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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2102808

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2102808

lundi 29 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2102808
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationCHAMBRE 2
Avocat requérantLE CORNO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 octobre 2021 et le 20 septembre 2022, M. B A, représenté par Me Le Corno, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Tarbes à lui verser une somme totale de

96 701,94 euros en réparation des préjudices subis du fait des refus du maire de cette collectivité de reconnaître sa maladie imputable au service et de la discrimination dont il est victime à raison de son état de santé en matière d'avancement de grade, cette somme étant assortie des intérêts au taux légal à compter du 31 juillet 2021 et de leur capitalisation ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Tarbes une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la responsabilité de la commune de Tarbes est engagée en raison de l'illégalité fautive :

o des arrêtés du 28 juillet 2016, du 15 octobre 2016 et du 15 octobre 2018 par lesquels le maire de cette collectivité territoriale a refusé de reconnaître sa maladie imputable au service ;

o des décisions discriminatoires refusant de le promouvoir au grade d'agent de maîtrise principal en raison de son état de santé ;

- il a subi :

o un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence du fait de ces arrêtés illégaux ;

o un préjudice financier, faute d'avancement dans le grade.

Par un mémoire en défense et un mémoire en complément de pièces, enregistrés le 3 juin 2022 et le 13 mars 2024, la commune de Tarbes conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Un mémoire présenté pour M. A a été enregistré le 20 mars 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 ;

- le décret n°88-614 du 6 mai 1988 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Genty,

- les conclusions de Mme Réaut, rapporteure publique,

- et les observations de Me Le Corno, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, agent de maîtrise au poste de coordonnateur des surveillants de gymnase de la commune de Tarbes depuis le 1er mars 2013, a été placé en congé de maladie ordinaire à compter de l'automne 2015. Il a présenté une demande d'imputabilité au service de sa maladie concernant ses arrêts de travail à compter du 17 septembre 2015.Par un arrêté du 28 juillet 2016, le maire de Tarbes a rejeté cette demande et a placé l'intéressé en congé de longue maladie au titre de la période du 17 septembre 2015 au 16 septembre 2016. Le recours gracieux formé le

22 septembre 2016 par M. A contre cet arrêté a été rejeté par une décision de cette même autorité du 17 octobre 2016. Par une décision du 3 octobre 2016, M. A a alors été placé en congé de longue durée du 17 septembre 2015 au 16 mars 2017. Par une décision du 9 février 2017, son congé de longue durée a été renouvelé jusqu'au 16 mars 2018. Par un jugement du 27 février 2018, confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 11 mai 2020, le tribunal administratif de Pau a annulé les décisions du maire de Tarbes du 28 juillet 2016 et du 17 octobre 2016, et a enjoint à cette autorité de procéder au réexamen de la demande de M. A pour la période comprise entre le 17 septembre 2015 et le 30 septembre 2016. Par un arrêté du 15 octobre 2018, le maire de Tarbes a, à nouveau, refusé de déclarer la maladie de M. A imputable au service. Cet arrêté a toutefois été retiré par un arrêté de cette même autorité du 8 novembre 2018. M. A demande la condamnation de la commune de Tarbes à l'indemniser des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de l'arrêté du 28 juillet 2016, de la décision du 17 octobre 2016 et de l'arrêté du 15 octobre 2018, ainsi que de la discrimination à l'avancement en grade qu'il estime avoir subi en raison de son état de santé.

Sur les conclusions aux fins d'indemnité :

En ce qui concerne la responsabilité :

S'agissant de l'arrêté du 28 juillet 2016, de la décision du 17 octobre 2016 et de l'arrêté du 15 octobre 2018 :

2. D'une part, il résulte de l'instruction que l'arrêté du maire de Tarbes du 28 juillet 2016 et la décision de cette même autorité du 17 octobre 2016 ont été annulés par un jugement passé en force de chose jugée au motif que cette autorité a fait une inexacte application de la loi en refusant de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de M. A.

3. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point 1, si l'arrêté du 15 octobre 2018 par lequel le maire de Tarbes a refusé de déclarer la maladie de M. A imputable au service a été retiré par un arrêté de cette même autorité du 8 novembre 2018, la commune de Tarbes n'allègue ni n'établit qu'un élément nouveau survenu postérieurement à l'annulation du premier refus de reconnaissance d'une maladie de service pour erreur d'appréciation aurait été de nature à fonder légalement ce nouveau refus. Par suite, l'arrêté du 15 octobre 2018 doit être regardé comme entaché d'illégalité pour le même motif que celui du 28 juillet 2016.

4. Il résulte de ce qui précède que l'illégalité des décisions en cause constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la commune de Tarbes.

S'agissant de l'illégalité du refus d'avancement en grade :

5. D'une part, aux termes de l'article 49 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dans sa version applicable aux années 2017 à 2020, désormais codifié à l'article L. 522-27 du code général de la fonction publique : " () Le nombre maximum de fonctionnaires appartenant à l'un des cadres d'emplois ou corps régis par la présente loi, à l'exception du cadre d'emplois des agents de police municipale, pouvant être promus à l'un des grades d'avancement de ce cadre d'emplois ou de ce corps est déterminé par application d'un taux de promotion à l'effectif des fonctionnaires remplissant les conditions pour cet avancement de grade. Ce taux de promotion est fixé par l'assemblée délibérante (). Aux termes l'article 79 de la même loi : " L'avancement de grade a lieu de façon continue d'un grade au grade immédiatement supérieur. () / Il a lieu suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : 1° Soit au choix par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi après avis de la commission administrative paritaire, par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents () ". Aux termes de l'article 80 de la même loi : " Le tableau annuel d'avancement mentionné au 1° et au 2° de l'article 79 est arrêté par l'autorité territoriale dans les conditions fixées par chaque statut particulier. () / L'avancement est prononcé par l'autorité territoriale parmi les fonctionnaires inscrits sur un tableau d'avancement. Les fonctionnaires d'une collectivité ou d'un établissement ne peuvent être promus par cette collectivité ou cet établissement que dans l'ordre du tableau. / L'avancement de grade est subordonné à l'acceptation par le fonctionnaire de l'emploi qui lui est assigné dans son nouveau grade. ". Aux termes de l'article 13 du décret du 6 mai 1988 portant statut particulier du cadre d'emplois des agents de maîtrise territoriaux, dans sa version applicable pour les années 2017 à 2020 en litige : " Peuvent être nommés agent de maîtrise principal au choix, par voie d'inscription sur un tableau annuel d'avancement établi après avis de la commission administrative paritaire, en application du 1° de l'article 79 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, les agents de maîtrise qui justifient d'un an d'ancienneté dans le 4e échelon et de quatre ans de services effectifs en qualité d'agent de maîtrise. ".

6. D'autre part, l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 dans sa version applicable au litige : " Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race. / () / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : / 1° Le fait qu'il a subi ou refusé de subir des agissements contraires aux principes énoncés au deuxième alinéa du présent article ; () ". Aux termes de l'article 4 de la loi du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations : " Toute personne qui s'estime victime d'une discrimination directe ou indirecte présente devant la juridiction compétente les faits qui permettent d'en présumer l'existence. Au vu de ces éléments, il appartient à la partie défenderesse de prouver que la mesure en cause est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. () "

7. Il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

8. En soutenant que la commune a commis une faute en ne l'ayant pas promu au grade d'agent de maîtrise principal depuis l'année 2017 en dépit de ses qualités professionnelles antérieurement reconnues alors qu'il figurait sur la liste des agents dont la promotion était possible, M. A doit être regardé comme contestant la légalité de l'avancement de grade au choix par voie d'inscription aux tableaux annuels d'avancement pour les années 2017, 2018, 2019 et 2020 au motif que ces derniers auraient été établis par appréciation de la valeur professionnelle au regard de critères discriminatoires pour les agents placés en congé de maladie l'année précédant l'évaluation professionnelle annuelle.

9. Il résulte d'abord de l'instruction, notamment de la note du directeur général des services de la commune de Tarbes du 14 juin 2019 adressée aux chefs de service en vue de préparer la commission administrative paritaire des agents de catégorie C du 9 juillet 2019, que parmi les critères d'avancement retenus par cette collectivité, la valeur professionnelle des agents prévue par les dispositions de l'article 79 de la loi du 26 janvier 1984 devait notamment être évaluée au regard de leur efficacité dans l'emploi, de leurs qualités relationnelles et de leurs résultats individuels relevés dans l'entretien professionnel annuel. M. A n'ayant pas bénéficié d'entretien professionnel annuel au cours des années 2017 à 2020 en raison de son placement en congé de maladie, qui le positionnait dans une situation différente de celle de ses collègues, il n'a dès lors pu être tenu compte de sa manière de servir au titre de chacune de ces années comparativement à celle de ses collègues pour l'avancement au grade d'agent de maîtrise principal. Il résulte, ensuite, des dispositions précitées de l'article 49 de la loi du 26 janvier 1984 et de l'article 13 du décret du 6 mai 1988, que l'avancement de grade des agents de maîtrise territoriaux se fait au choix, sous réserve de justifier d'un an d'ancienneté dans le 4ème échelon et de quatre ans de services effectifs en qualité d'agent de maîtrise, dans la limite du taux de promotion fixé par l'assemblée délibérante de la collectivité territoriale dont il résulte, par une délibération du conseil municipal de Tarbes du 30 juin 2017, qu'il a été fixé à 30 %. Si l'ancienneté de M. A dans son grade lui permettait d'être promu dans le grade supérieur depuis 2017, il ne disposait toutefois d'aucun droit à bénéficier de cet avancement de grade au choix. Enfin, ce seul critère d'ancienneté ne faisait pas obstacle à ce que l'administration retînt des candidats dont le mérite comparé apparaissait plus élevé. A ce titre, le requérant ne conteste pas, même sommairement, la valeur professionnelle des agents de maîtrise effectivement promus, dont les listes pour les années 2017 à 2020 ont été produites par la commune de Tarbes, et n'apporte aucun élément de nature à démontrer que sa valeur professionnelle était supérieure à celle des agents qui ont été promus. Dans ces conditions, la seule circonstance que M. A n'a pas été promu au grade supérieur ne caractérise pas par elle-même l'existence d'une discrimination à son encontre. Par suite, la commune de Tarbes n'a pas commis de faute à ce titre.

En ce qui concerne les préjudices :

10. En premier lieu, si M. A ne peut utilement invoquer la circonstance d'avoir été placé en situation de congé de maladie, laquelle est en lien avec son état de santé et non avec la faute commise par la commune de Tarbes, il résulte de l'expertise médicale du docteur C, médecin psychiatre, du 11 juillet 2018 que les symptômes de l'état dépressif du requérant se sont aggravés en raison des actions contentieuses consécutives au refus du maire de Tarbes de reconnaître à deux reprises comme imputables au service ses arrêts de travail pour la période comprise entre le 17 septembre 2015 et le 30 septembre 2016. Eu égard notamment à la durée d'environ deux ans et demi pendant laquelle ces faits se sont poursuivis et à leurs conséquences sur l'état de santé de l'intéressé, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi à ce titre par M. A en le fixant à la somme de 3 000 euros.

11. En second lieu, si M. A soutient, d'une part, que le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie l'a dissuadé de circuler normalement dans la commune de Tarbes de crainte d'y rencontrer un autre agent de la commune sans pouvoir justifier son absence, et l'a conduit à éviter toute activité de loisir ou conviviale en raison de l'inquiétude liée au regard que les autres auraient pu porter sur lui, d'autre part, que son couple a fait face à des difficultés en raison de sa maladie, ces circonstances ne sont corroborées par aucune pièce du dossier. Par ailleurs, si M. A rajoute qu'il lui a été reproché d'être un " agent procédurier ", il n'étaye pas cet argument des précisions suffisantes pour en apprécier le bienfondé. Par suite, le requérant ne justifie pas avoir subi des troubles dans les conditions d'existence.

12. Il résulte de tout ce qui précède que la commune de Tarbes doit être condamnée à verser à M. A la somme de 3 000 euros.

Sur les intérêts et la capitalisation :

13. Aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte. Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages et intérêts distincts de l'intérêt moratoire. ". Lorsque les intérêts moratoires ont été demandés par le créancier, ils courent à compter de date de réception par l'administration de la réclamation préalable et jusqu'à la date de liquidation de la créance principale, sauf délai anormalement long entre celle-ci et le paiement effectif, auquel cas ils courent jusqu'à la date de ce paiement.

14. Aux termes de l'article 1343-2 du même code : " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise ". Pour l'application de ces dispositions, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond. Cette demande prend toutefois effet au plus tôt à la date à laquelle elle est enregistrée et pourvu qu'à cette date il s'agisse d'intérêts dus au moins pour une année entière. Le cas échéant, la capitalisation s'accomplit à nouveau à l'expiration de chaque échéance annuelle ultérieure sans qu'il soit besoin de formuler une nouvelle demande.

15. En l'absence de la justification de la date de réception de sa demande préalable,

M. A a droit aux intérêts au taux légal sur la somme due à compter du 18 octobre 2021, date d'enregistrement de la requête, et leur capitalisation, demandée le 18 octobre 2021, doit prendre effet à compter du 18 octobre 2022, date à laquelle les intérêts étaient dus pour une année entière, ainsi qu'à chaque échéance annuelle ultérieure.

Sur les frais liés à l'instance :

16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Tarbes une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La commune de Tarbes est condamnée à verser à M. A la somme de

3 000 (trois mille) euros. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du

18 octobre 2021. Les intérêts échus seront capitalisés à compter du 18 octobre 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date.

Article 2 : La commune de Tarbes versera à M. A une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la requête de M. A sont rejetées pour le surplus.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Tarbes.

Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. de Saint-Exupéry de Castillon, président,

Mme Genty, première conseillère,

Mme Dumez-Fauchille, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2024.

La rapporteure,

Signé

F. GENTY

Le président,

Signé

F. DE SAINT-EXUPERY DE CASILLONLa greffière,

Signé

P. SANTERRE

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Pyrénées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition :

La greffière,

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