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AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2201670

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2201670

lundi 5 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2201670
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantTEJAS AVOCATS PARIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2022, la société civile immobilière EPI et la société civile immobilière Gilarcam, représentées par Me Ducourau, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision implicite de rejet du maire de la commune de Vielle-Saint-Girons du 30 mai 2022 rejetant leur demande, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'ordonner, à titre principal, au maire de Vielle-Saint-Girons de dresser un procès-verbal d'infraction, sur le fondement de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, à l'encontre de la société à responsabilité limitée Campet ou de l'exploitant de l'établissement Le point break, en raison de l'édification d'une terrasse sans être titulaire d'un permis de construire et d'en transmettre copie au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Dax, et d'engager la procédure de mise en conformité du bâtiment, sur le fondement de l'article L. 481-1 du même code, dans un délai de 24 heures ;

3°) d'ordonner, à titre principal, à cette même autorité d'engager la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, à l'encontre de la société Campet ou de l'exploitant de l'établissement Le point break afin qu'il soit procédé au démontage de cet ouvrage constitué d'une terrasse sur plots, de poteaux et de poutres, et ce, dans le même délai ;

4°) d'ordonner, à titre subsidiaire, à cette même autorité d'interdire à la société Campet ou à l'exploitant de l'établissement Le point break l'utilisation de cette terrasse le temps que soit dressé ce procès-verbal et de sommer cette société de procéder au démontage de cet ouvrage, et ce, dans le même délai ;

5°) d'ordonner à cette même autorité de faire usage de ses pouvoirs de police afin de faire cesser le trouble à l'ordre et à la tranquillité publiques ;

6°) de prononcer une astreinte d'un montant de 1000 € par jour de retard à compter de la date de notification de l'ordonnance à intervenir ;

7°) de mettre à la charge de la commune de Vielle-Saint-Girons une somme de 3 000 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- l'urgence est caractérisée par les circonstances qu'elles sont propriétaires, d'une part, de deux logements mis en location, d'autre part, d'une maison à usage d'habitation, donnant sur le bar restaurant exploité par la société SARL Campet, lequel émet des nuisances visuelles, sonores et olfactives inhérentes à la terrasse édifiée sans autorisation ;

- la façade sud en portes vitrées de l'établissement Le point break était soumise à déclaration préalable, en application de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme ;

- la terrasse prolongeant cette façade, d'une emprise au sol de plus de 20 m², était soumise à permis de construire ;

- les articles 1, 2.4, 7.1 et 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vielle-Saint-Girons, approuvé par délibération du 6 décembre 2021, ne permettent pas la régularisation de ces travaux ;

- le maire de Vielle-Saint-Girons est tenu de faire dresser un procès-verbal d'infraction à l'encontre de la société SARL Campet, en application de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme ;

- les mesures demandées sont urgentes et la décision attaquée est entachée d'un doute sérieux.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, la commune de Vielle Saint-Girons, représentée par Me Macagno, avocat de la AARPI Tejas avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge solidaire de chacune des SCI requérantes, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de l'urbanisme.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que la décision implicite attaquée est une décision confirmative de la décision implicite de rejet née le 11 avril 2022 ; la nouvelle demande des requérants du 28 mars 2022 reprenait les termes de celle du 9 février 2022 ayant le même objet ; la nouvelle décision implicite de rejet n'a pas eu pour effet de rouvrir les délais de recours contentieux qui expiraient le 12 juin 2022 ; en tout état de cause, le maire de la commune a rejeté par une décision exprès du 13 mai 2022 contre laquelle le délai de recours contentieux expirait le 14 juillet 2022 ; la demande des requérants la présente requête, enregistrée le 25 juillet 2022, est donc tardive et irrecevable ;

- à titre subsidiaire, il n'existe pas de situation d'urgence en raison de la délivrance par le maire d'une autorisation de travaux, de l'achèvement des travaux de construction, du démontage partiel de la terrasse et de l'ouverture de celle-ci au mois de juin 2022 ;

- aucun préjudice direct en l'absence d'occupation personnelle du bien en cause par les requérantes n'est établi afin de justifier l'urgence ;

- les éléments invoqués par les requérants ne démontrent pas que le refus de dresser un procès-verbal d'infraction porterait atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à leur situation ;

- aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

- la réalisation d'une terrasse de plein pied avec ombrage canisse sur ossature bois démontable ne crée pas d'emprise au sol et ne relève pas du champ d'application du permis de construire au regard des dispositions de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme, ni d'une quelconque autorisation d'urbanisme ;

- la délivrance d'une autorisation d'urbanisme portant sur ce restaurant en date du 6 octobre 2021 a mis en conformité la construction existante avec les dispositions du code de l'urbanisme ;

- aucun procès-verbal d'infraction ne pouvait être dressé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, la société à responsabilité limitée Campet, représentée par Me Lonné, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérantes une somme de 3 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle soutient que :

- cette demande de suspension d'une décision implicite de rejet de faire dresser un procès-verbal d'infraction aux règles d'urbanisme est irrecevable dès lors qu'il n'est pas démontré qu'un recours au fond en excès de pouvoir a été déposé par les sociétés requérantes avant le 25 juillet 2022 à 18 heures 42 ;

- cette requête est irrecevable en raison de sa tardiveté au regard d'une décision implicite de rejet du 10 avril 2022 ;

- la situation d'urgence n'est pas constituée en raison de la délivrance par le maire d'une autorisation de travaux, de l'absence de contestation de celle-ci tant au regard du code de l'urbanisme que de l'utilisation de la terrasse susceptible de créer des troubles financiers et de jouissance, de l'achèvement des travaux de construction, du démontage partiel de la terrasse et de l'ouverture de celle-ci au mois de juin 2022 ;

- les éléments invoqués par les requérants ne démontrent pas que le refus de dresser un nouveau procès-verbal d'infraction porterait atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à leur situation ;

- l'autorisation d'urbanisme délivrée et créatrice de droits n'a pas été contestée et est devenue définitive ;

- aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, la préfète des Landes conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- cette requête est irrecevable en raison de sa tardiveté au regard d'une décision implicite de rejet du 11 avril 2022 ; la requête en annulation est elle-même tardive ; une réponse explicite à la demande des requérantes a été communiquée au 13 mai 2022 ;

- la situation d'urgence n'est pas constituée en raison de l'achèvement des travaux de construction et le préjudice allégué n'est pas établi et relève de simples incommodités pour les locataires ;

- aucun des moyens invoqués n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Vu :

-les autres pièces du dossier ;

-la requête enregistrée le 25 juillet 2022 sous le numéro n° 2201672 par laquelle les requérantes sollicitent l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 29 août 2022 tenue en présence de Mme Caloone, greffière d'audience :

- le rapport de M. Clen, juge des référés ;

- les observations de Me Ducourau, pour la SCI EPI et la SCI Gilarcam, qui reprend les conclusions et moyens de la requête et fait valoir, en outre, que les préjudices allégués se sont poursuivis et aggravées compte-tenu du succès commercial généré par la terrasse ;

- les observations de Me Lonné, pour la SARL Campet, qui maintient ses conclusions par les mêmes moyens, tout en renonçant à l'irrecevabilité tirée de l'absence alléguée du dépôt d'un recours au fond en excès de pouvoir déposé par les sociétés requérantes avant le 25 juillet 2022 à 18 heures 42

- les observations de Me Macagno, pour la commune de Vielle-Saint-Girons, qui maintient ses conclusions et moyens, tout en insistant sur l'irrecevabilité pour tardiveté de la requête et sur le défaut d'urgence ;

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Les sociétés EPI et Gilarcam sont chacune propriétaires d'une parcelle supportant un bâtiment sur le front de mer dans la commune de Vielle-Saint-Girons. Ces terrains sont contigus à une autre parcelle sur laquelle est implanté un bar restaurant exploité par la société Campet. Celle-ci a engagé en 2021 des travaux de construction d'une terrasse dans le prolongement de cet établissement, et d'aménagement d'un enclos destiné à y entreposer des tables et des chaises. Les sociétés EPI et Gilarcam demandent qu'il soit enjoint au maire de Vielle-Saint-Girons de faire dresser un procès-verbal d'infraction, faute d'autorisation préalable de ces travaux, de faire démonter cette terrasse, de faire interdire à la société Campet d'utiliser cette dernière dans l'attente que soit dressé un procès-verbal d'infraction, et de faire usage de ses pouvoirs de police afin de faire cesser le trouble à l'ordre public.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Et aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. ".

3. Aux termes de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme : " Les infractions aux dispositions des titres Ier, II, III, IV et VI du présent livre sont constatées par tous officiers ou agents de police judiciaire ainsi que par tous les fonctionnaires et agents de l'Etat et des collectivités publiques commissionnés à cet effet par le maire ou le ministre chargé de l'urbanisme suivant l'autorité dont ils relèvent et assermentés. Les procès-verbaux dressés par ces agents font foi jusqu'à preuve du contraire. / () Lorsque l'autorité administrative et, au cas où il est compétent pour délivrer les autorisations, le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ont connaissance d'une infraction de la nature de celles que prévoient les articles L. 480-4 et L. 610-1, ils sont tenus d'en faire dresser procès- verbal. () ".

Sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté opposée par le préfet des Pyrénées-Atlantiques et par la commune de Vielle Saint-Girons et par la SARL Campet :

4. Lorsque la demande d'annulation d'une décision administrative faisant l'objet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est irrecevable, il appartient au juge des référés, saisi en défense d'un moyen tiré de cette irrecevabilité, de rejeter la demande de suspension.

5. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Le premier alinéa de l'article R. 421-2 du même code dispose que : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. () ". Enfin, il résulte des dispositions du code de relations entre le public et l'administration qu'en dehors des procédures pour lesquelles le silence gardé sur une demande vaut décision d'acceptation, un tel silence pendant deux mois vaut décision implicite de rejet.

6. Il résulte de l'instruction que, par lettre du 9 février 2022, reçue le 10 février 2022, les sociétés EPI et Gilarcam ont demandé au maire de la commune de Vielle-Saint-Girons de faire dresser un procès-verbal d'infraction relevant des dispositions de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, estimant que les constructions en cause nécessitaient la délivrance d'un permis de construire et qu'elles avaient été édifiées en méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme de cette commune. Le maire de Vielle-Saint-Girons a accusé réception de cette demande reçue le 10 février 2022. Une décision implicite de rejet de cette demande est née, en l'absence de réponse expresse, le 10 avril 2022. Par un courrier de relance du 28 mars 2022 de leur conseil, la SCI EPI et la SCI GILARCAM ont demandé au maire de de Vielle-Saint-Girons d'une part de dresser, en application de l'article L.480-1 du code de l'urbanisme, un procès-verbal des infractions d'urbanisme commises dans le cadre des travaux entrepris par la SARL Campet sur la parcelle AZ n° 133, en l'absence notamment de permis de construire délivré pour la terrasse en bois, ainsi que des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU), et d'autre part de mettre en demeure, conformément aux dispositions de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme, la SARL Campet de régulariser sa situation irrégulière par une mise en conformité de ses travaux. Le maire de Vielle-Saint-Girons a accusé réception de cette demande reçue le 30 mars 2022. A l'expiration du délai de deux mois prévu par le code des relations entre le public et l'administration, une décision implicite de rejet de cette demande est née, en l'absence de réponse expresse aux requérantes, le 30 mai 2022. Il ne résulte pas de l'instruction que soit intervenu entre ces deux décisions implicites un changement dans les circonstances de droit ou de fait de nature à emporter des conséquences sur l'appréciation des prétentions en litige. Dans ces conditions, la décision implicite du 30 mai 2022 n'a pu rouvrir le délai de recours contentieux au motif qu'elle constitue une décision confirmative de celle du 10 avril 2022 laquelle était devenue définitive à la date de l'enregistrement de la requête à fin d'annulation des requérantes, soit le 25 juillet 2022. En effet, il est ainsi constant que la requête en annulation de la SCI EPI et de la SCI GILARCAM a été enregistrée, postérieurement au délai de recours contentieux de deux mois dont elles disposaient pour se pourvoir contre cette décision implicite de rejet. Dès lors, la requête en annulation présentée par la SCI EPI et par la SCI GILARCAM était tardive. Il y a lieu, par suite, d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par les défenderesses tirées de la tardiveté de la requête au fond.

7. Le recours en annulation à l'encontre de la décision implicite du 10 avril 2022, introduit le 25 juillet 2022, soit après l'expiration du délai de recours contentieux ainsi rappelé, était donc irrecevable entraînant par là même l'irrecevabilité du référé-suspension à l'encontre de cette même décision implicite.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de suspension présentées par la SCI EPI et la SCI GILARCAM doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

9. Les conclusions principales ayant été rejetées, la présente ordonnance n'appelle aucune mesure d'exécution. Il y a lieu par conséquent de rejeter les conclusions à fin d'injonction formulées par les sociétés requérantes

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

10. Les prérogatives du maire qui relèvent des articles L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme sont exercées, sous l'autorité hiérarchique du préfet, au nom et pour le compte de l'Etat. Par suite, les conclusions par lesquelles la SCI EPI et la SCI GILARCAM demandent la condamnation de la commune de Vielle-Saint-Girons au titre des dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont, en tout état de cause, irrecevables et, comme telles, doivent être rejetées. Pour le surplus des conclusions présentées sur ce même fondement par les parties à l'instance, et dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de ces dispositions au bénéfice de l'une ou l'autre d'entre elles.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la SCI EPI et de la SCI Gilarcam est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Vielle-Saint-Girons et de la SARL Campet présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI EPI, à la SCI GILARCAM, au préfet des Landes, à la commune de Vielle-Saint-Girons et à la SARL Campet.

Fait à Pau, le 5 septembre 2022.

Le juge des référés,

Signé

H. A

Le greffier,

Signé

M. B

La République mande et ordonne à la préfète des Landes, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition,

Le greffier,

Signé

M. B

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