vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2101740 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL KARINE LHOMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2021, Mme A D, représentée par Me Capdevielle, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de la Côte Basque à lui verser une somme de 35 794,40 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de sa prise en charge par cet établissement ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de la Côte Basque les entiers dépens, ainsi qu'une somme de 8 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a été victime d'un accident médical fautif du fait d'un diagnostic incorrect et prématuré d'hydrocéphalie, sans confirmation de ce diagnostic par des examens complémentaires ;
- elle est fondée à demander la réparation de ses préjudices, lesquels doivent être indemnisés comme suit :
- 1 708 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire total, à raison de 28 euros par jour sur une période de 61 jours ;
- 406 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire partiel de classe II, à raison de 7 euros par jour sur une période de 58 jours ;
- 680,40 euros au titre de son déficit fonctionnel temporaire partiel de classe I, à raison de 2,80 euros par jour sur une période de 243 jours ;
- 27 000 euros au titre des souffrances endurées, qui doivent être évaluées à 4,5 sur une échelle de 7 ;
- 6 000 euros au titre des préjudices esthétiques temporaire et permanent.
Par deux mémoire en défense, enregistrés le 13 octobre 2021 et le 28 février 2022, le centre hospitalier de la Côte Basque, représenté par Me Lhomy, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures, de ramener les demandes d'indemnisation formulées par Mme D à de plus justes proportions, de limiter la créance de la caisse aux seules périodes de déficit fonctionnel temporaire retenues par l'expert, de la débouter de ses demandes injustifiées et de ramener à 1 500 euros les sommes qui lui seraient allouées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires, enregistré le 14 février 2022 et le 20 novembre 2023, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Bayonne, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner le centre hospitalier de la Côte Basque, sur le fondement de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, à lui rembourser la somme de 49 123,81 euros au titre de ses débours ainsi qu'à lui verser une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Vu
- l'ordonnance de la présidente du tribunal du 10 mars 2021 taxant et liquidant les frais d'expertise à la somme de 1200 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Neumaier,
- les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique,
- et les observations de Me Winter, substituant Me Lhomy, pour le centre hospitalier de la Côte Basque.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A D a consulté le 15 janvier 2018 un neurochirurgien au centre hospitalier de la Côte Basque en raison de céphalées importantes. Les examens réalisés ont conduit ce praticien à envisager une opération en urgence, consistant en la pose d'une valve intracrânienne. L'intervention a été réalisée le 17 janvier 2018. Devant la persistance de ses douleurs, Mme D a consulté un autre médecin au centre hospitalier universitaire de Bordeaux, lequel a conclu à l'absence d'hydrocéphalie et a procédé au retrait de la valve intracrânienne le 10 décembre 2018. Par sa requête, Mme D demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de la Côte Basque à lui verser une somme de 35 794,40 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait des manquements commis par le centre hospitalier de la Côte Basque lors de sa prise en charge.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité :
2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".
3. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise déposé par le docteur B le 5 mars 2021, que Mme D présentait depuis le mois d'octobre 2017 des céphalées diffuses continues, pour lesquelles elle faisait l'objet d'un suivi par son médecin traitant. Un scanner réalisé le 14 décembre 2017 ainsi qu'un examen d'imagerie par résonnance magnétique réalisé le 19 décembre suivant ont mis en évidence une ventriculomégalie. Le 20 décembre 2017, Mme D a été adressée aux urgences du centre hospitalier de la Côte Basque, où les examens pratiqués n'ont révélé aucune particularité. Le 15 janvier 2018, elle a consulté un neurochirurgien au centre hospitalier de la Côte Basque, lequel a estimé que l'intéressée présentait une hydrocéphalie nécessitant la réalisation d'une intervention chirurgicale en urgence consistant en la pose d'une dérivation ventriculopéritonéale, réalisée le 17 janvier 2018. Mme D est restée hospitalisée au centre hospitalier de la Côte Basque jusqu'au 26 janvier 2018, avant d'être prise en charge au centre de rééducation et de réadaptation Les Embruns à Bayonne jusqu'au 3 mai 2018. Devant la persistance de ses douleurs, Mme D a consulté un autre médecin au centre hospitalier universitaire de Bordeaux, lequel a conclu à l'absence d'hydrocéphalie et a procédé au retrait de la valve intracrânienne le 10 décembre 2018.
4. Il ressort des termes de ce même rapport d'expertise que les éléments cliniques et radiologiques dont disposait l'établissement le 15 janvier 2018 ne permettaient pas de diagnostiquer une hydrocéphalie, ni une hypertension intracrânienne nécessitant la réalisation d'une intervention chirurgicale en urgence. Dès lors, l'indication opératoire de pose d'une valve intracrânienne, fondée sur un diagnostic initial erroné, n'était pas adéquate au regard du tableau clinique présenté par Mme D. Cette erreur de diagnostic constitue un manquement dans la prise en charge médiale de la requérante de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de la Côte Basque.
En ce qui concerne les préjudices :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
5. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que Mme D a subi, en lien direct avec l'accident médical dont elle a été victime, un déficit fonctionnel temporaire total du 16 janvier au 5 mars 2018, du 16 au 20 juillet 2018, du 16 au 18 octobre 2018 et du 9 au 11 décembre 2018 (soit 59 jours), un déficit fonctionnel temporaire partiel au taux de 25 % du 6 mars au 3 mai 2018 (soit 58 jours), et un déficit fonctionnel temporaire partiel au taux de 10 % du 4 mai 2018 au 15 juillet 2018, du 21 juillet 2018 au 15 octobre 2018, du 19 octobre 2018 au 8 décembre 2018 et du 12 décembre 2018 au 17 janvier 2019 (soit 244 jours). Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant, sur la base de 400 euros par mois à taux plein, à la somme de 1 300 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
6. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées par Mme D ont été évaluées à 4,5 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 10 000 euros.
S'agissant des préjudices esthétiques temporaire et permanent :
7. Le manquement décrit au point 4 a été à l'origine, pour la requérante, de trois cicatrices situées au niveau de l'arrière du crâne, du cou et de l'abdomen. Il résulte en outre de l'instruction, et notamment des photographies jointes au dossier, que l'intervention du 17 janvier 2018 a nécessité le rasage d'une partie des cheveux de Mme D. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation des préjudices esthétiques temporaire et permanent de la requérante en les évaluant à la somme de 4 000 euros.
8. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de la Côte Basque doit être condamné à verser à Mme D la somme de 15 300 euros.
Sur les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie :
En ce qui concerne les débours :
9. Les caisses de sécurité sociale, qui exercent leurs droits propres en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, sont admises à poursuivre le remboursement de l'ensemble des prestations versées à la victime d'un accident résultant d'un acte médical, dans la limite des sommes allouées à ce patient en réparation de la perte de chance d'éviter un préjudice corporel, la part d'indemnité à caractère personnel étant exclue du recours.
10. A l'appui de sa demande de remboursement, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Bayonne produit le décompte de ses débours définitifs arrêté au 20 novembre 2023 ainsi qu'une attestation d'imputabilité de son médecin conseil du 16 novembre 2023, par lesquels elle justifie avoir exposé, des suites de l'opération chirurgicale subie par Mme D, des dépenses d'un montant total de 49 123,81 euros, dont 39 683,87 euros de frais hospitaliers au titre des périodes du 17 au 26 janvier 2018, du 26 janvier au 2 mars 2018, du 21 au 22 février 2018, du 6 au 7 mars 2018, du 13 au 16 mars 2018, du 22 au 23 mars 2018, du 27 au 30 mars 2018, du 3 au 6 avril 2018, du 10 au 13 avril 2018, du 17 au 20 avril 2018, du 24 au 27 avril 2018, du 3 au 5 mai 2018, du 16 au 20 juillet 2018, du 16 au 18 octobre 2018, du 9 au 11 décembre 2018 et du 17 décembre 2018, 2 201,76 euros de frais médicaux au titre de la période du 21 février 2018 au 17 janvier 2019, 379,97 euros de frais pharmaceutiques au titre de la période du 2 mars 2018 au 11 décembre 2018, et 6 770, 71 euros de frais de transport au titre de la période du 26 janvier 2018 au 17 janvier 2019, dont il convient de déduire 87,50 euros de franchise. Ces dépenses doivent être regardées comme présentant un lien suffisamment direct et certain avec l'accident médical dont a été victime Mme D. Par suite, il a lieu de condamner le centre hospitalier de la Côte Basque à verser à la CPAM de Bayonne une somme globale de 49 123,81 euros.
Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :
11. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée. () ".
12. Aux termes de l'article 1 de l'arrêté du 15 décembre 2022 : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 115 € et 1 162 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2023. ". Lorsque, par application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale précité, le montant de l'indemnité forfaitaire est relevé par arrêté interministériel, la caisse n'est pas obligée d'actualiser devant le juge le montant de ses conclusions.
13. Eu égard au montant de 49 123,81 euros dont le remboursement est obtenu par la caisse primaire d'assurance maladie de Bayonne, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de la Côte Basque le paiement d'une indemnité forfaitaire de gestion de 1 162 euros au profit de cette caisse.
Sur les dépens :
14. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise (). Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu mettre à la charge définitive du centre hospitalier de la Côte Basque les frais de l'expertise ordonnée par le juge des référés, taxés et liquidés à la somme de 1 200 euros.
Sur les frais liés à l'instance :
16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
17. Il y a lieu, sur le fondement de ces dispositions, de mettre à la charge du centre hospitalier de la Côte Basque une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme D dans le cadre de la présente instance et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier de la Côte Basque est condamné à verser à Mme A D la somme de 15 300 euros (quinze-mille trois-cent euros).
Article 2 : Le centre hospitalier de la Côte Basque est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de Bayonne la somme de 49 123,81 euros (quarante-neuf mille cent-vingt-trois euros et quatre-vingt-un centimes) au titre de ses débours.
Article 3 : Le centre hospitalier de la Côte Basque versera à la caisse primaire d'assurance maladie de Bayonne la somme de 1 162 euros (mille cent soixante-deux euros) au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 4 : Les frais d'expertise, d'un montant de 1 200 euros (mille deux cents euros), sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de la Côte Basque.
Article 5 : Le centre hospitalier de la Côte Basque versera une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) à Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : La présente décision sera notifiée à Mme A D, au centre hospitalier de la Côte Basque et à la caisse primaire d'assurance maladie de Bayonne.
Copie pour information en sera adressée au docteur E B, expert.
Délibéré après l'audience du 6 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Selles, présidente,
Mme Corthier, conseillère,
Mme Neumaier, conseillère.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
La rapporteure,
Signé : L. NEUMAIER
La présidente,
Signé : M. SELLÈS La greffière,
Signé : M. C
La République mande et ordonne au ministre de la santé et des préventions en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026