mercredi 31 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2202494 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | KADRAN AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2022, sous le n° 2202494, l'association Locale Présence Verte Sud-Ouest, représentée par Me Hubert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis à son encontre par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers le 23 mai 2022, d'un montant de 1 600 euros TTC correspondant aux déclenchements de téléalarmes des mois de janvier et février 2022, ensemble la décision du 8 septembre 2022 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux ;
2°) de la décharger de la somme de 1 600 euros réclamée par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers ;
3°) de mettre à la charge du Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 9 janvier 2023 et le 28 novembre 2023, le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers, représenté par M. A, informe le tribunal, dans le dernier état de ses écritures que l'avis des sommes à payer a été annulé par un certificat d'annulation du titre du 21 novembre 2023 et conclut au non-lieu à statuer.
II. Par une requête, enregistrée le 26 avril 2023, sous le n° 2301124, l'association Locale Présence Verte Sud-Ouest, représentée par Me Hubert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis à son encontre par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers le 28 septembre 2022, d'un montant de 1 280 euros TTC correspondant aux déclenchements de téléalarmes du deuxième trimestre 2022, ensemble la décision du 27 février 2023 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux ;
2°) de la décharger de la somme de 1 280 euros réclamée par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers ;
3°) de mettre à la charge du Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 juin 2023 et le 28 novembre 2023, le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers, représenté par M. A, informe le tribunal, dans le dernier état de ses écritures que l'avis des sommes à payer a été annulé par un certificat d'annulation du titre du 21 novembre 2023 et conclut au non-lieu à statuer.
III. Par une requête, enregistrée le 26 avril 2023, sous le n° 2301125, l'association Locale Présence Verte Sud-Ouest, représentée par Me Hubert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis à son encontre par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers le 28 septembre 2022, d'un montant de 1 280 euros TTC correspondant aux déclenchements de téléalarmes du second trimestre 2022, ensemble la décision du 27 février 2023 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux ;
2°) de la décharger de la somme de 1 280 euros réclamée par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers ;
3°) de mettre à la charge du Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 15 juin 2023 et le 28 novembre 2023, le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers, représenté par M. A, informe le tribunal, dans le dernier état de ses écritures que l'avis des sommes à payer a été annulé par un certificat d'annulation du titre du 21 novembre 2023 et conclut au non-lieu à statuer.
IV. Par une requête, enregistrée le 30 juin 2023, sous le n° 2301747, l'association Locale Présence verte Sud-Ouest, représentée par Me Hubert, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer émis à son encontre par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers le 6 février 2023, d'un montant de 3 840 euros TTC correspondant aux déclenchements de téléalarmes du second trimestre 2022, ensemble la décision du 3 mai 2023 par laquelle cette même autorité a rejeté son recours gracieux ;
2°) de la décharger de la somme de 3 840 euros réclamée par le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers ;
3°) de mettre à la charge du Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 29 août 2023 et le 28 novembre 2023, le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers, représenté par M. A, informe le tribunal, dans le dernier état de ses écritures que l'avis des sommes à payer a été annulé par un certificat d'annulation du titre du 21 novembre 2023 et conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées nos 2202494, 2301124, 2301125, 2301747 présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour qu'il soit statué par une seule décision.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ; 5°Statuer sur les requêtes qui ne présent plus à juger de question autres que l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (). ".
3. Par quatre décisions du 21 novembre 2023, postérieures à l'introduction de la requête, le Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers a procédé à l'annulation des titres de recette en date des 23 mai 2022, 28 septembre 2022 et 6 février 2023 fondant les avis des sommes à payer en litige. Il s'ensuit que les conclusions tendant à l'annulation des avis des sommes à payer émis à l'encontre de l'association Locale Présence Verte Sud-Ouest sont devenues sans objet et il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
4. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers la somme que demande l'association requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les requêtes nos 2202494, 2301124, 2301125, 2301747 de l'association Locale Présence Verte Sud-Ouest.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association locale présence verte Sud-Ouest, au Service Départemental d'Incendie et de Secours du Gers et à la direction départementale des finances publiques du Gers.
Copie pour information sera adressée au président du département du Gers.
Fait à Pau, le 31 janvier 2024
La présidente de la 1ère chambre,
Signé : M. B
La République mande et ordonne au préfet du Gers, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
Le greffier,
Nos 2202494, 2301124, 2301125, 2301747
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026