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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2102876

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2102876

vendredi 29 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2102876
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDE BOUSSAC-DI PACE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2021, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Gironde, représentée par Me Boussac-Di Pace, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent à lui verser une somme de 203 774, 74 euros au titre des prestations versées pour le compte de son assuré, M. A D ;

2°) de condamner le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent à lui verser une somme de 1 098 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier Dax - Côte d'Argent les entiers dépens, ainsi qu'une somme de 1 000 euros et une somme de 13 euros correspondant au droit de plaidoirie, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, ainsi que l'a relevé l'expert judiciaire, a commis des manquements dans la prise en charge de l'accident du travail dont a été victime M. D en 2004, qui engagent sa responsabilité pour faute ;

- compte tenu du relevé de débours définitifs produit et de l'attestation d'imputabilité de son médecin-conseil, elle est fondée à demander le remboursement intégral de la somme sollicitée, laquelle se décompose, déduction faite d'une somme de 12 euros de franchise, ainsi :

- 6 100,42 euros au titre des frais hospitaliers ;

- 6 087,11 euros au titre des frais médicaux ;

- 149,97 euros au titre des frais pharmaceutiques ;

- 41,64 euros au titre des frais d'appareillage ;

- 26 148,60 euros au titre des indemnités journalières versées à M. D entre le 15 avril 2005 et le 7 septembre 2005 ;

- 165 300,50 euros au titre de la perte de gains professionnels futurs de M. D, dont :

- 73 618,93 euros au titre des arrérages échus entre le 15 mai 2008 et le 31 janvier 2020 ;

- 91 681,57 euros au titre du capital représentatif de la rente à échoir à compter du 1er février 2020.

La requête a été communiquée au centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, qui, malgré une mise en demeure du 4 août 2022, n'a pas produit de mémoire en défense.

Par ordonnance du 6 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 22 septembre 2023.

Vu

- l'ordonnance du président du tribunal du 28 janvier 2009 taxant et liquidant les frais d'expertise à la somme de 1 000 euros ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Neumaier ;

- et les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A D, assuré social auprès de la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde, a été victime le 14 octobre 2004 d'une chute de 2,50 mètres sur son lieu de travail. Il a été transporté le même jour au service des urgences du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, où malgré l'établissement d'un diagnostic de traumatisme du membre supérieur gauche, aucune lésion osseuse n'a été mise en évidence. Ce diagnostic a été rectifié le 14 janvier 2005 au cours d'une consultation auprès d'un radiologue de Dax, qui a mis en évidence la présence de lésions osseuses traumatiques de l'épaule et du poignet gauches du patient, ainsi qu'une luxation antérieure du semi-lunaire avec possible arrachement osseux. Une atteinte du nerf médian au canal carpien médian gauche a été objectivée le 9 février suivant par un neurologue exerçant au sein d'une clinique privée de Dax. M. D a subi une intervention chirurgicale d'arthroplastie du poignet gauche et de ténolyse des tendons fléchisseurs le 21 février 2005 au sein de la même clinique. Le 13 avril 2005, une rupture complète du tendon sus-épineux a été mise en évidence par un radiologue de cette clinique, nécessitant la réalisation d'une intervention chirurgicale le 7 juin suivant. La rééducation de M. D s'est poursuivie jusqu'au 14 mai 2008. Par ordonnance du 17 juillet 2008, le juge des référés a fait droit à la demande de M. D tendant à la désignation d'un expert, et a désigné le professeur B, chirurgien orthopédique. L'expert désigné a déposé son rapport définitif le 24 novembre 2008. Par un courrier du 25 octobre 2011, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Gironde a formé une demande préalable d'indemnisation auprès du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, lequel a implicitement rejeté sa demande. Par sa requête, la CPAM de la Gironde demande au tribunal de condamner cet établissement à lui rembourser le montant des débours supportés pour le compte de son assuré.

Sur l'existence d'une subrogation de la CPAM de la Gironde :

2. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " Lorsque, sans entrer dans les cas régis par les dispositions législatives applicables aux accidents du travail, la lésion dont l'assuré social ou son ayant droit est atteint est imputable à un tiers, l'assuré ou ses ayants droit conserve contre l'auteur de l'accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n'est pas réparé par application du présent livre. / Les caisses de sécurité sociale sont tenues de servir à l'assuré ou à ses ayants droit les prestations prévues par le présent livre, sauf recours de leur part contre l'auteur responsable de l'accident (). ". Il résulte des dispositions du deuxième alinéa de cet article que les recours des tiers payeurs, subrogés dans les droits d'une victime d'un dommage qu'elles organisent, s'exercent à l'encontre des auteurs responsables de l'accident survenu à la victime.

3. La CPAM de la Gironde exerce sur les réparations dues au titre des préjudices subis par M. D le recours subrogatoire prévu par les dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale précitées.

Sur la responsabilité :

4. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".

5. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que M. D a subi le 14 octobre 2004 un accident du travail consistant en une chute de 2,50 mètres, et a été transporté le même jour au service des urgences du centre hospitalier de Dax - Côté d'Argent. Alors qu'un premier examen radiologique réalisé le même jour mettait en évidence une luxation du semi-lunaire du carpe et des lésions osseuses, aucun compte rendu n'a été annexé à la radiologie et celle-ci n'a pas été signée, conduisant l'expert à conclure qu'aucune interprétation des clichés n'avait été effectuée par un radiologue de l'hôpital. S'il résulte des termes du rapport d'expertise qu'une rectification a été effectuée par le chef de service de radiologie le 25 octobre suivant, qui a constaté une luxation antérieure du semi-lunaire au niveau du carpe, aucune démarche n'a été effectuée pour recontacter M. D et lui communiquer ce diagnostic. Par ailleurs, alors que des examens ultérieurs ont révélé que des lésions osseuses post-traumatiques affectaient l'épaule gauche du patient, cette atteinte n'a pas été explorée.

6. Le 14 janvier 2005, M. D a été reçu en consultation par un radiologue de Dax, qui a mis en évidence la présence de lésions osseuses traumatiques de l'épaule et du poignet gauches, ainsi qu'une luxation antérieure du semi-lunaire avec possible arrachement osseux. Une atteinte du nerf médian au canal carpien médian gauche a été objectivée le 9 février suivant par un neurologue exerçant au sein d'une clinique privée de Dax. M. D a subi une intervention chirurgicale d'arthroplastie du poignet gauche et de ténolyse des tendons fléchisseurs le 21 février 2005 au sein de la même clinique. Le 13 avril 2005, une rupture complète du tendon sus-épineux a été mise en évidence par un radiologue de cette clinique, nécessitant la réalisation d'une intervention chirurgicale le 7 juin suivant. La rééducation de M. D s'est poursuivie jusqu'au 14 mai 2008.

7. La lésion du poignet présentée par M. D à la suite de son accident du travail nécessitait selon l'expert une réduction en urgence, qui aurait permis d'éviter une compression du nerf médian. Il résulte par ailleurs des termes du rapport d'expertise que le poignet de M. D n'a pas fait l'objet d'une immobilisation lors de son passage aux urgences du centre hospitalier de Mont-de-Marsan. L'erreur de diagnostic mentionnée au point 5 a ainsi été à l'origine d'un retard de traitement préjudiciable à M. D, qui a occasionné au patient un déficit fonctionnel plus important que ce qu'il aurait dû être en son absence.

8. En outre, si le traitement des lésions de l'épaule présentées par M. D était moins urgent, elles nécessitaient néanmoins la mise en œuvre d'un traitement approprié, en particulier une immobilisation urgente et un bilan complet pour envisager la réparation de la rupture de la coiffe des rotateurs présentée par l'intéressé. L'absence de diagnostic de ces lésions, associée à une absence d'immobilisation, ont été directement à l'origine pour le patient d'une rétractation supplémentaire de la coiffe des rotateurs.

9. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de retenir l'existence d'erreurs de diagnostic et d'absence de prise en charge des lésions présentées par M. D, lesquels sont constitutifs de faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de Dax - Côte D'Argent.

Sur l'évaluation des débours de la CPAM de la Gironde :

En ce qui concerne les frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques et d'appareillage :

10. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que les manquements commis par le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent ont provoqué un retard de traitement ayant conduit à la fixation des lésions non traitées, rendant nécessaires la réalisation d'actes chirurgicaux de réparation ultérieurs ainsi qu'une rééducation prolongée. A l'appui de sa demande de remboursement, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Gironde produit le décompte de ses débours définitifs arrêté au 7 février 2020, ainsi qu'une attestation d'imputabilité de son médecin conseil du 20 janvier 2020, par lesquels elle justifie avoir exposé, des suites de la prise en charge de M. D par le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent le 14 octobre 2004, des dépenses d'un montant de 5 592,42 euros de frais hospitaliers au titre de la période du 14 juin 2005 au 27 novembre 2006, 6 087,11 euros de frais médicaux au titre de la période du 23 septembre 2005 au 28 avril 2008, 149,97 euros de frais pharmaceutiques au titre de la période du 14 juin 2005 au 5 mai 2007, et 41,64 euros de frais d'appareillage au titre de la journée du 30 novembre 2006. Ces frais étant imputables aux manquements commis par le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, la CPAM est fondée à en obtenir le remboursement. Par suite, il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent à verser à la CPAM de la Gironde une somme globale de 11 871,14 euros.

En ce qui concerne les indemnités journalières :

11. La CPAM de la Gironde sollicite le remboursement d'une somme 26 148,60 euros qu'elle a exposé au titre des indemnités journalières versées à M. D pour la période du 15 avril 2005 au 7 septembre 2005, ainsi que 73 618,93 euros d'arrérages échus entre le 15 mai 2008 et le 31 janvier 2020. Il résulte toutefois de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que l'atteinte fonctionnelle de la main et de l'épaule gauches dont est resté atteint M. D était inévitable et se serait produite même si le diagnostic et le traitement avaient été correctement réalisés. Il résulte, à cet égard, des termes du rapport d'expertise, qu'aucun préjudice de nature professionnelle ne saurait être regardé comme imputable aux manquements commis par le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, dès lors que la gravité de des lésions initiales dont il a été victime auraient, en tout état de cause, empêché M. D de reprendre la profession de carreleur qu'il exerçait antérieurement à son accident. Dans ces conditions, la CPAM de la Gironde n'est pas fondée à solliciter le remboursement des débours qu'elle a exposés au titre des indemnités journalières versées à M. D entre le 15 avril et le 7 septembre 2005, ni des arrérages échus au 15 mai 2008.

En ce qui concerne les débours futurs :

12. La CPAM de la Gironde sollicite le remboursement de ses débours futurs d'un montant de 91 681,57 euros au titre du capital représentatif de la rente à échoir à compter du 1er février 2020. Il résulte toutefois de ce qui a été dit au point 11 que la CPAM de la Gironde n'est pas fondée à solliciter le remboursement de ces débours.

13. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent doit être condamné à verser à la CPAM de la Gironde une somme de 11 871,14 euros.

Sur l'indemnité forfaitaire de gestion :

14. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. A compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en fonction du taux de progression de l'indice des prix à la consommation hors tabac prévu dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour l'année considérée. () ".

15. L'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023 dispose : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 115 € et 1 162 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2022 ". Lorsque, par application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale précité, le montant de l'indemnité forfaitaire est relevé par arrêté interministériel, la caisse n'est pas obligée d'actualiser devant le juge le montant de ses conclusions.

16. Eu égard au montant de 11 871,14 euros dont le remboursement est obtenu par la CPAM de la Gironde dans le présent jugement, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Dax - Côte d'argent le paiement d'une indemnité forfaitaire de gestion d'un montant de 1 162 euros.

Sur les intérêts :

17. La CPAM de la Gironde, a demandé les intérêts au taux légal dans son mémoire enregistré le 26 octobre 2021. Dès lors, cette caisse a droit, à compter de cette date, aux intérêts au taux légal sur la somme de 11 871,14 euros.

Sur les dépens :

18. Les dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative posent le principe que les dépens, tels que les frais d'expertise, sont mis à la charge de la partie perdante. Il y a dès lors lieu de mettre à la charge définitive du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal, taxés et liquidés à la somme de 1 000 euros.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Dax - côte d'Argent une somme de 1 500 euros à verser à la CPAM de la Gironde au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent est condamné à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde la somme 11 871,14 euros (onze mille huit-cent soixante-et-onze euros et quatorze centimes), cette somme portant intérêt à taux légal à compter du 26 octobre 2021.

Article 2 : Les frais d'expertise, d'un montant de 1 000 euros (mille euros) sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent.

Article 3 : Le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent versera à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros), au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde est rejetée.

Article 5 : La présente décision sera notifiée à la caisse primaire d'assurance maladie de la Gironde et au centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent.

Copie pour information en sera adressée au professeur B, expert.

Délibéré après l'audience du 6 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Sellès, présidente,

Mme Corthier, conseillère,

Mme Neumaier, conseillère.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.

La rapporteure,

Signé : L. NEUMAIER

La présidente,

Signé : M. SELLÈS La greffière,

Signé : M. C

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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