lundi 5 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2103408 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MANDILE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 31 décembre 2021, les 7 juillet, 15 septembre, 4 octobre et 31 octobre 2023, Mme B, représentée par Me Mandile, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier de la Côte basque au versement de la somme de 34 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision du 15 décembre 2017 la licenciant et des conditions irrégulières de sa réintégration dans les effectifs du centre hospitalier ;
2°) de mettre à la charge de cet établissement de santé la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de licenciement annulée par le tribunal administratif de Pau, devenue définitive constitue un agissement fautif commis par le centre hospitalier de la Côte basque ;
- la décision a été annulée pour des motifs de légalité interne ;
- des manquements à sa réintégration ont été commis par le centre hospitalier de la Côte basque et elle est fondée à en demander réparation ;
- elle a subi un préjudice financier incontestable dès lors qu'elle a été privée de la rémunération à laquelle elle pouvait prétendre durant la période au cours de laquelle elle a été licenciée du 12 janvier 2018 au 16 juillet 2019, date à laquelle elle a été réintégrée effectivement par le centre hospitalier ;
- elle a dû rembourser plus d'indemnités de trop perçu d'allocation pour le retour à l'emploi que ce qu'elle a effectivement perçu soit plus de 4 000 euros ce qui a placé son foyer dans une situation financière précaire ;
- elle a été placée à tort, en disponibilité d'office pour des raisons de santé par arrêté du 14 novembre 2019 ce qui l'a privé d'un déroulement de carrière continu et de ses droits à l'avancement et à la retraite, elle estime sa réparation à 20 000 euros ;
- elle n'a été titularisée qu'au mois de septembre 2021, soit un délai déraisonnable de plus de 10 ans, elle est donc fondée à demander une réparation estimée à 6 000 euros ;
- son dossier de retraite contient des erreurs ;
- elle a subi un préjudice moral pour avoir été destinataire de deux décisions irrégulières de licenciement entre 2015 et 2018 et estime son préjudice à 8 000 euros.
Par trois mémoires en défense, enregistrés le 5 avril 2022, les 12 septembre et 3 octobre 2023, le centre hospitalier de la Côte basque conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le motif de la faute du centre hospitalier a déjà été jugé et ne peut être soulevé à nouveau ;
- contrairement à ce que soutient Mme B, le centre hospitalier l'a indemnisée à hauteur de 57,80 euros brut par jour durant 17 mois et lui a versé l'allocation de retour à l'emploi durant la période du 12 janvier 2018 au mois de juin 2019, date de sa réintégration ;
- le centre hospitalier a placé Mme B en disponibilité d'office, pour raisons de santé après consultation du comité médical, qui percevait à ce titre un demi-traitement sur la période du 16 mars 2018 au 1er août 2019 ;
- eu égard à son état de santé, Mme B ne pouvait pas être titularisée sur un poste d'agent des services hospitaliers, la demande de réparation du préjudice subi du fait du retard de titularisation ne peut être soutenu et la requérante a perçu à tort l'aide au retour à l'emploi ;
- contrairement à ce que soutient Mme B, ses droits à retraite ont été pris en compte que ce soit sous le régime général de cotisations ou au titre de la CNRACL ;
- elle ne justifie pas de son préjudice moral dès lors que le centre hospitalier a appliqué le jugement du tribunal de Pau.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 97-487 du 12 mai 1997 ;
- l'arrêté du 18 mars 1981 relatif aux primes et indemnités du personnel relevant du livre IX du code de la santé publique dont les taux et les montants sont déterminés par des textes applicables aux agents de l'Etat ;
- le code monétaire et financier ;
- le code de justice administrative.
Un mémoire présenté pour le centre hospitalier de la Côte basque a été enregistré le 30 octobre 2023.
Un mémoire présenté pour Mme B a été enregistré le 3 janvier 2024.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Crassus ;
- les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique ;
- les observations de Mme C et de Mme A, représentant le centre hospitalier de la Côte basque.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E B, recrutée par le centre hospitalier de la Côte basque en qualité d'agent des services hospitaliers à compter du 15 février 2010, a été inscrite sur la liste d'aptitude le 15 février 2012 en tant que stagiaire en qualité d'agent des services hospitaliers contractuels. Suite à un accident de travail, Mme B a été placée en congé maladie à plusieurs reprises. Le 11 octobre 2017, la commission de réforme a rendu un avis d'inaptitude à exercer les fonctions d'agent des services hospitaliers et a proposé un reclassement. Par une décision du 28 juin 2019, le tribunal administratif de Pau a annulé la décision par laquelle le centre hospitalier a licencié Mme B pour insuffisance professionnelle et lui a enjoint de réintégrer Mme B et de réexaminer sa situation dans un délai de 3 mois. Par courrier du 25 octobre 2021, distribué le 28 octobre 2021, Mme B a présenté une demande indemnitaire préalable au directeur du centre hospitalier de la Côte basque. Mme B demande au tribunal de condamner le centre hospitalier de la Côte basque au versement de la somme de 34 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision du 15 décembre 2017 l'ayant licenciée à compter du 12 janvier 2018 et des fautes commises lors de sa réintégration.
Sur la responsabilité pour faute du centre hospitalier de la Côte basque :
2. Par un jugement du 28 juin 2019 n° 1800313, le tribunal administratif de Pau a considéré que la décision du 15 décembre 2017 par laquelle le directeur du centre hospitalier de la Côte basque a prononcé le licenciement de l'intéressée, était entachée d'illégalité. Il n'est pas contesté qu'une telle illégalité entachant la décision du directeur du centre hospitalier de la Côte basque est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de cet établissement de santé. Par suite, Mme B est fondée à demander la réparation des préjudices directs et certains résultant de cette illégalité fautive entachant la décision du directeur du centre hospitalier de la Côte basque du 15 décembre 2017.
3. Aux termes de l'article 17 du décret du 30 juillet 1987, dans sa rédaction résultant du décret du 5 octobre 2011 relatif à l'extension du bénéfice du maintien du demi-traitement à l'expiration des droits statutaires à congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée des agents de la fonction publique de l'Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " Lorsque, à l'expiration de la première période de six mois consécutifs de congé de maladie, le fonctionnaire est inapte à reprendre son service, le comité médical est saisi pour avis de toute demande de prolongation de ce congé dans la limite des six mois restant à courir. / Lorsque le fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical. En cas d'avis défavorable, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis de la commission de réforme. Le paiement du demi-traitement est maintenu, le cas échéant, jusqu'à la date de la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. () ". Aux termes de l'article 31 du décret du 12 mai 1997 fixant les dispositions communes applicables aux agents stagiaires de la fonction publique hospitalière : " Sauf lorsqu'il se trouve placé dans l'une des positions de congé prévues aux articles 26 à 29 et 29-2 du présent décret, l'agent stagiaire a droit au congé de maladie, au congé de longue maladie et au congé de longue durée mentionnés aux 2°, 3° et 4° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, ainsi qu'au congé pour invalidité temporaire imputable au service mentionné à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée dans les conditions fixées par les dispositions législatives et réglementaires applicables aux agents titulaires de la fonction publique hospitalière, sous réserve des dispositions suivantes : 1° Lorsque, à l'expiration d'un congé pour raison de santé, l'agent stagiaire est inapte à reprendre ses fonctions, il est placé en congé sans traitement pour une durée maximale d'un an renouvelable deux fois. ".
4. En premier lieu, d'une part, il résulte des dispositions citées au point précédent que lorsque l'agent a épuisé ses droits à un congé de maladie ordinaire, il appartient à la collectivité qui l'emploie, d'une part, de saisir le comité médical, qui doit se prononcer sur son éventuelle reprise de fonctions ou sur sa mise en disponibilité, son reclassement dans un autre emploi ou son admission à la retraite et, d'autre part, de verser à l'agent un demi-traitement dans l'attente de la décision du comité médical.
5. Toutefois l'article 2 du décret du 12 mai 1997 ne rend applicables aux stagiaires les règles concernant les fonctionnaires que " dans la mesure où elles sont compatibles avec leur situation particulière et dans les conditions et sous les réserves prévues par le présent décret ". En outre, son article 31 comporte une disposition spécifique aux stagiaires, différente de la règle applicable aux fonctionnaires et dispose en effet, que : " Lorsque, à l'expiration d'un congé pour raison de santé, l'agent stagiaire est inapte à reprendre ses fonctions, il est placé en congé sans traitement pour une durée maximale d'un an renouvelable deux fois ".
6. Il résulte de l'instruction que Mme B était en congé de maladie ordinaire depuis le 16 mars 2017 et avait épuisé ses droits à congés le 15 mars 2018. La requérante a perçu l'aide au retour à l'emploi du 1er février 2018 au 30 juin 2019 dès lors qu'elle était destinataire d'une décision de refus de titularisation en fin de stage en date du 15 décembre 2017. D'une part, alors même que l'hôpital a placé à tort l'intéressée en l'absence de l'avis du comité médical, de manière rétroactive en disponibilité d'office à compter du 16 mars 2018 et ce jusqu'au 1er août 2019, le centre hospitalier de la Côte basque, ayant réintégré Mme B, l'a placée dans une situation plus favorable en lui octroyant un demi-traitement, et à ce titre, elle ne peut contester une telle décision. En outre, le centre hospitalier était en droit de procéder à la répétition des sommes indûment versées au titre de l'aide au retour à l'emploi par compensation des rémunérations allouées à postériori durant la période du 1er février 2018 au 30 juin 2019.
7. D'autre part, s'il est vrai qu'aucune somme n'a été versée à Mme B en juillet 2019, il résulte de l'instruction qu'elle a cependant bénéficié au titre du mois de juillet 2019, du versement d'un demi-traitement au titre de son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. La circonstance que le solde au titre du mois de juillet 2019 est négatif s'explique par la compensation opérée sur la paie du mois de juillet 2019 entre l'aide au retour à l'emploi et le demi-traitement versés à la requérante. Par suite le moyen tiré de ce que Mme B a été privée de rémunération en juillet 2019 manque en fait.
8. En deuxième lieu, ni le principe général du droit selon lequel en cas d'inaptitude physique définitive médicalement constatée à occuper un emploi, il appartient à l'employeur de reclasser l'intéressée dans un autre emploi, ni les dispositions de la loi du 9 janvier 1986 et du décret du 12 mai 1997, ne confèrent aux fonctionnaires stagiaires, qui se trouvent dans une situation probatoire et provisoire, un droit, à être reclassés dans l'attente d'une titularisation. Pourtant, le centre hospitalier de la Côte basque, qui n'était tenu à aucune obligation de reclassement de l'intéressée, eu égard à l'inaptitude physique de cette dernière, a prononcé sa mise en stage à compter du 1er septembre 2020 puis sa titularisation au 1er septembre 2021 dans le corps des adjoints administratifs. Il n'a donc commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité à l'encontre de la requérante.
9. En troisième et dernier lieu, Mme B soutient que la gestion de son dossier de retraite est entachée d'erreurs. Mais elle se borne à produire un relevé des droits par année sans connaître l'origine de ce document. Par suite, cette pièce ne suffit pas à établir une quelconque faute de l'employeur qui, au demeurant, fait valoir sans être contredit, que les trimestres cotisés auprès de la CNRACL ont été rétablis au régime général.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme B est seulement fondée à engager la responsabilité du centre hospitalier de la Côte basque à réparer les préjudices directs et certains résultant de l'illégalité fautive entachant la décision de licenciement annulée.
Sur la réparation :
En ce qui concerne le préjudice financier :
11. En vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité des personnes publiques, l'agent public irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre, y compris au titre de la perte des rémunérations auxquelles il aurait pu prétendre s'il était resté en fonctions.
12. Ainsi, les préjudices de toute nature pour lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à l'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité, sont indemnisables.
13. Pour l'évaluation du montant de l'indemnité due, doit être prise en compte la perte du traitement ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressé avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser les frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Enfin, il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations que l'agent a pu se procurer par son travail au cours de la période d'éviction.
14. En premier lieu, bien que Mme B sollicite le versement d'une somme de 20 000 euros au titre de son manque à gagner du 12 janvier 2018 à la date de sa réintégration cumulée aux conditions de sa réintégration, l'établissement public a procédé au versement rétroactif d'un demi-traitement à compter du 16 mars 2018 et ce jusqu'à la date de sa réintégration le 2 août 2019 alors qu'elle ne pouvait y prétendre dès lors qu'elle était en situation de stage. En outre, contrairement à ce que soutient Mme B, il résulte de l'instruction et sans que ce soit contestée par l'intéressée, elle a été bénéficiaire d'indemnités journalières correspondant à la somme de 57,80 euros par jour de la période allant du 12 janvier 2018 au 2 août 2019. Par suite, Mme B n'établit pas le préjudice allégué subi en raison d'un manque à gagner.
15. En second lieu, la requérante évalue le préjudice subi du fait de la survenue tardive de la décision de titularisation à la somme de 6 000 euros. Comme il a été précisé au paragraphe 8, aucune disposition n'imposait au centre hospitalier de la Côte basque de titulariser la requérante ou de la reclasser. Par suite elle n'établit aucun préjudice du fait de sa titularisation au 1er septembre 2021 dans le corps des agents administratifs.
En ce qui concerne le préjudice moral :
16. Mme B sollicite l'indemnisation de son préjudice moral à hauteur de 8 000 euros. Compte tenu des conditions d'éviction illégales de Mme B qui s'est retrouvée sans emploi, des circonstances de sa réintégration qui n'a été effective que le 2 août 2019 à l'issue d'une période d'éviction de 17 mois, il sera fait une juste appréciation, dans les circonstances de l'espèce, de son préjudice moral en lui allouant la somme de 1 000 euros.
17. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de la Côte basque est condamné à verser à Mme B une somme de 1 000 euros en réparation de son préjudice moral.
Sur les frais de l'instance :
18. Il y a lieu, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du centre hospitalier de la Côte basque une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier de la Côte basque versera à Mme B une somme de 1 000 (mille) euros en réparation de son préjudice moral.
Article 2 : Le centre hospitalier de la Côte basque versera à Mme B une somme de 1 000 (mille) euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme E B et au centre hospitalier de la Côte basque.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Neumaier, conseillère,
Mme Crassus, conseillère.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 5 février 2024.
La rapporteure,
Signé
L. CRASSUS La présidente,
Signé
M. SELLES
La greffière,
Signé
M. D
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026