vendredi 25 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2301987 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | CHAMBRE 1 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2023, M. B C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 20 juillet 2023 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a interrompu le versement de son traitement à compter du 19 juillet 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne comporte aucun élément de fait ni aucun moyen de nature à en apprécier le bienfondé ;
- la décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique.
Par une ordonnance du 3 septembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 septembre 2024 à 12 heures.
Une pièce complémentaire, présentée par le garde des sceaux, ministre de la justice, a été enregistré le 4 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 27 mars 2025 :
- le rapport de Mme Sellès, présidente ;
- les conclusions de Mme Neumaier, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, surveillant brigadier pénitentiaire, affecté au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses, a, par une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Saint-Gaudens du 19 juillet 2023, été placé en détention provisoire pour avoir, entre le 11 mai 2023 et le 11 juillet 2023, harcelé son ancienne conjointe malgré une interdiction de contact judiciairement prononcée et pour vol. Il a été écroué à la maison d'arrêt de Tarbes jusqu'au 17 août 2023. Par une décision du 20 juillet 2023, le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a interrompu le versement de son traitement à compter du 19 juillet 2023. Par la présente requête, M. C demande l'annulation de cette décision.
2. Aux termes des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "
3. Si, par la présente requête, M. C doit être regardé comme sollicitant l'annulation de la décision du 20 juillet 2023 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Toulouse a interrompu le versement de son traitement à compter du 19 juillet 2023, il ne fait toutefois état d'aucun fait, ne développe aucune conclusion ni aucun moyen satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative et se borne à indiquer avoir formuler un recours contentieux. Dans ces conditions, la requête de M. C, qui n'a été assortie dans le délai de recours contentieux, lequel a commencé à courir au plus tard à sa date d'enregistrement, d'aucune production satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, est entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être régularisée. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le garde des sceaux, ministre de la justice et tirée de la méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative doit être accueillie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée comme irrecevable.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B C et ministre d'Etat de la justice.
Délibéré après l'audience du 27 mars 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Sellès, présidente,
M. Rivière, premier conseiller,
Mme Crassus, conseillère.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 25 avril 2025.
La présidente-rapporteure,
M. SELLÈSL'assesseur le plus ancien,
E. RIVIÈRE La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre d'Etat de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026