jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Pau |
| Section | Tribunal Administratif de Pau |
| N° Dossier | TA64-2303052 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | MILLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2023, la société par actions simplifiée Dispac, représentée par Me Mille, avocat, demande au juge des référés :
1°) de condamner l'Agence nationale de l'habitat à lui verser une provision d'un montant de 9 000 € à valoir sur une créance qu'elle détient sur cette agence et correspondant au montant de la prime de transition énergétique due à M. A B, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, cette somme étant assortie des intérêts au taux légal ;
2°) de mettre à la charge de l'Agence nationale de l'habitat une somme de 2 500 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les travaux relatifs à l'attribution de la prime de transition énergétique ont fait l'objet d'une réception sans réserve et M. B lui a réglé le solde restant à sa charge ;
- elle a respecté toutes les prescriptions subordonnant le versement de cette prime.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2023, l'Agence nationale de l'habitat conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient que le montant de la provision demandée a été versé le 28 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a donné mandat le 24 mai 2022 à la société Dispac en vue de la constitution d'une demande de la prime de transition énergétique, dite MaPrimRénov, dans le cadre de travaux de changement d'une chaudière. Ces travaux ont fait l'objet d'une réception le 20 décembre 2022. La société Dispac a présenté le même jour auprès de l'Agence nationale de l'habitat une demande de versement de cette prime, soit la somme de 9 800 €. À la suite d'un contrôle diligenté par l'agence, le montant de la prime s'est établi à la somme de 9 000 €. Par lettre du 11 juillet 2023, reçue le 18 juillet 2023, cette société a réitéré cette demande de versement. La société Dispac demande la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à lui verser une provision d'un montant de 9 000 € correspondant à celui de la prime.
Sur la demande de provision :
2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".
3. Il résulte de l'instruction que l'Agence nationale de l'habitat a ordonné le 21 novembre 2023 le versement à la société Dispac de la somme de 9 000 € correspondant au montant de la prime de transition énergétique sollicitée par M. B, et que ce versement est intervenu le 28 novembre 2023, date d'enregistrement de la requête. Par suite, la demande de provision présentée par la société Dispac est devenue sans objet.
Sur les frais liés à l'instance :
4. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Dispac sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de provision présentée par la société Dispac.
Article 2 : Les conclusions de la requête de la société Dispac sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Dispac et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée à l'Agence nationale de l'habitat.
Fait à Pau, le 4 juillet 2024.
Le juge des référés,
F. DE SAINT-EXUPERY DE CASTILLON
La République mande et ordonne au ministre de transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition :
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026