mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2202817 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP LERIDON - LACAMP |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 décembre 2022 et le 8 octobre 2024, sous le n° 2202817 la société anonyme (SA) AXA France IARD, représentée par Me Leridon, demande au tribunal :
1°) de condamner solidairement la société par actions simplifiées (SAS) Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn et la société à responsabilité limitée (SARL) Buso Patrick à la relever et la garantir indemne des indemnités sollicitées par le centre hospitalier d'Orthez à hauteur de 32 830,07 euros ;
2°) de mettre à la charge de ces sociétés la somme de 4 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 février 2024, la SAS Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn, représentée par Me Cachelou, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SA AXA France IARD la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II. Par une requête, enregistrée le 15 décembre 2022, sous le n° 2202835, la SA AXA France IARD, représentée par Me Leridon, demande au tribunal :
1°) de condamner solidairement la SAS Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn et la SARL Buso Patrick à la relever et la garantir indemne des indemnités sollicitées par le centre hospitalier d'Orthez à hauteur de 46 269,66 euros ;
2°) de mettre à la charge de ces sociétés la somme de 8 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2024, la SAS Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn, représentée par Me Cachelou, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SA AXA France IARD la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes susvisées nos 2202817 et 2202835 de la SA AXA France IARD, présentent à juger des questions communes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions aux fins de condamnation des sociétés Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn et Buso Patrick :
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4' Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
3. La SA AXA France IARD demande au tribunal de la relever indemne de toute condamnation qui pourrait être prononcée à son encontre par ce tribunal au titre des dommages subis par le centre hospitalier d'Orthez, et dont ce dernier demande réparation dans les requêtes n° 2202468 et n° 2202735. Toutefois, de telles conclusions ne sont pas recevables tant que le préjudice invoqué est purement éventuel, c'est-à-dire tant que le tribunal n'a pas statué au fond en prononçant la condamnation des responsables du sinistre. Par ailleurs, les appels en garantie ne peuvent être formés que par les personnes à l'encontre desquelles une demande de condamnation a été présentée, et dans le cadre des instances dans lesquelles cette demande de condamnation a été présentée. Dans ces conditions, il appartient à la société requérante, si elle s'y croit fondée, de présenter des conclusions d'appel en garantie dans le cadre des requêtes n° 2202468 et n° 2202735. Par suite, les conclusions aux fins de condamnation des sociétés Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn et Buso Patrick sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais d'instance :
4. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la SA AXA France IARD doivent dès lors être rejetées. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SA AXA France IARD la somme de 1 500 euros à verser à la SAS Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes nos 2202817 et 2202835 de la SA AXA France IARD sont rejetées.
Article 2 : La SA AXA France IARD versera à la SAS Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn la somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SA AXA France IARD, à la SAS Eiffage Construction Sud-Aquitaine Béarn et à la SARL Buso Patrick.
Fait à Pau, le 3 décembre 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
M. A
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Nos 2202817, 2202835
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026