vendredi 24 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2200666 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE 1 |
| Avocat requérant | LATOURNERIE - MILON - CZAMANSKI - MAZILLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 mars 2022 et le 30 août 2023, Mme B E, représenté par Me Macera, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 décembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent a décidé du transfert de sa mère, Mme D, en service de soins longue durée, ensemble la décision du 11 février 2022 de la directrice de la qualité, de la gestion des risques et des relations avec les usagers de cet établissement portant rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision contestée a été prise sans concertation et sans tenir compte de l'état de santé de Mme D ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 1110-8 du code de la santé publique qui garantissent le droit du malade à choisir son mode de prise en charge ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 1110-5 du même code, qui garantissent le droit du malade à recevoir les soins les plus appropriés à son état de santé ;
- elle méconnaît le principe de continuité des soins, prévu aux articles L. 1110-1 et R. 4127-47 du code de la santé publique.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 11 juillet 2023 et le 9 février 2024, le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, représenté par Me Czamanski, conclut à titre principal au rejet de la requête en raison de son irrecevabilité, et à titre subsidiaire à son rejet au fond.
Il soutient que :
- la requête est tardive ;
- la demande indemnitaire de la requérante n'a pas été précédée d'une réclamation préalable ;
- la décision contestée, qui n'entraine pas de modification dans la prise en charge de Mme D, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours ;
- la requérante n'apporte pas la preuve de ce que la dégradation de l'état de santé de sa mère serait la conséquence de son changement de service ;
- la prise en charge de Mme D n'a pas été contraire aux dispositions des articles L. 1110-1, 1110-8 et R. 4127-47 du code de la santé publique ;
- le transfert de Mme D est justifié par des raisons sanitaires liées à l'épidémie de covid-19.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Neumaier,
- et les conclusions de Mme Beneteau, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 15 décembre 2021, le directeur du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent a décidé, en raison du déclenchement d'un " plan blanc " lié à l'épidémie de covid-19, du transfert de Mme A D, hospitalisée depuis 2015 en service de gériatrie - soins de suite et de réadaptation (" gériatrie SSR "), en unité de soins longue durée. Par une décision du 11 février 2022, la directrice de la qualité, de la gestion des risques, et des relations avec les usagers de cet établissement a rejeté le recours gracieux formé par Mme B E, fille de Mme D, contre la décision du 15 décembre 2021. Par sa requête, Mme E demande au tribunal d'annuler ces deux décisions.
Sur la recevabilité :
2. En premier lieu, l'acte par lequel un directeur d'hôpital ordonne le transfert d'un patient dans un service de soins longue durée ne saurait être regardé comme une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, mais constitue une décision faisant grief dès lors qu'il peut avoir des conséquences sur l'état de santé du patient. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense et tirée de ce que la décision du 15 décembre 2021 serait insusceptible de recours doit être écartée.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Aux termes de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception () ". L'article L. 112-6 du même code dispose que : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation () ". Aux termes de l'article R. 112-5 de ce code : " L'accusé de réception prévu par l'article L. 112-3 comporte les mentions suivantes : 1° La date de réception de la demande et la date à laquelle, à défaut d'une décision expresse, celle-ci sera réputée acceptée ou rejetée ; 2° La désignation, l'adresse postale et, le cas échéant, électronique, ainsi que le numéro de téléphone du service chargé du dossier ; 3° Le cas échéant, les informations mentionnées à l'article L. 114-5, dans les conditions prévus par cet article. / Il indique si la demande est susceptible de donner lieu à une décision implicite de rejet ou à une décision implicite d'acceptation. Dans le premier cas, l'accusé de réception mentionne les délais et les voies de recours à l'encontre de la décision. () ". Selon l'article L. 112-12 du même code : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications prévues par le décret mentionné à l'article L. 112-11 ".
4. Il ressort de ces dispositions que pour rendre opposable le délai de recours contentieux, conformément à ce que prévoit l'article L. 112-12 du code des relations entre le public et l'administration, l'administration est tenue de faire figurer dans la notification de ses décisions la mention des voies et délais de recours contentieux ainsi que les délais des recours administratifs préalables obligatoires.
5. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci en a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
6. Les règles relatives au délai raisonnable au-delà duquel le destinataire d'une décision ne peut exercer de recours juridictionnel, qui ne peut en règle générale excéder un an sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, sont également applicables à la contestation d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur une demande présentée devant elle, lorsqu'il est établi que le demandeur a eu connaissance de la décision. La preuve d'une telle connaissance ne saurait résulter du seul écoulement du temps depuis la présentation de la demande. Elle peut en revanche résulter de ce qu'il est établi, soit que l'intéressé a été clairement informé des conditions de naissance d'une décision implicite lors de la présentation de sa demande, soit que la décision a, par la suite, été expressément mentionnée au cours de ses échanges avec l'administration, notamment à l'occasion d'un recours gracieux dirigé contre cette décision. Le demandeur, s'il n'a pas été informé des voies et délais de recours dans les conditions prévues par les textes cités au point 4, dispose alors, pour saisir le juge, d'un délai raisonnable qui court, dans la première hypothèse, de la date de naissance de la décision implicite et, dans la seconde, de la date de l'événement établissant qu'il a eu connaissance de la décision.
7. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 15 décembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent a décidé du transfert de service de Mme D ne comportait pas la mention des voies et délais de recours contentieux. En conséquence, le délai de recours contentieux de deux mois n'était pas opposable à Mme E, et elle disposait pour saisir le juge d'un délai raisonnable d'un an à compter du moment où elle a eu connaissance de cette décision. Dans ces conditions, sa requête, enregistrée au greffe du tribunal le 30 mars 2022, n'est pas tardive. Il suit de là que la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
8. En troisième lieu, et contrairement à ce que fait valoir le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent en défense, les conclusions par lesquelles M. E demande au tribunal de mettre à la charge de cet établissement une somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens n'ont pas, pour être recevables, à être précédées d'une réclamation préalable. Il suit de là que cette fin de non-recevoir doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
9. En premier lieu, si Mme E soutient que la décision attaquée a été prise " sans concertation et sans tenir compte de l'avis de la famille, ni de l'état de fragilité de la patiente ", un tel moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 1110-8 du code de la santé publique : " Le droit du malade au libre choix de son praticien et de son établissement de santé et de son mode de prise en charge, sous forme ambulatoire ou à domicile, en particulier lorsqu'il relève de soins palliatifs au sens de l'article L. 1110-10, est un principe fondamental de la législation sanitaire. / Les limitations apportées à ce principe par les différents régimes de protection sociale ne peuvent être introduites qu'en considération des capacités techniques des établissements, de leur mode de tarification et des critères de l'autorisation à dispenser des soins remboursables aux assurés sociaux. ". Il résulte de ces dispositions que le droit du malade au libre choix de son établissement de santé et de son mode de prise en charge doit s'entendre sous réserve notamment des capacités techniques des établissements concernés.
11. Aux termes de l'article R. 1112-17 du même code : " Dans les disciplines qui comportent plusieurs services, les malades ont, sauf en cas d'urgence et compte tenu des possibilités en lits, le libre choix du service dans lequel ils désirent être admis ".
12. Aux termes de l'article L. 3131-7 du même code : " Chaque établissement de santé est doté d'un dispositif de crise dénommé plan blanc d'établissement, qui lui permet de mobiliser immédiatement les moyens de toute nature dont il dispose en cas d'afflux de patients ou de victimes ou pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée est intervenue dans le contexte du déclenchement, par le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, d'un plan blanc d'établissement destiné à lutter contre la " cinquième vague " de l'épidémie de covid-19, dans le cadre duquel l'établissement a été contraint de prendre en charge des patients en service de soins de suite et réadaptation. Ainsi, compte tenu de l'urgence et des capacités techniques dont disposait le centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent à la date de la décision attaquée, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 1110-8 du code de la santé publique.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 1110-5 du code de la santé publique : " Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l'urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir, sur l'ensemble du territoire, les traitements et les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire et le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d'investigation ou de traitements et de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté () ".
15. Mme E soutient que la décision attaquée méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 1110-5 du code de la santé publique dès lors qu'elle n'a pas bénéficié des traitements et soins les plus appropriés à son état de santé. Toutefois, les seuls éléments versés au dossier, consistant en des photographies de sa mère et de la chambre au sein de laquelle celle-ci a été transférée, ainsi que des courriers rédigés par ses soins et adressés à diverses autorités par lesquels elle formule des critiques quant à la prise en charge dont a bénéficié Mme D, sont insuffisants à établir que cette dernière n'aurait pas reçu des soins adaptés à son état de santé. Par suite, ce moyen doit être écarté.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 1110-1 du code de la santé publique : " Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. Les professionnels et les établissements de santé () contribuent, avec les collectivités territoriales et leurs groupements, dans le champ de leurs compétences respectives fixées par la loi, et avec les usagers, à () assurer la continuité des soins et la meilleure sécurité sanitaire possible ". Aux termes de l'article R. 4127-47 du même code : " Quelles que soient les circonstances, la continuité des soins aux malades doit être assurée () ".
17. Il ne ressort pas des pièces du dossier que depuis son admission au centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent à compter du 11 décembre 2015, Mme D n'aurait pas été prise en charge ou qu'un refus de soins lui aurait été opposé. Mme E n'est dès lors pas fondée à soutenir que ce dernier aurait, par la décision attaquée, manqué à son devoir d'assurer la continuité des soins. Par suite, c'est sans méconnaître les dispositions des articles L. 1110-1 et R. 4127-47 du code de la santé publique que le directeur du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent a décidé du transfert de Mme D en unité de soins longue durée.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme E doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
19. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie tenue aux dépens ou la partie perdante, la somme demandée par Mme E au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B E et au centre hospitalier de Dax - Côte d'Argent.
Délibéré après l'audience du 2 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
Mme Crassus, conseillère,
Mme Neumaier, conseillère.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 24 mai 2024.
La rapporteure,
L. NEUMAIER
La présidente,
M. SELLÈSLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la préfète des Landes en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026