9596 Intérim " d'un montant de 2 890,38 euros, " 0140 Manpower 9582 Intérim " d'un montant de 1 111,94 euros, " 0141 Manpower 9593 Intérim " d'un montant de 865,07 euros, " 0142 Manpower Intérim " d'un montant de 1 072,43 euros, " 0143 Manpower Intérim " d'un montant de 1 210,17 euros sont relatifs à des contrats conclus avec des agences d'intérim afin de fournir de la main d'œuvre pour les travaux d'aménagement et d'installation de la presse cisaille. Toutefois, la société requérante n'apporte aucune démonstration tendant à établir que ces dépenses se rattacheraient spécifiquement à l'activité industrielle, au lieu de constituer des immobilisations relatives aux travaux de maçonnerie réalisés. A suite, c'est à bon droit que l'administration les a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant du bungalow :
16. Il résulte de l'instruction que l'élément dénommé " 0043 SCT 3147 Bungalow amiante " d'un montant de 1 654,49 euros, et notamment du nom de la facture et de son libellé " Hublot-fil " ne constitue pas un équipement spécifiquement adapté aux activités susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel. A suite, c'est à bon droit que l'administration l'a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant des portes coupe-feu :
17. Il résulte de l'instruction que l'élément dénommé " 0048 Pages 8883 Fourniture presse CVB " d'un montant de 7 626,18 euros est relatif à des portes coupe-feu. La société requérante ne démontre pas dans quelle mesure cette immobilisation n'est pas une installation non spécifiquement adaptée à l'activité industrielle de la société pouvant être utilisée en cas d'affectation des locaux à d'autres activités que celles susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel. A suite, c'est à bon droit que l'administration l'a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant de la climatisation :
18. Il résulte de l'instruction que l'élément dénommé " 0101 Techniconfort 344 Clim presse cisaille " d'un montant de 3 225 euros, est une installation non spécifiquement adaptée à l'activité industrielle de la société pouvant être utilisée en cas d'affectation des locaux à d'autres activités que celles susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel. A suite, c'est à bon droit que l'administration l'a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant des éléments provisoires relatifs au chantier :
19. Il résulte de l'instruction que les éléments dénommés " 0131 Armanelli 9144 Fourniture chantier presse " d'un montant de 880,13 euros, " 0132 Axe environnement 9467 WC Chantier " d'un montant de 140 euros, " 0133 Axe Environnement 9467 WC chimique " d'un montant de 155 euros et " 0135 Axe environnement WC chimique " d'un montant de 155 euros correspondent à des éléments provisoires nécessaires au chantier de démolition, d'aménagement et d'installation de la presse cisaille. Il s'agit d'installations non spécifiquement adaptées à l'activité industrielle de la société pouvant être utilisées en cas d'affectation des locaux à d'autres activités que celles susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel. A suite, c'est à bon droit que l'administration les a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant de l'aménagement paysager :
20. Il résulte de l'instruction que l'élément dénommé " 006 soules 0953 haies " d'un montant de 8 154,80 euros, relatif à la plantation de haies sur le site d'exploitation, n'est pas spécifique à l'activité industrielle. Dès lors qu'il s'agit d'une installation non spécifiquement adaptée à l'activité industrielle de la société pouvant être utilisée en cas d'affectation des locaux à d'autres activités que celles susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel, c'est à bon droit que l'administration l'a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant de la prévention du risque incendie :
21. La société requérante soutient que les éléments dénommés " 0040 Sablière Pyrénées 9820 sable incendie " d'un montant de 524,70 euros et " 0042 Sablières grain et riz cana CVB " d'un montant de 799,15 euros participeraient au dispositif anti-incendie de la presse cisaille. Toutefois, il résulte de l'instruction qu'il s'agit des sables et graviers utilisés régulièrement pour les terrassements des constructions fournis A une gravière. Dès lors, en l'absence de précision sur leur caractère spécialement adapté à une presse cisaille ou sur leur lien spécifique à l'activité industrielle de la société requérante au titre de la sécurité incendie, l'administration a donc pu, à bon droit, les intégrer pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant des fournitures et accessoires de la presse cisaille :
22. Il résulte de l'instruction, et notamment des intitulés des immobilisations en cause ainsi que des mentions portées sur les factures correspondantes produites, que les éléments dénommés " 0032 KD 9457 Accessoire CVB " d'un montant de 950,95 euros (tube coulisse accessoire presse cisaille), " 0037 KD 9621 Accessoire presse CVB " d'un montant de 460,85 euros (coulisse), " 0044MIP8749 Fourniture presse CVB " d'un montant de 898,15 euros (gaines et vannes pour alimentation presse cisaille), " 0046 MTP 8865 Fourniture presse CVB " d'un montant de 2 063,49 euros (manchons boulons), " 0052 Pages 9131 Fourniture presse CVB " d'un montant de 557,09 euros (partie facture poteaux chaînage) " 0053 MTP 8992 Fourniture presse CVB " d'un montant de 395,58 euros (matériel boulons joint raccord réducteur pression), " 0054 MPT 8999 Fourniture presse CVB " d'un montant de 3 917,32 euros (matériaux tube vanne quick fonte bouche à clé), " 0065 SOCA 9179 Peinture déflecteur CVB " d'un montant de 633,20 euros (fourniture de matériel peinture), " 0085 MTP 9450 Fourniture presse CVB " d'un montant de 1 013,79 euros (tubes), " 0086 MTP 9459 Fourniture presse CVB " d'un montant de 5 316,12 euros (joints, tubes), " 0087 Bigmat 9575 Fourniture presse " d'un montant de 163,46 euros, " 0088 MTP Fourniture matériel presse " CVB d'un montant de 487,12 euros (tubes, coudes, grilles), " 0089 MTP Fourniture matériel presse CVB " d'un montant de 802,30 euros (mat et tube), " 0121 MTP 5827 Fourniture presse " d'un montant de 3 150,62 euros (fourniture de matériel tuyaux), " 0126 MTP 10022 Fourniture presse " d'un montant de 347,60 euros, sont relatifs à divers matériels, fournitures et accessoires. Dès lors que la société requérante n'apporte aucune précision sur la part ou la nature de ces immobilisations qui seraient spécifiquement adaptées à son activité industrielle, elles doivent être regardées comme faisant corps avec le bâtiment dans lequel elles sont installées. A suite, c'est à bon droit que l'administration les a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
S'agissant de la démolition :
23. Aux termes de l'article 1517 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux impositions litigieuses : " 1. Il est procédé, annuellement, à la constatation des constructions nouvelles et des changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties. Il en va de même pour les changements de caractéristiques physiques ou d'environnement quand ils entraînent une modification de plus d'un dixième de la valeur locative () ". Il résulte des dispositions du premier alinéa du 1 du I de l'article 1517 du code général des impôts que les immobilisations industrielles, au sens de l'article 1499 du même code, nouvellement inscrites au bilan ou qui auraient dû l'être au cours d'une année civile donnée, ne sont prises en compte pour l'imposition à la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de l'année suivante, dans le cadre de la constatation annuelle des changements prévue A l'article 1516 du même code, que lorsqu'elles correspondent soit à des constructions nouvelles ou à des changements de consistance ou d'affectation, soit à des changements de caractéristiques physiques ou d'environnement, à condition s'agissant de la seconde hypothèse que les changements de caractéristiques physiques ou d'environnement entraînent, les uns ou les autres, à eux seuls, une modification de plus d'un dixième de la valeur locative totale de l'établissement en cause, à défaut de quoi leur prise en compte est différée jusqu'à ce qu'avec les changements de même nature intervenant ultérieurement, leur valeur locative cumulée dépasse le seuil précité. Des changements de consistance s'entendent de la transformation apportée à la composition d'un local préexistant afin d'en modifier le volume ou la surface de manière substantielle, notamment A l'addition de constructions, la démolition totale ou partielle de la construction ou sa restructuration A division ou réunion de locaux préexistants. Il en va ainsi notamment pour les établissements industriels.
24. Il résulte de l'instruction que les éléments dénommés " 0134 Scifor 9466 Scillage murs pour presse " d'un montant de 135 euros, " 00007 Barats Démolition évacuation " d'un montant de 14 761 euros, " 0050 Laporte 9036 Location bull presse " d'un montant de 2 830,50 euros et " 0099 Barats 9784 Démolition " d'un montant de 37 567 euros sont relatifs à la démolition des anciennes installations. Il n'est pas établi que les opérations de démolition seraient dissociables des bâtiments existants et ces démolitions ne peuvent être regardées, faute de précisions, comme concourant directement à l'activité industrielle de la société. Dès lors, ces dépenses d'immobilisation constituent un élément du prix de revient de la nouvelle construction entrant dans la détermination de la valeur locative des immobilisations industrielles pour l'application de l'article 1499 du code général des impôts. A suite, c'est à bon droit que l'administration les a pris en compte pour le calcul de la valeur locative ayant servi de base à l'établissement des impositions litigieuses.
25. Enfin, la société requérante ne peut utilement faire valoir que l'ensemble des travaux et installations concernés sont mis en œuvre pour la satisfaction de son activité industrielle aux prescriptions de la réglementation des installations classées pour la protection de l'environnement, alors que, au regard du principe de l'indépendance des législations, cette circonstance, à la supposer établie, est sans incidence sur l'application A le juge de l'impôt des règles relatives à l'établissement des impositions en litige.
S'agissant des fournitures et accessoires de la presse cisaille nécessaires à l'aménagement et à l'installation de la presse cisaille :
26. Il résulte de l'instruction, que les éléments dénommés " 0050 pages 8883 Fer déflecteur 1750 " d'un montant de 9 325,01 euros (tôle)," 0071 Cazaban 9454 Garde-corps presse " d'un montant de 1 250 euros, " 0090 Pages 9610 accessoires presse déflecteur " d'un montant de 2 751,84 euros (tôles), " 0091 Ulma coffrage presse " d'un montant de 30 euros (cales), " 0100 Pages 9819 Fourniture presse " d'un montant de 1 157,07 euros (tôle), " 0111 Dumont 9148 rideau presse " d'un montant de 387 euros, " 0112 Pouts Lajus 9183 étanchéité presse CVB "d'un montant de 1 717,38 euros, " 020 Arcelor Mittal 9173 toile protection " d'un montant de 1 539,10 euros, " 024 Arcelor Mittal 9177 Toile protection " d'un montant de 175,90 euros sont relatifs à divers matériels, fournitures et accessoires nécessaires à l'installation et à l'aménagement de la presse cisaille. Dès lors, il s'agit d'installations spécifiquement adaptées aux activités susceptibles d'être exercées dans un établissement industriel. La SARL Hourquet, qui justifie ainsi que ces biens relèvent de l'exonération prévue au 11° de l'article 1382 du code général des impôts, est dès lors fondée à en demander l'exclusion de l'assiette de la taxe foncière pour un total de 18 333,30 euros.
S'agissant de l'application de l'article 1467 du code général des impôts :
27. Aux termes de l'article 1467 du code général des impôts : " () Pour le calcul de l'impôt, la valeur locative des immobilisations industrielles définie à l'article 1499 est diminuée de 30 % ".
28. La société requérante soutient que les avis d'imposition qui lui ont été notifiés en matière de cotisation foncière des entreprises au titre des années 2018 et 2019 révèlent qu'il n'a pas été fait application de l'abattement de 30% prévu A les dispositions précitées. Toutefois, il résulte de l'instruction que les impositions primitives de cotisation foncière des entreprises au titre des années 2018 et 2019 ont bien été calculés en faisant application de cet abattement. Il résulte en effet de la lettre d'information du 9 novembre 2015 que l'abattement de 30% a été appliqué à la valeur locative imposable à la taxe foncière afin de déterminer la base imposable à la cotisation foncière des entreprises des années 2018 et 2019. Il suit de là que le moyen, qui manque en fait, peut être écarté pour l'ensemble des années en litige.
Sur les frais liés au litige :
29. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
30. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés A la SARL Hourquet et fils et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le prix de revient des immobilisations à retenir pour la détermination de la base de la cotisation foncière des entreprises des années 2018 et 2019 pour le site de Ponson-Dessus est réduit de 18 833, 30 euros.
Article 2 : La SARL Hourquet et fils est déchargée des cotisations foncières des entreprises auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2018 et 2019 conformément à la réduction de la base d'imposition résultant de l'article 1.
Article 3 : L'Etat versera à la SARL Hourquet et fils une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Hourquet et fils et au directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques.
Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Corthier, conseillère,
Mme Neumaier, conseillère,
Rendu public A mise à disposition au greffe le 23 février 2023
La présidente-rapporteure,
M. B
L'assesseure,
Z. CORTHIER
La greffière,
P. SANTERRE
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la relance en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition.
La greffière,
P. SANTERRE
Nos 2101430, 2101431
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026