jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2102261 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | HUERTA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 aout 2021, la commune de Saint Eulalie-en-Born, représentée par Me Coronat, demande au juge des référés, en application des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'ordonner une mesure d'expertise portant sur les désordres affectant les constructions et ouvrages réalisés dans le cadre des travaux d'aménagement du centre bourg réalisés entre 2010 et 2012.
Elle soutient que :
- l'opération de réaménagement a été confiée aux constructeurs suivants aux constructeurs suivants :
* le bureau Véritas, assurée par la compagnie QBE Internationale Insurance Ltd ;
* la société Cohérence Architecture, assurée auprès de la Mutuelle des architectes français (Maf) ;
* la société Duplantier Debarre Associés, assurée auprès de la Mutuelle des architectes français (Maf) ;
* la société Destruhaut, assurée auprès de la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (Smabtp) ;
* la société Ingérop conseils et Ingénierie, assurée auprès de Zurich Ireland Limited, devenue Zurich Insurance public Limited Company et d'Aviva Assurances;
* la société Barrere, assurée auprès de Covea Risk ;
* la Sarec, assurée auprès de la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (Smabtp) ;
* la société DLAquitaine, assurée auprès de la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (Smabtp) ;
* la société Hervé Thermique, assurée auprès de la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (Smabtp);
* la société Villenave (radiée), assurée auprès de Gan Assurances Iard.
- elle avait confié, par convention, mandat à la société d'aménagement touristique et d'équipement des Landes (Satel) en vue de l'aménagement du centre bourg avec réalisation des bâtiments (groupe scolaire et bâtiments à usage de commerces et services) ;
- entre 2011 et 2012, la réception des travaux a été prononcée avec ou sans réserve suivant les lots ;
- de nombreux désordres, notamment des infiltrations d'eau qui ont causé plusieurs sinistres qui ont eux-mêmes fait l'objet de déclarations auprès de l'assureur dommage ouvrage de la commune, ont été constatés et n'ont pas fait l'objet de travaux de reprise, ni d'indemnisation de la part des entreprises constructrices ;
- la juridiction administrative est compétente pour connaitre du litige, s'agissant de travaux publics ;
- les désordres sont de nature à rendre les immeubles impropres à leur destination ;
- l'expertise est utile pour constater la nature des désordres provoquant des sinistres à répétition, définir leurs causes, expertiser les reprises qui l'ont été, dire si les désordres sont évolutifs, les moyens d'y remédier définitivement et leurs coûts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 22021, la société par actions simplifiée (SAS) Hervé Thermique, représentée par Me Lonné, déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usages et demande que les dépens soient laissés à la charge de la commune requérante.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 20 septembre 2021, la société à responsabilité limitée (SARL) Debarre-Duplantiers Associés, représentée par Me Mazille, s'associe à la demande de la commune et déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage, demande que chacun des mis en cause par la commune de Sainte-Eulalie-en-Born produise ses attestations d'assurance avant toute réunion de l'expert, et que le juge des référés constate que la mesure d'expertise est interruptive de prescription dans les actions entre constructeurs et suspensive du délai applicable, par application de l'article 2239 du Code Civil.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2021, la société par actions simplifiée ( SAS) Coren, représenté par Me Bertin, déclare ne pas s'opposer à la l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage, demande au juge des référés de dire et juger que les opérations d'expertise se dérouleront en présence de la société d'assurance Axa France, assureur de son sous-traitant la société AM Bois, que la mission de l'expert soit fixée selon ses dires et de réserver les dépens ;
Par un mémoire, enregistré le 1er octobre 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Barrere, et la compagnie d'assurances MMA Iard, (SA), représentées par Me François, demandent au tribunal de leur donner acte de ce qu'elles ne s'opposent pas à la mesure d'expertise sollicitée en formulant les protestations et réserves d'usage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2021, la société d'assurances Smabtp, représentée par Me Anceret, déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage et demande que la mission de l'expert soit strictement restreinte à l'examen des désordres exposés dans la requête de la commune, et que les frais d'expertise soient au frais avancés de la commune et de réserver les dépens ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 octobre 2021, la société Gan Assurances, représentée par Me Hounieu, déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage et demande que l'expert dépose un pré-rapport.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2021, la société par actions simplifiée (SAS) DL Aquitaine, représentée par Me Casadebaig, déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage et demande au tribunal de dire que la consignation et le coût de l'expertise seront aux frais avancés de la demanderesse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2021, la société Destruhaut, représentée par Me Huerta, déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 13 janvier 2022 et 7 mars 2022, la société anonyme (SA) Axa France Iard, représentée par Me Corbineau, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures, de lui donner acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage et que les dépens soient réservés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 27 janvier 2022 et 21 mars 2022, les sociétés Ingérop Conseil et Ingénierie (ICI) et Abeille Iard et Santé (anciennement Aviva Assurances), représentées par Me Mouton, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures, de leur donner acte de ce qu'elles ne s'opposent pas à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage et que les dépens soient laissés à la charge de la commune requérante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 février 2022, la société Zurich Insurance Public Limited Company, représentée par Me Hounieu, demande à titre principal sa mise hors de cause, subsidiairement, déclare ne pas s'opposer à l'expertise sollicitée tout en formulant les protestations et réserves d'usage, demande au tribunal de dire que l'expert devra déposer un pré-rapport, et que soit mise à la charge de la commune de Sainte-Eulalie-en-Born la somme de 2 000,00 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- que les dommages relevant de la mise en jeu de la garantie décennale sont expressément exclus du contrat d'assurance la liant à la société Ingerop conseil ;
- en tout état de cause, la police d'assurance n'est plus mobilisable pour avoir été résiliée le 31 décembre 2017, soit antérieurement à l'enregistrement de la requête.
La requête a été régulièrement communiquée aux autres parties mises en cause, lesquelles n'ont pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction (). ".
2. La demande d'expertise, présentée par la commune de Sainte-Eulalie-en-Born, aux fins de déterminer les causes des désordres affectant les ouvrages réalisés dans le cadre des travaux publics relatifs aux aménagements du centre bourg et d'évaluer les préjudices qui en résultent présente un caractère utile dans la perspective d'une requête en plein contentieux ultérieure à l'encontre des constructeurs. Elle entre, dès lors, dans le champ d'application des dispositions précitées. Il y a lieu, en conséquence, de faire droit à la demande d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur le demande de mise hors de cause de la société d'assurances Zurich Insurance Public Limited Company :
3. En l'état de l'instruction et alors qu'il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer sur le fondement juridique sur lequel la société d'assurances Zurich Insurance Public Limited Company, en sa qualité d'assureur de la société Ingerop conseil, est susceptible de voir sa responsabilité recherchée, il n'apparaît pas inutile, eu égard à la nature des désordres en cause, d'attraire à la procédure la société d'assurances Zurich, assureur de la société Ingerop qui a participé aux travaux. Elle se prévaut par ailleurs de ce que la police d'assurance qui la liait à la société Ingerop a été résiliée à compter du 31 décembre 2017. Toutefois, les travaux à l'origine des désordres ont été réalisés avant cette date et la présente procédure ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'expertise ne faisant pas préjudice au principal. Il y a lieu, dès lors, de faire participer la société Zurich aux opérations d'expertise et de rejeter sa demande de mise hors de cause.
Sur la demande de mise en cause de la société AXA France Iard :
4. Il résulte de l'instruction, que la présence aux opérations de la société AXA France Iard, en qualité d'assureur de la société AM Bois ayant participé aux travaux en qualité de sous-traitant de la société Coren présentent une utilité. Il y a donc lieu de prononcer sa mise en cause.
Sur le dépôt d'un pré-rapport :
5. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il suit de là que les conclusions des parties tendant à ce que l'expert communique un pré-rapport ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la demande de suspension du délai de recours contentieux :
6. Il n'appartient pas au juge des référés de donner acte à la société Debarre-Duplantiers de ce que, conformément aux principes dont s'inspirent les dispositions de l'article 2239 du code civil, le délai dont elles disposent, selon elles, pour agir à l'encontre des autres parties serait suspendu pendant la mesure d'instruction etne recommencerait à courir qu'à compter du dépôt du rapport d'expertise pour une durée minimale de six mois.
Sur les dépens :
7. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ", et aux termes des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal ou de la cour, () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R.621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires ".
8. Il n'appartient au juge des référés ni de déterminer la charge des dépens de la mesure d'expertise qu'il ordonne ni de la réserver pour le futur. Par suite, les conclusions présentées par les parties relatives aux dépens doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Zurich assurance au titre de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Madame A C (aw.architecte@orange.fr - 06.62.01.72.84), est désignée en qualité d'expert avec pour mission de :
- de se rendre sur les lieux des travaux d'aménagement du centre bourg de la commune de Sainte Eulalie en Born, d'entendre tout sachant et de se faire communiquer tous documents et informations utiles à l'accomplissement de sa mission ;
- de constater et de décrire les désordres affectant les ouvrages et bâtiments, par une appréciation la plus précise possible des désordres, et notamment mais non exclusivement, ceux ayant fait l'objet de déclarations de sinistres ;
- de préciser si ces désordres affectent la solidité des ouvrages ou sont de nature à les rendre impropres à leur destination ;
- de rechercher l'origine et les causes de ces désordres et de fournir toutes indications permettant d'en apprécier l'imputabilité respective et, dans le cas de causes multiples, d'évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ;
- d'indiquer la nature des travaux déjà réalisés pour faire cesser ou réduire la proportion des dommages ;
- d'indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle au regard des désordres et d'en estimer le coût ;
- de fournir tous éléments propres à permettre d'apprécier et chiffrer les préjudices de toute nature allégués par la commun requérante et résultant de ces désordres ;
- et plus généralement, de recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis par les parties, sachant qu'il pourra prendre l'initiative, avec l'accord de celles-ci, de procéder à une médiation.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif. S'il l'estime utile, il établira un pré-rapport.
.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert avertira la requérante et les personnes mentionnées à l'article 4 ci-dessus conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans les six mois suivant la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : Le surplus de conclusions des parties est rejeté.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Sainte-Eulalie, aux sociétés MMA Iard Assurances mutuelles, MMA Iard Sa, à la Smabtp, à la société Mutuelles des architectes français, à la société Qbe Europe Sa, aux sociétés Abeille Iard et Santé, Satel, à ma Selarl Guerin et associés, à la Sarl Debarre Duplantiers Associés, au Bureau Veritas Construction, à la société Gan Assurances, à la société Barrere, à la société Dl Aquitaine, à la société Destruhaut, à la société Hervé Thermique, à la société Zurich Insurance Public Limited Company, à la société Ingérop Conseil et Ingénierie, à la Sarec, à la société Coren, à la société Cohérence Architecture, à la société Axa France Iard et à Madame A C, expert.
Fait à Pau, le 12 janvier 2023.
Le juge des référés,
Signé,
V. QUEMENER
La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition :
Le greffier,
Signé, M. B
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604449
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait, en pleine vague de chaleur et avant un rendez-vous médical, sa réintégration dans un hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à l'hébergement, droit à la vie et à l'intégrité physique). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie ou que la demande était manifestement mal fondée, au vu des nombreux hébergements déjà proposés au requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence, mais dont la carence n'a pas été caractérisée en l'espèce.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504730
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte, par ordonnance du 1er juin 2026, du désistement pur et simple de Mme A... de son instance et de l'ensemble de ses conclusions. La requérante demandait initialement la condamnation de la commune de Rennes à l'indemniser de préjudices liés à une maladie professionnelle. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026