LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2102495

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2102495

lundi 18 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2102495
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSIMOES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 septembre 2021 et 13 avril 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Occitania, représentée par Me Simoes, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 27 juillet 2021 par lesquelles le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a refusé de lui accorder, au titre du mois de mai 2021, le bénéfice d'une aide financière du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation ;

2°) d'enjoindre au directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques de lui octroyer l'aide sollicitée, à hauteur de 10 718 euros ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 30 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision du 27 juillet 2021 ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle ne comporte pas le nom de son auteur ;

- elle est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle ne comporte pas la mention des voies et délais de recours ;

- bien que le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, dans sa version applicable, ne prévoie la possibilité de déposer qu'une seule demande d'aide par entité juridique, la décision attaquée méconnaît le principe d'égalité ;

* elle exploite 13 établissements et ne dispose que d'un numéro SIREN ;

* ces établissements ont fait l'objet d'une interdiction d'accueil du public ;

* elle aurait obtenu le bénéfice de l'aide sollicitée si chacun de ces établissements était exploité par des entreprises distinctes ;

* le chiffre d'affaires de référence pris en compte par l'administration fiscale ne reflète pas la situation réelle de l'entreprise dès lors que le nombre de boutiques qu'elle exploite a évolué entre 2019 et 2020 et que seule une partie d'entre elles a été fermée au mois de février 2021 ;

- la responsabilité de l'Etat est susceptible d'être engagée du fait de l'illégalité fautive de cette décision ;

- elle est fondée à demander la réparation de ses préjudices à hauteur de 30 000 euros, en raison de l'impossibilité de payer ses loyers, de la nécessité de payer des agios auprès de sa banque, et de la mise en œuvre d'une clause contractuelle résolutoire à son encontre.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 1er mars et 26 juin 2022, le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions à fin d'annulation présentées par la SAS Occitania sont irrecevables dès lors qu'aucune décision administrative n'est contestée en l'espèce ; l'information de sa non-éligibilité à l'aide instituée par le fonds de solidarité ne constitue pas un acte administratif faisant grief ;

- les conclusions indemnitaires présentées par la SAS Occitania sont irrecevables dès lors qu'elle n'a pas formé de demande préalable auprès de l'administration ;

- l'existence des préjudices invoqués par la société requérante n'est pas établie.

Par ordonnance du 27 mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 17 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 ;

- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Neumaier,

- les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique,

- et les observations de Me Matarese, substituant Me Simoes, représentant la SAS Occitania ;

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée (SAS) Occitania, exerce une activité de commerce de détail d'articles d'horlogerie et de bijouterie en magasins spécialisés. Le 27 juillet 2021, elle a sollicité le versement d'aides financières au titre du fonds de solidarité, institué par l'ordonnance du 25 mars 2020 et mis en œuvre par le décret du 30 mars 2020, au titre du mois de mai 2021. Une information de non-éligibilité à cette aide lui a été communiquée par le système informatique lors de la saisie des informations déclaratives. Par sa requête, la SAS Occitania demande au tribunal l'annulation de cette décision.

2. Il ressort des pièces du dossier que, suite à la saisie, par la SAS Occitania, des informations déclaratives nécessaires au dépôt d'une demande d'aide au titre du fonds de solidarité par l'intermédiaire de sa messagerie sécurisée, celle-ci a été automatiquement informée par le système informatique de ce qu'elle n'était pas éligible à l'aide instaurée par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. En se bornant à produire une capture d'écran de ce formulaire, la SAS Occitania n'établit pas que sa demande a été enregistrée, et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la société requérante aurait contacté l'administration pour faire part des difficultés ainsi rencontrées pour enregistrer sa demande. Ce formulaire ne saurait être regardé comme une décision faisant grief, susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il y a donc lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques.

3. Il résulte de ce qui précède que la SAS Occitania n'est pas fondée à solliciter l'annulation de la décision du 27 juillet 2021. Par suite, les conclusions à fin d'indemnisation du fait de l'illégalité fautive de cette décision ne peuvent qu'être rejetées.

4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'autre fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de la SAS Occitania doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS Occitania est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Occitania et au directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques.

Délibéré après l'audience du 28 août 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Selles, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2023.

La rapporteure,

Signé

L. NEUMAIER

La présidente,

Signé

M. SELLES La greffière,

Signé

M. A

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition :

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions