LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA64-2301016

Tribunal Administratif de Pau — Décision N° TA64-2301016

mardi 4 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Pau
SectionTribunal Administratif de Pau
N° DossierTA64-2301016
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantDE TASSIGNY CACHELOU AVOCATS

Texte intégral

Juge des référés Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 avril 2023, la société anonyme (SA) Assurances Crédit Mutuel Iard, représentée par Me Cachelou, demande au juge des référés, en application des dispositions R. 531-1 du code de justice administrative, de désigner un expert aux fins d’examiner l’état de l’immeuble situé 236 chemin de Lamanet à Gan (64290) et l’état et le fonctionnement des bornes d’incendies 83, 84, 85 et 86 situées à proximité.

Elle soutient que :
- M. et Mme C... sont propriétaires d’une maison d’habitation située 236, chemin de Lamanet à Gan (64290) ;
- ils avaient fait assurer leur habitation auprès d’Assurances du Crédit Mutuel – Iard (ACM IARD) par un contrat multirisques habitation ;
- dans la nuit du 16 au 17 novembre 2022 un incendie s’est déclaré et a provoqué d’importante destruction sur les bâtiments assurés ;
- l’évaluation des dommages par l’expert amiable est toujours en cours et les témoignages recueillis font apparaître que les pompiers ont lutté contre le feu de façon discontinue ce qui a permis la propagation de l’incendie à l’ensemble des bâtiments et une aggravation des destructions ;
- cette progression du feu a été favorisée par des dysfonctionnement des points d’eau dédiés à l’alimentation des services incendie et des fautes commises par le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) des Pyrénées-Atlantiques;
- les véhicules d’intervention n’ont pas disposé de suffisamment d’eau pour continuer à arroser efficacement le bâtiment en flammes car les poteaux d’incendie 85 (situé à 200 mètres de l’habitation) et 84 (situé à 1,4 km de l’habitation) se sont révélés hors service et seule la borne 83 (à 1,9 km) a fonctionné mais avec un débit insuffisant ;
- malgré les difficultés d’approvisionnement, les pompiers n’ont pas utilisé l’eau de la piscine :
- l’expert incendie considère qu’en l’absence de la rupture d’approvisionnement d’eau, le sinistre aurait pu être limité au petit corps de bâtiment à usage de bureau et de cuisine où l’incendie est né et éventuellement à la toiture du corps du bâtiment principal. Les dégâts supplémentaires sont la conséquence directe du déficit des moyens en eau ;
- il appartenait à la commune de Gan de s’assurer de l’existence, de la suffisance et de la disponibilité des ressources en eau dédiées à la lutte contre l’incendie en application de l’article L. 2213-32 du code général des collectivités territoriales ;
- le SDIS est responsable vis-à-vis des tiers pour toutes les fautes qu’il a pu accomplir dans l’exécution de ses missions ;
- par requête du 13 avril 2023, la société ACM IARD a sollicité du juge des référés du tribunal administratif de Pau la désignation d’un expert judiciaire ;
- au regard du risque de déperdition des preuves, il apparaît nécessaire qu’un expert soit désigné aux fins de constat.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de constat :

1. L’article R. 531-1 du code de justice administrative dispose : « S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Avis en est donné immédiatement aux défendeurs éventuels (…) ».

2. Les constatations demandées par la société anonyme Assurances Crédit Mutuel Iard entrent dans le champ des dispositions de l’article R. 531-1 précité du code de justice administrative et présentent un caractère utile. Il y a lieu, par suite, de faire droit à cette demande et de fixer la mission de l’expert comme il est précisé à l’article 1er de la présente ordonnance.

Sur les dépens :
3. Il n’appartient au juge des référés ni de déterminer la charge des dépens de la mesure d’expertise qu’il ordonne ni de la réserver pour le futur. Par suite, les conclusions présentées par les parties relatives aux dépens doivent être rejetées.

O R D O N N E :


Article 1er : Monsieur B... D... (07.61.72.72.93 – contact@prev-conseil.com) est désigné en qualité d'expert avec pour mission de :

- se rendre sur les lieux de l’incendie, sis 236 chemin de Lamanet à Gan (64290), constater et décrire, les dégradations subies par les différents bâtiments et leur contenu ;

- décrire l’état et le fonctionnement des bornes incendie 83, 84, 85 et 86 situées à proximité ;

- établir un descriptif quantitatif et qualitatif par tous moyens, notamment photographiques.

Article 2 : Préalablement à toute opération, l’expert prêtera serment dans les formes prévues à l’article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 3 : L’expert avertira le demandeur et les personnes intéressées.

Article 4 : L’expert déposera son rapport en deux exemplaires au greffe du tribunal dans le délai d’un mois. Des copies seront notifiées par l’expert aux personnes intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s’opérer sous forme électronique.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la société anonyme (SA) Assurances Crédit Mutuel Iard est rejeté.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la société anonyme Assurances Crédit Mutuel Iard, à la commune de Gan, au service départemental d’incendie et de secours (SDIS) des Pyrénées-Atlantiques et à Monsieur B... D..., expert.




Fait à Pau, le 4 juillet 2023


Le juge des référés,

Signé,

V. QUEMENER


La République mande et ordonne le préfet des Pyrénées-Atlantiques, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition :
Le greffier,
Signé, M. A...


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions